Annonce

samedi, avril 23, 2016

PKP parle de convergence politique

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le samedi 23 avril 2016 à 07h46. Modifié par Léandre Drolet à 00h00.
PKP parle de convergence politique
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
MONTRÉAL - Souvent critiqué par Québec solidaire dans le projet de convergence des forces souverainistes, le Parti québécois tente aujourd'hui de rassurer ses partenaires dans la cause.
Dans une lettre envoyée au Devoir, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau plaide que sa formation est réellement ouverte à l'idée de faire une large place aux forces progressistes, avec lesquelles il souhaite établir une «feuille de route commune et bâtir un véritable projet de société».
Dans sa missive écrite avec la députée Véronique Hivon, responsable du dossier de la convergence, M. Péladeau semble ouvrir plus grande et plus clairement la porte à la présence des idées de Québec solidaire et d'Option nationale au sein du PQ.
Le texte de trois pages soutient qu'il y a déjà plusieurs points de similitude entre les différents acteurs engagés dans la convergence, les valeurs de justice sociale notamment.
De manière générale, M. Péladeau et Mme Hivon soulignent que «la diversité est le socle sur lequel il faut construire», précisant que la «convergence ne vise pas à gommer toutes les différences», et que «l'union ne désigne pas la fusion».
Selon Le Devoir, la lettre a été transmise à quelques jours d'une importante réunion qui rassemblera l'essentiel des acteurs de la convergence, soit le PQ, Québec solidaire, Option nationale, le Bloc québécois et des représentants des Organisations unies pour l'indépendance (OUI-Québec), coalition présidée par Claudette Carbonneau.
Cette rencontre aurait lieu la fin de la semaine prochaine.

vendredi, avril 22, 2016

Dilma pour présidente!

http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jacqueslanctot/

Dilma pour présidente!
Dilma Rousseff est accueillie par ses partisans.Photo Archives / AFP

Jacques Lanctôt

Tandis qu'ici, à l'Assemblée nationale, le gouvernement libéral de Philippe Couillard se défend d'accusations de malversations et de corruption, en jouant la carte du cocu qui ne savait rien, un peu plus au sud, la droite musclée a sorti ses gros canons pour faire tomber un gouvernement de gauche.
On a assisté en direct à un coup d'État de velours, comme on les appelle désormais. Des coups d'État qui n'ont plus rien à voir avec ces images violentes qui frappent notre mémoire à jamais, comme celui qui a renversé le gouvernement légitime de Salvador Allende au Chili, le 11 septembre 1973, avec ses bombardements sur le siège du gouvernement, les coups de feu, les morts dans les rues, les soldats, mitraillettes et fusils en joue pourchassant les résistants, etc.
Dilma Rousseff, la présidente légitime du Brésil, a été destituée au terme d'une longue campagne de salissage dans les médias écrits, parlés et électroniques contrôlés majoritairement par la droite corrompue de ce pays et avec l'appui des États-Unis qui ne sont jamais loin lorsqu'il s'agit de reprendre le terrain qu'ils ont perdu au cours des dernières décennies.
Cent dix-sept parlementaires sont liés directement ou indirectement à des entreprises de presse. Rien à voir avec PKP qui ne peut plus intervenir dans les affaires de Québecor. Là-bas, on ne se gêne pas pour influencer l'opinion publique. Aucun de ces médias n'a dénoncé la corruption, aucun n'a souligné que parmi les parlementaires qui exigeaient la destitution de la présidente du Brésil, trois cents sur 513 membres du Congrès font l'objet d'enquêtes judiciaires ou ont déjà été condamnés pour fraude, corruption, blanchiment d'argent et même assassinat. Ce sont eux, des bandits, et quelques autres dont les votes ont été achetés qui ont voté la destitution de la présidente du Brésil.
Qui est Dilma Rousseff? Un peu comme Pepe Mujica, qui fut jusqu'à tout récemment président de l'Uruguay, Dilma a combattu les armes à la main pour libérer son pays de la dictature militaire. Elle a risqué sa vie pour son pays et pour défendre ses idéaux de justice sociale. Pour les uns, elle est une terroriste, pour d'autres, elle est une héroïne.
Dilma Rousseff a été arrêtée en 1970, à l'âge de 19 ans. Elle sera torturée par la police secrète du régime militaire pendant une vingtaine de jours, sans jamais révéler les noms de ses camarades, leurs adresses, leur modus operandi. Pire. On raconte qu'elle aurait même craché au visage de ses tortionnaires. Une femme de fer, mais qui n'a rien à voir avec une autre femme de fer, Margaret Thatcher. On l'appelait aussi la «Jeanne d'Arc de la subversion». À un sénateur qui la traitait de menteuse parce qu'elle avait délibérément menti aux militaires qui l'interrogeaient, elle s'est exclamée : «J'avais dix-neuf ans, sénateur, j'ai été sauvagement torturée, et je peux vous dire que mentir sous la torture n'est pas facile. Et j'en suis fière car j'ai sauvé la vie de mes compagnons.»
Cette femme de tête ne faisait pas l'unanimité dans un pays aussi macho que le Brésil. Elle était la première femme à diriger la plus grande économie d'Amérique latine, un rôle normalement dévolu aux hommes par la grâce de Dieu et des armes. Poursuivant le travail amorcé par son prédécesseur du Parti des Travailleurs, Lula da Silva, avec des mesures en faveur des plus démunis et de redistribution de la richesse, on l'a empêché de gouverner. On a tout fait pour lui rendre la vie impossible, même si elle n'a rien à se reprocher, même si aucune procédure judiciaire ne vient entacher sa carrière politique, même si elle n'a aucun compte bancaire à l'étranger et n'est pas accusée de blanchiment d'argent comme ceux qui s'apprêtent à la remplacer.
Cette incapacité à gouverner a créé bien évidemment un mécontentement dans la population, mais la faute en incombe à l'opposition qui lui a rendu la vie impossible, surtout depuis sa réélection par une faible majorité, en octobre 2014. La vraie raison, c'est que le Brésil est, depuis la première élection de Lula, en 2001, un pays aligné à gauche, qui a appuyé d'autres pays de la région dans leur démarche d'émancipation, comme l'Équateur, le Venezuela, la Bolivie, Cuba et jusqu'à tout récemment l'Argentine. La vraie raison, c'est que les classes favorisées n'acceptent pas le partage de la richesse et ne veulent pas perdre leurs privilèges. La vraie raison, c'est que Dilma Rousseff a créé, en octobre dernier, une Commission de la vérité pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme et les exactions commises par les régimes militaires passés. Lors du vote de destitution, on a même vu un député d'extrême droite dédier son vote à la mémoire du tortionnaire reconnu de Dilma Roussef, le colonel Ustra!
Dilma a accusé ses adversaires de «torturer ses rêves» et d'avoir fomenté «un coup d'État avec l'apparence d'un processus légal». Elle a surtout promis de se battre. «Le combat ne fait que commencer.» Pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Québec verse 16 140 $ pour démontrer qu'une passoire n'est pas un signe religieux

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 21 avril 2016 à 16h50 | Mis à jour le 21 avril 2016 à 16h50
Ceci n'est pas un signe religieux.... (PHOTO THINKSTOCK)
Ceci n'est pas un signe religieux.PHOTO THINKSTOCK

La Presse Canadienne
QUÉBEC
Des fonds publics ont servi à démontrer qu'un foulard de pirate et une passoire à spaghettis ne peuvent pas être considérés comme des signes religieux justifiant une demande d'accommodement.
La Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) a déboursé 16 140 $ pour donner un contrat servant à déterminer si le « pastafarisme », qui se réclame d'un dieu appelé le « Monstre en spaghetti volant », constituait une religion.
La députée caquiste Nathalie Roy s'est indignée de ce qu'elle a qualifié de gaspillage de fonds publics basé sur un manque de jugement, jeudi, lors de l'étude des crédits budgétaires du ministère des Transports.
Selon elle, cette commande « loufoque et ridicule » relance le débat autour des accommodements religieux, alors que Québec n'a toujours pas défini de balises claires pour encadrer les demandes visant à obtenir ce type d'accommodements.
L'étude avait été commandée dans le cadre de procédures judiciaires. Elle devait fournir une assise juridique au gouvernement pour appuyer son argumentaire voulant qu'un foulard de pirate ou encore une passoire pour pâtes alimentaires ne pouvaient pas constituer des signes religieux ostentatoires.

Une passoire sur la tête
L'histoire avait commencé quand une femme, à l'emploi de la Ville de Montréal, a intenté un recours judiciaire en 2014 pour revendiquer le droit de porter sur la tête ses accessoires religieux (foulard de pirate ou passoire à spaghettis) pour sa photo apparaissant sur son permis de conduire.
Selon Mme Roy, les avocats du gouvernement auraient très bien pu refuser dès lors d'aller de l'avant et couper court aux procédures, compte tenu du caractère frivole et loufoque de la démarche de la demanderesse, Isabelle Narayana.
Cette dernière a d'ailleurs perdu sa cause, en Cour supérieure, en octobre 2015.
Brandissant la Charte canadienne des droits et libertés, Mme Narayana contestait le fait que la SAAQ lui avait interdit d'afficher ses croyances religieuses.
Nathalie Roy n'en revient pas de l'absence de gros bon sens à la base de toute cette histoire. Personne de sensé ne pourrait croire « qu'une passoire à spaghettis sur la tête » équivaut à un signe religieux, fait-elle valoir.
« Voyons, batinsse, il n'y a personne qui penserait que c'est une religion! Il faut être complètement déconnecté ou vivre dans un monde artificiel », lance-t-elle en entrevue téléphonique, persuadée que la dame voulait seulement tester les limites de la Charte et que la SAAQ est tombée dans le piège.
Le sous-ministre adjoint aux Transports, André Meloche, a indiqué jeudi que le contrat, accordé à Louis Rousseau, avait été passé « à la demande du Procureur général du Québec », la ministre Stéphanie Vallée.
« Est-ce qu'elle manque de jugement à ce point-là? », questionne Mme Roy.
M. Meloche a justifié la dépense en faisant valoir que le gouvernement devait démontrer que les prétentions de la dame étaient fausses.
Le voile islamique (hijab), la kippa juive et le turban sont acceptés par la SAAQ, le principe étant qu'un couvre-chef religieux est toléré si le visage demeure découvert.
Dans sa décision rendue en octobre 2015, le juge Stéphane Sansfaçon critique la décision des avocats de la SAAQ de ne pas avoir rejeté la requête dès le début, estimant que « la frivolité évidente de la demande aurait aussi pu être invoquée ».
Il a fait valoir que de tels dossiers « loufoques » devraient « être écartés rapidement dès le début de l'instance, et non après une longue et coûteuse audition ».
Malgré cela, le ministre des Transports, Jacques Daoust, a pris la défense des avocats de la SAAQ, qui relève de sa responsabilité.
« Si le tribunal avait décidé ce matin-là que ce n'était pas frivole, et puis on n'avait pas de défense à offrir, bien imaginez-vous, le chapeau de pirate aurait gagné », a-t-il commenté, lors d'une brève mêlée de presse, au terme des travaux, jeudi.