L'abbé Paul-André Harvey. Photo Roger Gagnon / Agence QMI
Serge Lemelin
SAGUENAY - L'abbé Paul-André Harvey, 78 ans, résidant de l'arrondissement de La Baie, à Saguenay, a été condamné vendredi à six ans de pénitencier.
Il a reconnu avoir fait 39 victimes âgées en moyenne de 8 à 10 ans, entre 1963 et 1987.
Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Sébastien Vallée, avait suggéré une peine d'emprisonnement de huit ans. La défense avait suggéré pour sa part trois ans.
Les crimes de nature sexuelle ont été commis dans diverses paroisses catholiques du diocèse de Chicoutimi, où l'accusé était affecté comme prêtre ou aumônier.
MONTRÉAL - Une jeune femme à mobilité réduite, portée disparue depuis jeudi après-midi, a été retrouvée au sol, vendredi matin, dans l'arrondissement de LaSalle, à Montréal.
Son fauteuil roulant, qui lui est essentiel pour se déplacer, se trouvait près d'elle, mais trop loin pour qu'elle puisse y avoir accès, a indiqué l'agent André Leclerc, porte-parole de la police de Montréal. L'état de santé de Sarah Houle, 18 ans, ne lui permettait pas non plus de ramper pour y accéder.
Des recherches ont été effectuées toute la nuit dans les endroits qu'elle avait l'habitude de fréquenter, soit la piste cyclable longeant le boulevard LaSalle, le centre d'achats Place LaSalle, la bibliothèque l'Octogone et un Tim Hortons situé sur le boulevard Newman.
C'est finalement un citoyen qui a aperçu la jeune femme derrière une maison en rénovation située sur le boulevard LaSalle, près de l'avenue Strathyre, tôt vendredi.
Lors de son transport vers un centre hospitalier, elle était consciente et en mesure d'interagir avec les ambulanciers, a indiqué Bob Lamle, chef aux opérations à Urgences-santé. Il n'y a aucun danger pour sa vie.
DISPARITION
Jeudi après-midi, Sarah Houle avait tenté de retourner au domicile familial aux alentours de 17 h, mais l'ascenseur du bâtiment n'était pas opérationnel. Afin de tuer le temps, elle était partie faire une balade en ville. Jusque-là, rien d'inhabituel pour la jeune femme.
Après quelques heures sans nouvelles, ses proches avaient décidé de signaler sa disparition aux policiers. C'est à ce moment que les recherches ont été entamées. Sa famille était très inquiète entre autres puisqu'elle n'avait pas d'argent, de carte de transport ou de cellulaire avec elle.
Sarah Houle souffre également d'un problème de surdité, mais est tout de même en mesure d'entendre de façon partielle.
Elle sera rencontrée par les enquêteurs lorsque son état de santé le permettra afin de comprendre, notamment, comment elle a pu se retrouver à cet endroit.
Honte à ces politiciens qui se ruent sur les exilés syriens par opportunisme. Avant la photo du bambin noyé sur la plage en Turquie, ils se moquaient autant du sort des Syriens que de celui des Maliens, qui s’avèrent nettement moins populaires sur Facebook...
Quand j’entends les Trudeau, Coderre, Mulcair et cie nous parler de la porte de grange qu’est le Canada et réclamer l’accueil d’un nombre incalculable de Syriens, je me dis qu’ils cherchent à se bâtir un bénéfice politique.
Les entend-on réclamer l’asile pour les Yézidis, cette minorité religieuse dont les hommes sont massacrés et les femmes réduites en esclavage, ou encore les chrétiens, dont les enfants se font parfois crucifier aux portes des maisons par l’État islamique? Non.
Pourtant, voilà des minorités qui méritent d’être non seulement secourues, mais aussi défendues, militairement.
En ce moment même, pleurent-ils le sort des Maliens qui souffrent de la folie de Boko Haram? Non.
Pourtant, les Maliens, comme les Haïtiens, les Camerounais ou les Sénégalais, par exemple, seraient intégrables et susceptibles d’être heureux au Québec.
Est-ce qu’ils proposent l’accueil massif d’enfants indiens ou sri-lankais des bidonvilles? Non.
Pourtant, des millions d’enfants vivent dans une indigence infecte là-bas.
Certains enfants inspirent plus de compassion que d’autres.
L’exemple vietnamien
Quand j’entends nos vautours de la compassion citer l’exemple des Vietnamiens que nous avons reçus au Québec à la fin des années 1970, je les trouve culottés.
Les Vietnamiens ont une culture du travail tellement supérieure à la nôtre qu’ils nous montrent l’exemple.
Les Vietnamiens fuyaient une dictature communiste (à une époque où les bien-pensants du Québec aimaient cette idéologie funeste).
Pourtant, les Maliens, comme les Haïtiens, les Camerounais ou les Sénégalais, par exemple, seraient intégrables et susceptibles d’être heureux au Québec
Les Vietnamiens n’ont pas de djihadistes pour s’infiltrer dans nos murs.
Les Vietnamiens étaient ouverts à la francisation.
Mieux: les Vietnamiens n’ont pas de porte-parole professionnels qui gagnent leur vie à accuser les Québécois de «racisme» et à attiser les tensions communautaires.
C’est loin d’être vrai pour ces Syriens dont la deuxième langue, à Damas, est l’anglais. Sont-ils intégrables? Ceux de bonne volonté le seraient. Mais les poires pourries dans le panier sauront se servir de la charte d’abus pour s’occuper, à nos frais bien sûr, avec nos gens de toge, pour faire de l’empiétement.
Mais ça, si vous êtes Philippe Couillard, c’est une bonne nouvelle: quiconque ne s’identifie pas au Québec vote libéral.
Naïveté proverbiale
Nos politiciens me font penser à ces jeunes du secondaire qui vont faire du pseudo travail humanitaire en Amérique latine alors qu’il y a à côté de chez eux – devant leur nez! – des réserves amérindiennes misérables, des quartiers délabrés pleins de pauvre monde et des clochards par milliers.
Mais nos écoliers sont bonasses par ignorance... tandis que nos politiciens sont calculateurs et cyniques!
Enfin, je dis haut et fort bravo à Stephen Harper qui a toutes les raisons du monde d’y aller à petites doses dans ce dossier complexe. J’approuve sa candidate dans Drummond, Pascale Déry, qui nous rappelle que l’aide humanitaire devrait aussi se situer dans l’éradication des fous de Dieu de l’État islamique pour que les foules de misérables puissent rebâtir leur pays au lieu de s’exiler.
Mais à qui est-ce que je m’adresse ici? Si les Québécois sont assez naïfs pour voter pour des «poteaux» aux élections fédérales, les politiciens ont absolument raison de les prendre pour des valises.