Annonce

dimanche, mai 08, 2016

Les vétérans ne devraient pas imiter Wali, enjoint Harjit Sajjan

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 08 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h00
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan enjoint... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan enjoint aux vétérans canadiens de ne pas se rendre au Moyen-Orient pour y combattre le groupe État islamique par leurs propres moyens.

Harjit Sajjan demande aux vétérans canadiens de ne pas se rendre au Moyen-Orient pour y combattre le groupe État islamique par leurs propres moyens.
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan demande aux vétérans canadiens de ne pas suivre les traces de leurs anciens frères d'armes qui, comme le tireur d'élite québécois Wali, on rejoint diverses organisations au Moyen-Orient pour combattre le groupe État islamique. Malgré leurs bonnes intentions, ils risquent d'empirer la situation sur le terrain, croit-il.
« Je suis complètement en désaccord avec le fait d'encourager des Canadiens à faire ça », a martelé le ministre lors d'une rencontre avec La Presse hier en marge d'un colloque à l'École nationale d'administration publique.
Ces dernières années, plusieurs anciens soldats canadiens ont rejoint par eux-mêmes des groupes armés kurdes par désir d'aider à la lutte contre les djihadistes. C'est le cas de Wali, un ancien membre du Royal 22e Régiment qui garde son vrai nom secret par mesure de sécurité. La Presse l'avait suivi en Irak l'été dernier dans ses démarches pour rejoindre le front. Il a ensuite participé à des combats dans la région de Kirkouk et tourné des images qu'il veut utiliser pour un documentaire sur la guerre. Il a aussi fait un passage remarqué à Tout le monde en parle.
« Comme soldat, ma contribution a été minime. C'est une goutte d'eau dans l'océan. Je pense que mon documentaire peut avoir encore plus d'impact. Mais je considère que j'ai tout de même contribué [au front] en étant à l'avant-plan pendant les opérations », avait raconté Wali à La Presse à son retour.
D'autres vétérans canadiens ont même rejoint des unités complètes formées de volontaires occidentaux.
« Je comprends complètement le désir de le faire et la volonté d'apporter sa contribution. C'est quelque chose que les Canadiens ont toujours voulu. Mais ils n'ont pas accès à tous les détails de la situation. Ils pourraient se retrouver dans un groupe qui cause davantage de problèmes. », explique M. Sajjan.
Il insiste sur le fait que la situation sur le terrain est extrêmement complexe : il existe des tensions entre diverses factions et il n'est pas toujours facile de bien connaître le bilan de chacune d'elles en matière de respect des droits.
« Quand les Forces canadiennes travaillent avec des groupes, ils sont vérifiés et sont loyaux au gouvernement central irakien, ils ont l'équipement approprié. Mais encore plus important, quiconque travaille avec nous, nous le formons sur le droit international et les droits de l'homme », affirme le ministre.
«Un environnement très complexe»
« La dernière chose que je voudrais, c'est qu'un Canadien, par bonté de coeur, tente de faire le bien, mais se retrouve avec des gens qui font du tort. Je ne dis pas qu'ils le font, mais je n'encourage pas ça, car c'est un environnement très complexe. Les Forces canadiennes sont bien placées pour faire ça. Si des gens veulent s'impliquer, je les encourage à rester au sein des Forces canadiennes », insiste M. Sajjan.
Le ministre affirme par ailleurs que l'état d'esprit des forces spéciales canadiennes déployées en Irak pour entraîner les combattants kurdes et les guider dans leur combat contre l'EI est excellent. « Être fatigué ne fait pas partie de leur vocabulaire. Vous seriez surpris de voir les heures de travail et la complexité de leurs tâches », affirme M. Sajjan.

Fête des Mères: les fleurs demeurent le cadeau privilégié

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/

Publié le 08 mai 2016 à 08h16 | Mis à jour à 08h16
Les fleurs demeurent le cadeau le plus populaire... (PHOTO THINKSTOCK)
Les fleurs demeurent le cadeau le plus populaire pour 65 % des Québécois.PHOTO THINKSTOCK

La Presse Canadienne
En ce jour de la fête des Mères, deux Québécois sur trois vont offrir un cadeau à leur maman, et en moyenne, ils dépenseront 68 dollars.
C'est ce que révèle un sondage effectué par la firme L'Observateur pour le compte du Conseil québécois du commerce de détail.
Les fleurs demeurent le cadeau le plus populaire pour 65 % des Québécois. Mais les mamans auront probablement plus d'un cadeau: 60 % des Québécois organiseront un repas en famille, au restaurant ou à la maison.
Le tiers des Québécois entendent gâter leur mère avec du chocolat ou autres douceurs.
La carte-cadeau est privilégiée par 22 % de Québécois.

samedi, mai 07, 2016

Cloutier et Hivon seront de la course à la chefferie

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/

7 mai 2016 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec
Les députés ont préféré Sylvain Gaudreault à sa collègue Agnès Maltais (à gauche), qui s’est ralliée à lui lors d’une conférence de presse réunissant tout le caucus dans un hôtel de l’arrondissement Sainte-Foy.
Photo: Jacques Boissinot La Presse Canadienne
Les députés ont préféré Sylvain Gaudreault à sa collègue Agnès Maltais (à gauche), qui s’est ralliée à lui lors d’une conférence de presse réunissant tout le caucus dans un hôtel de l’arrondissement Sainte-Foy.

L’incertitude est levée. Les députés Alexandre Cloutier et Véronique Hivon se disputeront le titre de chef du Parti québécois. Reste à savoir « où » et « quand » ils annonceront officiellement leur volonté de succéder au magnat de la presse Pierre Karl Péladeau.

Réunis à huis clos, les élus péquistes ont donné leur bénédiction à la tenue d’une course à la direction du PQ vendredi. Il n’en fallait pas plus pour que la députée de Joliette, Véronique Hivon, « finalise sa réflexion » : elle sera sur les blocs de départ, a appris Le Devoir de sources sûres.

L’ex-ministre déléguée aux Services sociaux s’est distanciée vendredi du député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, qu’elle avait appuyé durant la dernière campagne à la chefferie du PQ. « Je suis pas mal capable de voler de mes propres ailes. […] Je suis dans ma propre trajectoire », a-t-elle insisté lors d’un impromptu de presse.

L’élue de 46 ans avait renoncé il y a près de deux ans à l’idée de briguer la direction du PQ. Elle avait plutôt choisi de consacrer ses énergies à parachever un long processus d’adoption internationale, a expliqué vendredi son attachée de presse. Un enfant avait été jumelé, et ce, après quatre ans d’attente. Le projet n’a cependant pas abouti.

Mme Hivon s’était entre-temps ralliée à la candidature de son confrère Alexandre Cloutier. Celui-ci devra cette fois-ci se résigner à voir sa consoeur « voler de [ses] propres ailes ».« On a une véritable relation d’amitié, ce qui fait que c’est un peu shakespearien comme scénario », a souligné l’ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes.

À moins d’un coup de théâtre, M. Cloutier annoncera lui aussi sa candidature à la succession de Pierre Karl Péladeau, qui a démissionné avec fracas au début de la semaine. « Ma décision, elle est déjà prise, c’est clair. Je sais où je m’en vais », a fait valoir l’homme politique de 38 ans. « Dans tous les scénarios, je vais terminer avec madame Hivon. Dans tous les scénarios envisageables, on va travailler ensemble. On est condamnés à le faire », a-t-il ajouté.

La perspective d’un affrontement Cloutier-Hivon inquiète le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre. Il a dit ne ménager aucun effort pour répéter la « formule gagnante » de la précédente campagne à la chefferie. Avec l’aide de Mme Hivon, M. Cloutier avait terminé au second rang la course à la direction du PQ. « J’aimerais beaucoup que Véronique et Alexandre fassent partie de la même équipe comme on l’a fait la dernière fois », a affirmé M. Lelièvre avant d’ajouter : « Ce sont deux candidatures qui se ressemblent beaucoup, ils ont les mêmes valeurs, la même vision. »

Deux candidats économiques

Les élus Martine Ouellet et Nicolas Marceau envisageaient, eux aussi, la possibilité de prendre part à la deuxième course à la chefferie péquiste depuis la débâcle électorale de 2014. Tous deux ont misé sur l’importance d’avoir des candidats économiques sur les rangs. Ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau a même invité les membres du PQ à faire de l’économie leur « priorité ». « Les gens sont très enthousiastes. Moi, ce que j’entends, c’est que les gens veulent une candidature avec un profil économique », a soutenu l’ex-ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, rappelant avoir négocié des contrats de plusieurs milliards de dollars lorsqu’elle travaillait chez Hydro-Québec.

Plusieurs députés ont dit appuyer l’idée d’une « course rapide » dont l’issue devrait être quelque part au cours de l’automne. « Il faut laisser parler les militants, on n’est pas pour faire ça au-dessus de leur tête », a insisté le whip, Harold Lebel. Message entendu, a fait valoir le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, avant de mettre le cap vers Montréal, où l’exécutif national du PQ s’est réuni en soirée afin d’explorer des « scénarios possibles de course au leadership ».

Les « détails » seront dévoilés samedi matin. Ceux-ci seront soumis à la conférence nationale des présidents et des présidentes (CNPP) en juin.

« Je n’ai pas du tout l’intention de toucher, même avec le bout d’une aiguille, les débats internes de la course », a déclaré M. Gaudreault. Il s’assurera toutefois que la campagne à la chefferie « se fait dans le calme et le respect ». « Ma préoccupation, c’est que ça se fasse dans l’ordre. »

M. Gaudreault a été préféré à Mme Maltais afin de tenir les commandes du PQ d’ici à la désignation d’un successeur à M. Péladeau. Le député de Jonquière a d’ailleurs dit vouloir« [s’]inscrire dans la continuité » de Pierre Karl Péladeau. L’aile parlementaire péquiste continuera de dénoncer les « failles extrêmement importantes » du gouvernement libéral,« qui détruit comme jamais […] le Québec que nous aimons », a conclu le nouveau chef de l’opposition officielle.
Nathaly Dufour appuie Hivon
L’ex-chef intérimaire d’Option nationale Nathaly Dufour reprendra sa carte de membre du PQ quand Véronique Hivon officialisera sa candidature à la succession de Pierre Karl Péladeau. « Je pense que je ne serai pas la seule », a-t-elle lancé lors d’une entrevue téléphonique avec Le Devoir vendredi. Mme Hivon est « la seule » personne parmi les candidats pressentis qui lui donne « espoir »de voir le PQ « se réinventer ». « Le PQ a besoin de se renouveler, de parler [et d’être doté] d’une vision plus claire. C’est la femme de la situation. » À ses yeux, la députée de Joliette est une « vraie de vraie »indépendantiste : Véronique Hivon érige l’indépendance en « priorité » et la présente sous les traits d’un projet « incarné ». Par ailleurs, Mme Dufour s’est dite « pas étonnée » de voir Jean-Marc Aussant passer son tour. Elle aurait été « déçue » si Mme Hivon avait fait de même.