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mercredi, octobre 07, 2015

Élections Canada 2015 Jagdish Grewal lâché par les conservateurs pour ses propos sur l'homosexualité

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Mise à jour le mardi 6 octobre 2015 à 20 h 48 HAE   La Presse Canadienne
Le candidat conservateur dans Mississauga-Malton, Jagdish Grewal
Le candidat conservateur dans Mississauga-Malton, Jagdish Grewal  Photo :  Radio-Canada/Twitter

Jagdish Grewal n'est plus le candidat conservateur dans Mississauga-Malton, dans la région de Toronto. Le Parti conservateur l'a désavoué après qu'il eut défendu les thérapies visant à ramener les gais sur le chemin de l'hétérosexualité.
M. Grewal a même écrit un éditorial sur le sujet dans lequel il qualifie l'homosexualité de « comportement contre nature » et décrit les hétérosexuels comme étant « normaux ». Il a publié ce texte dans le journal Punjabi Post plus tôt cette année, avec le titre : « Est-ce mal pour un homosexuel de vouloir devenir normal? »
Dans l'article, il fait référence à un projet de loi émanant d'un député néo-démocrate provincial qui a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée législative ontarienne en juin et qui met un terme au financement public des services ayant pour objectif de « changer ou d'influencer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'un patient ».
M. Grewal écrit que, selon certains psychologues, l'homosexualité est causée par un traumatisme subi durant l'enfance, mais que ce changement peut être « corrigé ».
« Si un parent a le droit d'établir des lignes directrices pour ses enfants sur le plan de l'éducation, de la carrière et de la santé, pourquoi n'a-t-il pas le droit de vouloir renforcer l'hétérosexualité naturelle de sa progéniture? » s'interroge le candidat dans son éditorial.
« Ces propos ne reflètent en rien les positions du Parti conservateur du Canada, a réagi le parti. Nous croyons que tous les Canadiens - quels que soient leur race, leur religion, leur sexe ou leur orientation sexuelle - méritent d'être traités avec respect et dignité ».
En entrevue mardi, Jagdish Grewal a déclaré que son but était d'informer les lecteurs à propos d'un enjeu ayant déjà fait les manchettes en exposant les points de vue des différents partis politiques provinciaux et des psychologues.
Il a dit ne pas se souvenir des noms des psychologues mentionnés dans son texte.
Dans l'éditorial, il cite l'Alliance for Therapeutic Choice and Scientific Integrity, un groupe américain qui propose des thérapies aux personnes souffrant « d'attirances homosexuelles non désirées ».
« Oui, il y a des enfants qui ont des tendances, qui ressentent certaines attirances, a reconnu M. Grewal. Mais si un enfant confie à ses parents qu'il veut abandonner ce mode de vie, alors ces derniers devraient avoir le droit de le ramener sur le chemin de l'hétérosexualité. »
Le texte du candidat conservateur n'évoque pas les critiques formulées par les professionnels de la santé relativement à ces thérapies « réparatrices » ou « de conversion ». L'avis de la Société canadienne de pédiatrie en ce qui a trait à l'orientation sexuelle des adolescents stipule que ce type de traitement ne devrait pas être administré parce qu'il ne fonctionne pas et parce qu'il peut accroître les sentiments de culpabilité et d'angoisse.
Le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario a accordé son soutien au projet de loi contre ces thérapies.
Le principal adversaire de M. Grewal est le libéral Navdeep Bains, un ancien député qui agit aussi comme organisateur pour le Parti libéral à Toronto.
Un dépliant récemment distribué dans la circonscription et portant la mention « Autorisé par l'agent électoral de Jagdish Grewal » en petits caractères comprend une photo du leader libéral, Justin Trudeau, et de la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, prise durant le défilé de la fierté gaie de Toronto. Le titre : « Est-ce que cela correspond aux priorités de votre famille? »
Certaines communautés culturelles se sont opposées au nouveau programme d'éducation sexuelle mis de l'avant par le gouvernement ontarien, qui traite notamment d'orientation sexuelle, d'identité de genre et d'homophobie.
Jagdish Grewal a révélé avoir reçu beaucoup de plaintes de la part d'électeurs musulmans, sikhs et hindous choqués par ce programme, soutenant que c'était le principal sujet de discussion lorsqu'il faisait du porte-à-porte.
M. Bains n'était pas d'accord, faisant valoir que la population comprenait qu'un député fédéral n'avait pas le pouvoir de réformer un programme éducatif provincial.
« Le taux de chômage est élevé, plus élevé que la moyenne nationale, le taux de chômage chez les jeunes est élevé et les gens sont inquiets par rapport à l'économie et à leur emploi, a-t-il affirmé à propos des habitants de Mississauga-Malton. Ce sont là les questions qui les préoccupent. »
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a demandé à Stephen Harper d'exclure le candidat Grewal, pour « ses propos homophobes inacceptables ».

L'armée syrienne et l'aviation russe lancent une offensive contre les rebelles

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Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
Des soldats de l'armée syrienne (archives)
Des soldats de l'armée syrienne (archives)  Photo :  George Ourfalian / Reuters

L'armée syrienne s'engage dans une vaste opération terrestre dans le centre du pays, avec l'appui de l'aviation russe, indiquent de multiples sources. Moscou confirme en outre que ses forces navales participent maintenant aux opérations.
Selon une source militaire de l'AFP, l'offensive au sol se déroule dans le nord de la province de Hama. Elle visera « les abords des villages de Latmine, l'ouest de Morek, pour pouvoir se diriger ensuite vers Kafr Zeita », a-t-elle indiqué.
Selon cette source, l'armée combat diverses forces d'opposition, dont des rebelles modérés et islamistes, ainsi que la branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front Al-Nosra. Le groupe armé État islamique (EI) n'est pas présent dans ce secteur.
« Dans ses dernières opérations, l'armée syrienne cherche à couper les parties sud d'Idleb des secteurs nord de Hama », précise cette source.
L'Observatoire syrien des droits humains (OSDH), basé à Londres, affirme pour sa part que l'offensive terrestre a commencé à l'aube sur quatre fronts, dans les provinces d'Idleb et de Hama.
Son directeur, Rami Abdurrahman, soutient que l'offensive donne lieu « aux combats les plus intenses depuis des mois ».
L'OSDH, qui entretient un réseau d'observateurs dans le pays, soutient que l'offensive est lancée depuis Morek, où passe une autoroute liant la capitale Damas à la plus importante ville du pays, Alep.
L'organisation recense 37 frappes aériennes en appui à l'offensive dans les provinces d'Idleb et de Hama.
Plus tôt dans la journée, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a affirmé que quatre croiseurs russes de la flottille de la mer Caspienne ont tiré 26 missiles de croisière sur 11 cibles de l'EI, qui ont toutes été atteintes.
C'est la première fois que Moscou affirme que ses forces navales lancent des salves en Syrie.
La Russie mène des frappes aériennes en Syrie depuis la semaine dernière. Selon le ministre Choïgou, 112 cibles ont été visées depuis. « L'intensité des frappes augmente », a-t-il précisé mercredi.

Turcotte a voulu faire du mal à son ex-conjointe en tuant leurs enfants

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 06 octobre 2015 à 09h37. Modifié par Léandre Drolet à 20h38.
Turcotte a voulu faire du mal à son ex-conjointe en tuant leurs enfants
SAINT-JÉROME - Guy Turcotte aurait déclaré avoir tué ses enfants pour faire du mal à son ex-conjointe Isabelle Gaston, a rapporté une infirmière au procès de l'homme accusé du meurtre prémédité d'Oliver et d'Anne-Sophie.
C'est ce qu'a déclaré Chantal Duhamel mardi, devant le tribunal. L'accusé aurait tenu ces propos au lendemain du double meurtre alors qu'il était hospitalisé à l'urgence de l'hôpital de Saint-Jérôme où il travaillait comme cardiologue.
«Il a dit qu'il voulait la faire chier et que la façon de la faire chier était de lui enlever ce qu'elle avait de plus précieux au monde, ses enfants», a rapporté Mme Duhamel.

Turcotte aurait aussi dit en sa présence qu'il ne voulait pas voir ses enfants souffrir de la séparation et que c'est pour cela qu'il les avait tués.

«Il m'a dit: 'j'aimerais que tu dises le message à Isabelle pour moi, que j'ai fait ça pour la faire chier'», a ajouté Mme Duhamel qui travaillait avec l'accusé.

Les avocats de la défense ont semblé être très indisposés par cette dernière déclaration, interrogeant la dame en long et en large pour savoir pourquoi elle n'avait pas mentionné cette phrase plus tôt. Le témoin a rétorqué qu'on ne l'avait jamais questionnée directement sur ce point.

Le juge a bien prévenu les 11 jurés que lorsque les paroles de l'accusé sont rapportées par une autre personne, cela constitue du ouï-dire et qu'ils ne peuvent pas conclure que ces paroles sont véridiques.

Turcotte aurait aussi parlé d'Isabelle Gaston à une autre infirmière, soit Guylaine Paquin.

Celle-ci a rapporté que l'accusé lui avait pris les mains et dit: «si tu savais tout ce qu'elle m'a fait endurer».
Plus tard il dira: «elle avait tout ce qu'elle voulait, elle faisait tout ce qu'elle voulait, elle voyageait comme elle voulait».

Turcotte a plaidé non coupable aux deux accusations de meurtre prémédité qui pèsent contre lui. Il a toutefois admis avoir causé la mort de ses deux enfants, Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans, le 20 février 2009.

L'urgentologue Marie-Pierre Chartrand a pris en charge l'accusé lorsqu'il est arrivé à l'hôpital. Elle connaissait Turcotte et travaillait avec lui tout comme avec Isabelle Gaston. Elle dit avoir eu un choc quand elle l'a vu, comme tout le personnel de l'hôpital.

Selon elle, Turcotte était conscient et éveillé à son arrivée et comprenait ce qui se passait.

Elle avait l'impression qu'il était légèrement intoxiqué, car il était au ralenti, comme quelqu'un qui a pris quelques bières, a-t-elle dit, mais il ne tenait pas de propos délirants et ne semblait pas avoir d'hallucinations.
«Selon moi, il est en état de comprendre», a-t-elle dit également.

«Sa détresse psychologique est évidente. Il pleure beaucoup, il parle beaucoup», a constaté Mme Chartrand en parlant du 21 février 2009.

«Il a dit que c'est écoeurant ce qu'il a fait, de le laisser mourir, que sa vie était finie», a-t-elle rapporté.

Malgré ses protestations, la décision a été prise de le traiter, notamment puisqu'elle jugeait qu'il était suicidaire.
Par la suite, l'accusé a été transféré dans un autre hôpital.

«C'était trop lourd émotivement», a-t-elle dit.

Et puis, «il utilisait le fait qu'il nous connaissait, on avait l'impression qu'il nous manipulait un peu».

Elle a souligné le fait qu'il aurait dit avoir pris du Tylénol pour expliquer son état. Après avoir reçu les résultats des tests de sang, qui ne révélaient aucune trace de ce médicament, elle a confronté Turcotte à ce sujet, pour pouvoir le soigner.

Il aurait alors «négocié», a-t-elle dit.

«Il a dit qu'il me dirait ce qu'il a pris, si je lui disais son PH et ses bicarbonates», a déclaré Mme Chartrand, expliquant qu'il s'agit là de deux données biologiques dont il voulait connaître le résultat.

Avec ce témoignage, l'état et la capacité de l'accusé, peu de temps après les meurtres, ont commencé à être détaillés au procès criminel.

Deux déclarations de Turcotte ont toutefois surpris le personnel médical. L'urgentologue a rapporté qu'il aurait mentionné que son fils avait 10 ans, soit le double de son âge réel. Et il aurait dit à l'infirmière Duhamel qu'il s'appelait Isabelle Gaston.

Le méthanol

Le méthanol a aussi fait son entrée dans ce procès criminel mardi, ce qui a permis d'entrevoir un peu la théorie de la défense.

L'infirmière Duhamel a rapporté que l'accusé aurait déclaré avoir consommé deux litres de lave-glace (qui contient du méthanol), la veille, vers 20h.

Pour le Dr Chartrand qui se fiait aux tests de sang, Turcotte avait ingéré une quantité non précisée d'alcool toxique, sans savoir lequel, et présentait des symptômes d'intoxication à son arrivée à l'hôpital. De plus, il vomissait, a rapporté la médecin.

«Le méthanol peut causer de la confusion», a dit Mme Chartrand.

Cela explique pourquoi autant de cas a été fait par les policiers qui ont témoigné au sujet des bidons de lave-glace retrouvés chez Turcotte, dont un qui portait des traces de sang d'Anne-Sophie.
Analyse de l'ordinateur
Un policier-enquêteur, Michel Dufour, avait aussi poursuivi son témoignage mardi au sujet de son analyse du contenu de l'ordinateur portable de Turcotte et des données qu'il y a récupérées.
Il a expliqué que le 20 février 2009, soit le jour du drame, l'accusé a consulté plusieurs pages sur Internet au sujet d'éthanol et de méthodes de suicide.

La description de l'une d'elles à 19h02, telle que décrite dans le relevé des recherches compilées par l'ordinateur lui-même, était éloquente: «suicide, sans souffrance, comment se suicider, se donner la mort sans douleur, rapidement».

Son témoignage a toutefois été suspendu jusqu'à mardi prochain, en raison du dépôt d'un volumineux document de quelque 500 pages sur la consultation d'un forum de discussion sur le suicide par Turcotte le 15 février 2009. La défense a demandé d'avoir le temps de consulter le document.