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lundi, novembre 21, 2016

France: un «nouvel attentat déjoué», sept arrestations

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Publié le 21 novembre 2016 à 06h40 | Mis à jour à 09h16
Les sept personnes interpellées, âgées de 29 à... (photo AFP)
PHOTO AFP
Les sept personnes interpellées, âgées de 29 à 37 ans et de nationalités française, marocaine et afghane, ont été arrêtées dans le cadre d'une enquête ouverte au parquet antiterroriste depuis «plus de huit mois», a souligné le ministre.

Agence France-Presse
Paris
Un attentat, « envisagé de longue date », a été déjoué ce week-end en France et sept personnes ont été interpellées, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, pour qui la « menace terroriste » n'a jamais été aussi élevée.
Les personnes interpellées, âgés de 29 à 37 ans, de nationalités française, marocaine et afghane, ont été arrêtées dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg (Est) et Marseille (Sud-Est), dans le cadre d'une enquête antiterroriste ouverte il y a « plus de huit mois », a-t-il indiqué à la presse.
Quatre de ces arrestations avaient déjà été annoncées dimanche.
L'enquête devra « définir les rôles respectifs des personnes interpellées et établir si l'attentat ainsi déjoué était une attaque coordonnée visant à frapper simultanément plusieurs sites sur le territoire », a ajouté M. Cazeneuve, sans plus de précisions.
Six étaient inconnues des services de renseignement, mais un Marocain, « dont la résidence n'était pas en France, était signalé par un pays partenaire ».
Deux personnes liées au même réseau avaient été interpellées le 14 juin, quelques jours après le début de l'Euro de football (soccer), et incarcérées, selon le ministre.
« Jamais la menace terroriste n'a été aussi élevée sur notre territoire », a déclaré Bernard Cazeneuve.
« Le risque zéro ne peut être garanti et ceux qui le garantissent mentent aux Français », a-t-il aussi dit, à six mois de l'élection présidentielle.
Pour la seule année 2016, près de 20 attentats et projets ont été déjoués en France, selon une source proche du dossier.
La France a été endeuillée à plusieurs reprises depuis les attentats de janvier 2015 à Paris contre le journal satirique Charlie Hebdo et un magasin casher (17 morts). Des attentats djihadistes ont notamment été perpétrés en novembre 2015, à Paris et dans sa banlieue (130 morts dans une salle de spectacles, des terrasses de café et devant le Stade de France), et en juillet 2016, à Nice (86 morts).
Début septembre, la police avait arrêté un commando de femmes djihadistes à l'origine d'un attentat avorté à la voiture piégée, retrouvée bourrée de bonbonnes de gaz, non loin de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Elles préparaient, d'après les enquêteurs, une autre attaque « imminente » contre une gare de la région parisienne.
Les services antiterroristes ont arrêté depuis janvier 418 personnes en lien avec des réseaux djihadistes, dont 143 depuis le 1er septembre. Sur ces 143, 52 ont été écrouées et 21 placées sous contrôle judiciaire.
Le président François Hollande a indiqué la semaine dernière vouloir prolonger l'état d'urgence, instauré après les attentats de novembre 2015, jusqu'à la présidentielle d'avril-mai 2017.

L'APEC veut prôner une approche modérée de la mondialisation

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Publié le 20 novembre 2016 à 13h40 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 13h40
Le premier ministre Justin Trudeau discute avec le... (REUTERS)
REUTERS
Le premier ministre Justin Trudeau discute avec le président américain Barck Obama et la présidente chilienne Michelle Bachelet, le 20 novembre au sommet de l'APEC à Lima, au Pérou.

JORDAN PRESS
La Presse Canadienne
LIMA, Pérou
Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et les leaders de la vingtaine d'autres pays qui prennent part au Sommet de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) tentaient de présenter, dimanche, la mondialisation sous une facette modérée, dans la foulée d'une apparente montée des mouvements d'opposition au libre-échange.
Les discussions qui se déroulaient dimanche derrière des portes closes, au Pérou, visaient principalement à fournir une réponse directe au discours protectionniste véhiculé par le président américain nouvellement désigné, Donald Trump, et les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Bien que Donald Trump ne soit pas au Pérou, sa présence se faisait sentir. Le premier ministre australien Malcom Turnbull a lancé à la blague à Justin Trudeau, lors d'une rencontre à l'heure du déjeuner, que de « gros changements politiques » s'annonçaient dans le voisinage du Canada.
Justin Trudeau a hoché de la tête, se contentant de répondre qu'il est possible que de tels développements surviennent.
L'objectif des rencontres de dimanche est de déterminer comment présenter la mondialisation comme une approche économique modérée, a dit le directeur général du secrétariat de l'APEC, Alan Bollard, faisant référence à la croissance économique inclusive et durable.
Apposer des mots sur le principal thème du sommet qui prend fin samedi soir est simple, a noté M. Bollard, ajoutant qu'il est toutefois plutôt complexe de passer de la parole aux actes.
Justin Trudeau et ses homologues auront la lourde tâche de convaincre Donald Trump et ses partisans que le commerce international peut être bénéfique autant d'un point de vue national que mondial.
Le premier ministre canadien ne devrait pas s'adresser aux journalistes avant la conclusion du sommet, dimanche soir.
Le partenariat transpacifique (PTP) s'est retrouvé au coeur des discussions, alors que les ministres canadiens du Commerce international, Chrystia Freeland, et des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ont multiplié leurs rencontres avec des homologues, des membres du Congrès américain et des hommes d'affaires.
Le PTP doit inclure 12 États du littoral du Pacifique dont les économies totalisent 40 % du PIB mondial, notamment le Canada, le Mexique, le Japon et les États-Unis.
Donald Trump s'est toutefois engagé à retirer les États-Unis des pourparlers devant mener à la mise en place de l'entente.

Daniel Boyer: le gouvernement Couillard a fait «une job de cochon»

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Publié le 20 novembre 2016 à 14h06 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 14h06
À une semaine de son congrès, alors qu'il... (Archives La Presse, Olivier Pontbriand)
ARCHIVES LA PRESSE, OLIVIER PONTBRIAND
À une semaine de son congrès, alors qu'il a annoncé qu'il sollicitait un nouveau mandat de trois ans, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a exprimé un profond mécontentement face au gouvernement Couillard.

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne
La FTQ, qui a souvent eu une réputation de centrale syndicale pragmatique qui sait jouer ses cartes face au pouvoir, semble en voie de durcir le ton et veut « redonner le goût de l'action politique » à ses militants.
À une semaine de son congrès, alors qu'il a annoncé qu'il sollicitait un nouveau mandat de trois ans, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a exprimé un profond mécontentement face au gouvernement Couillard. Dans une entrevue à La Presse canadienne, il a promis de le faire payer lors de la prochaine élection parce qu'il estime qu'il a fait « une job de cochon ».
La plus grande centrale syndicale du Québec, qui compte plus de 600 000 membres, n'appuiera « probablement pas » un parti politique lors de la prochaine élection provinciale qui aura lieu en 2018. Mais elle risque de mettre ses énergies à combattre le gouvernement Couillard.
« On aura des débats à faire d'ici là, mais si les élections avaient lieu demain matin, on reprendrait exactement la même stratégie qu'on a prise pour débarquer [Stephen] Harper: n'importe qui sauf les libéraux. Ça va être le vote stratégique », avertit M. Boyer.
Dans le monde municipal, où les syndicats affiliés à la FTQ représentent 72 % des syndiqués, la grogne est intense. Les lois qui ont imposé le partage du coût des régimes de retraite et qui ont modifié le régime de négociation sont ou vont être contestées devant les tribunaux.
« Dans le secteur municipal, pourquoi le gouvernement ne s'est pas assis avec nous pour dire ''il y a tel et tel problème'' ? Il n'a pas fait ça, parce qu'il y a deux maires, à chaque bout de la 20, qui s'amusent et qui font un méchant power trip. Ce gouvernement-là a fait une job de cochon pendant les deux premières années et demie de son mandat. Puis là, il va se racheter dans les deux dernières années pour se faire réélire ? Je m'excuse, mais ça ne passera pas; ça ne passera pas chez nous en tout cas », prévient M. Boyer.
Il reproche aussi au gouvernement Couillard de se comporter « comme un gouvernement hyper conservateur de droite », par ses décisions budgétaires en santé, en éducation, dans les services de garde et face aux groupes communautaires, ainsi que par son manque d'exigences envers les entreprises en matière de maintien et de création d'emplois, d'innovation et de modernisation.
Il le critique aussi pour avoir « piétiné les droits » des travailleurs - la FTQ représente également des chauffeurs de taxi, par l'intermédiaire des Métallos, et les travailleurs d'Aveos dans l'aéronautique.
Quand on lui demande si le gouvernement libéral a quand même fait quelques bonnes choses pour les travailleurs, sa réponse est cinglante: « non », sauf pour l'entente avec le front commun dans le secteur public. Et, là encore, M. Boyer pense que le gouvernement n'a pas eu le choix, parce que la population appuyait les syndiqués du secteur public, voyant l'effet des restrictions budgétaires dans les services publics.
Mandats et opposition
Quand il analyse son premier mandat à la tête de la FTQ, M. Boyer pense spontanément au combat pour le salaire minimum à 15 $ - un combat porteur de justice sociale, qui a suscité l'appui de la population, selon lui. Il se dit particulièrement fier de cette lutte, qui dépasse le cadre des seuls syndicats. Il compte d'ailleurs poursuivre cette lutte s'il obtient un second mandat.
L'autre bataille qui le passionne et qu'il souhaite mener à bien est celle des clauses de disparité de traitement dans les conventions collectives en fonction de la date d'embauche, notamment celle des « régimes de retraite à deux vitesses ». Là encore, le syndicaliste y voit une question de justice sociale.
En plus de M. Boyer, le numéro deux et secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, sollicite également un nouveau mandat de trois ans.
Pour le moment, personne n'a officiellement contesté leur leadership. La Presse canadienne a contacté plusieurs sources à la FTQ pour tâter le pouls et aucune n'a trouvé à redire contre le tandem Boyer-Cadieux. Même sur les sujets jadis plus délicats, comme la construction ou les liens avec le Fonds de solidarité, la paix semble être revenue à l'interne.