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samedi, décembre 05, 2015

Une 5e journée de délibérations sans verdict au procès de Guy Turcotte

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 04 décembre 2015 à 16h58. Modifié par Danielle Arsenault à 18h52.
Une 5e journée de délibérations sans verdict au procès de Guy Turcotte
SAINT-JÉRÔME, Qc - La semaine a pris fin sans qu'un verdict ne soit rendu au procès de Guy Turcotte pour le meurtre prémédité de ses jeunes enfants, Olivier et Anne-Sophie.
On en parle en ondes :
Les jurés sont en confinement depuis cinq jours et les délibérations vont donc se poursuivre samedi.

Lors du premier procès de Guy Turcotte, tenu en 2011, le jury avait délibéré pendant six jours.

Ce second procès de l'ex-cardiologue a débuté à la mi-septembre au palais de justice de Saint-Jérôme.

Les 11 jurés tentent depuis lundi après-midi de s'entendre sur un verdict, qui doit être unanime. Vendredi, ils n'ont formulé aucune demande ni posé de question au juge André Vincent qui a présidé cette affaire.

Le jury doit décider entre quatre possibilités: non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, meurtre au premier degré (prémédité), meurtre au second degré (non prémédité) et homicide involontaire.

La Couronne a réclamé un verdict de meurtre au premier degré, alors que la défense a fait valoir que l'accusé devait être trouvé non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.

Les psychiatres qui ont témoigné au procès ont déterminé qu'il souffrait, le soir du 20 février 2009, d'un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive. Ils ne s'entendaient toutefois pas sur l'impact de ce trouble sur l'état mental de Guy Turcotte le soir du drame et si cela le rendait incapable de comprendre ce qu'il faisait et de savoir que ses gestes étaient «mauvais».

Si un verdict de meurtre au premier ou deuxième degré est rendu, Guy Turcotte prendra le chemin de la prison. S'il est trouvé non criminellement responsable, il ira plutôt à l'Institut psychiatrique Philippe-Pinel de Montréal.

Guy Turcotte a été accusé du meurtre prémédité de ses deux enfants Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans. Il a plaidé non coupable à ces deux accusations.

La Libye, prochain sanctuaire du groupe armé État islamique?

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Mise à jour le vendredi 4 décembre 2015 à 21 h 32 HNE   Radio-Canada avec Agence France-Presse
L'Etat islamique gagne du terrain en Libye, principalement dans la ville de Syrte.
L'Etat islamique gagne du terrain en Libye, principalement dans la ville de Syrte.  Photo :  Youssef Boudlal / Reuters

Les dirigeants européens s'inquiètent de plus en plus de la montée en puissance du groupe armé État islamique (EI) en Libye, qui menace directement les territoires africain et européen.
« La Libye risque d'être la prochaine urgence », a affirmé le président du Conseil italien, Matteo Renzi, vendredi.
La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est devenue une cible privilégiée pour l'EI.
Selon un récent rapport de l'ONU, il y aurait entre 2000 et 3000 combattants de l'EI en Libye, dont 1500 à Syrte, une ville située à 450 kilomètres à l'est de la capitale Tripoli.
Pour le groupe armé, l'ancienne colonie italienne représente « de toute évidence un pôle d'attraction à mesure que la Syrie est plus compliquée d'accès », selon une source gouvernementale française.
Tensions ethniques, attentats et immigration 
L'organisation terroriste provoque depuis plusieurs mois de vives tensions dans le sud du pays entre les Toubous et Touaregs, deux peuples dont les violentes rivalités pourraient déstabiliser les pays voisins comme le Tchad et le Soudan, selon Kader Abderrahim, chercheur à l'Institut de Relations internationales et stratégiques de Paris (Iris).
La multiplication des attentats revendiqués par l'EI en Tunisie voisine alarme également quant à l'influence grandissante du groupe armé dans la région.
« [La Tunisie] est le pays le plus menacé. Les terroristes ne supportent pas l'idée qu'à quelques dizaines de kilomètres, il y ait une démocratie qui fonctionne. »— Kader Abderrahim, chercheur à l'Institut de Relations internationales et stratégiques de Paris

La Libye semble aussi attiser l'intérêt de nombreux aspirants djihadistes européens. Dernièrement, deux jeunes Français soupçonnés de vouloir rejoindre l'EI en Libye ont été arrêtés en Tunisie.
L'Europe s'inquiète surtout de l'afflux de réfugiés en provenance de la Libye, foyer de transition important pour l'immigration africaine, qui représenterait une manne financière pour les terroristes.
L'EI pourrait même tenter de « débarquer des djihadistes à Lampedusa (une île italienne à 300 kilomètres des côtes libyennes) », estime un ministre européen.
Sur place, les nombreuses milices libyennes qui pourraient combattre les positions de l'EI cherchent plus à se disputer le pouvoir, dans le cadre d'une guerre civile qui semble interminable, qu'à contrer l'organisation.
État islamique, le règne de la terreur
Sans solution politique, la « victoire » de l'EI
Les efforts de la communauté internationale pour aboutir à la création d'un seul gouvernement central en Libye ont jusqu'ici été soldés par des échecs.
Pourtant, sans un tel accord, « ce sera la victoire de l'EI en Libye » alerte le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui pense que l'afflux de combattants de l'EI en Libye sera de plus en plus important.
Les Occidentaux excluent toutefois une intervention militaire pour l'instant. « Si un accord intervient en Libye, alors on pourra apporter un soutien sécuritaire », confie une source gouvernementale française.
Les États-Unis avaient déjà mené de brefs bombardements sur le territoire libyen le 13 novembre, affirmant avoir tué le chef local de l'EI, Abou Nabil.
La France mène quant à elle des vols de reconnaissance au-dessus des positions du groupe djihadiste en Libye, depuis son porte-avions Charles-de-Gaulle, a indiqué vendredi l'Élysée.
Pour la France, l'Italie et les États-Unis, l'urgence semble de parvenir à mener une pression efficace sur les groupes armés libyens, pour aboutir à un accord politique crédible stabilisant la situation sécuritaire en Libye.

Couillard se dissocie du projet pétrolier sur Anticosti

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Mise à jour le samedi 5 décembre 2015 à 7 h 38 HNE  La Presse Canadienne
Exploration pétrolière à Anticosti
Exploration pétrolière à Anticosti

Philippe Couillard tente de clouer le cercueil du projet d'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.
À la conférence sur les changements climatiques à Paris, la COP21, samedi, le premier ministre a condamné le projet et s'en est vigoureusement dissocié, même si des entreprises sont actuellement en phase d'exploration des ressources sur l'île du fleuve Saint-Laurent. Ce projet pourrait rapporter une manne possible de 650 millions par an pour l'État pendant 75 ans.
« S'il vous plaît, arrêtez de dire que je suis le promoteur d'Anticosti, cela fait plusieurs fois que je dis que ce n'est pas mon projet, je suis tanné », a-t-il lancé dans une conférence de presse, sur un ton irrité.
Il répondait à une question d'une journaliste sur la cohérence de son gouvernement, qui vante sur la scène internationale ses efforts en matière d'environnement, tout en laissant des projets économiques liés aux hydrocarbures suivre leur cours.
Il a rappelé que le projet d'exploitation des hydrocarbures à Anticosti avait été lancé par le précédent gouvernement péquiste de Pauline Marois.
« J'aurais préféré ne pas trouver ce projet sur mon bureau » à son arrivée au pouvoir en avril 2014, a-t-il ajouté.
À l'industrie québécoise naissante des hydrocarbures, il a lancé un message sans équivoque: elle ne pourra compter sur lui pour l'encourager.
« Je n'ai aucun enthousiasme pour les hydrocarbures, a-t-il répété. [...] J'espère qu'il n'y a plus d'ambiguïté sur cette question-là. Je pense qu'ils (les représentants entreprises pétrolières québécoises) doivent décoder que je n'ai pas d'enthousiasme pour développer les hydrocarbures au Québec. L'avenir du Québec ne repose pas sur les hydrocarbures. Absolument pas. »
Selon lui, le Québec ferait mieux d'investir dans ses autres atouts, les énergies renouvelables, l'hydro-électricité, l'eau douce, les véhicules électriques.
Toutefois, il a ajouté que le gouvernement était lié par des contrats et s'exposait à des pénalités s'il ne respectait pas ses obligations dans les démarches des entreprises déjà en cours.
Les plus récentes études du gouvernement Couillard publiées en octobre révèlent que l'île recèle surtout des réserves de gaz naturel, et non de pétrole. Ainsi, le potentiel serait formé à 78 % de gaz et à 22 % de pétrole.
L'exploitation annuelle de ces deux ressources pourrait ajouter 2 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) du Québec. Les redevances pour l'État pourraient atteindre 650 millions de dollars par an pendant 75 ans.
Les documents rendus publics sont une synthèse de l'état des connaissances acquises dans le cadre des travaux liés aux études environnementales stratégiques. Parmi les divers scénarios étudiés, on évoque jusqu'à 6800 puits qui couvriraient le tiers de la superficie de l'île.
Des consultations publiques suivront en novembre et le gouvernement devrait trancher en 2016.
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait déjà indiqué qu'il fallait vraiment évaluer l'ensemble des impacts sur 50 à 75 ans, soit la durée de vie du projet d'exploitation. Étant donné que le Québec s'est engagé à réduire de 80 à 95 % ses émissions en 2050, « ça pose des questions très sérieuses sur nos choix énergétiques », avait-il indiqué.