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dimanche, septembre 06, 2015

Crise des réfugiés: le NPD et le PLC ont une approche différente

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 05 septembre 2015 à 17h22.
Crise des réfugiés: le NPD et le PLC ont une approche différente
OTTAWA — Le NPD et le Parti libéral ont une approche légèrement différente lorsque vient le temps de proposer des solutions pour aider à résoudre la crise des réfugiés syriens.
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Le porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères, Paul Dewar, a affirmé samedi que son parti est prêt à tendre la main au gouvernement conservateur pour faire adopter un «plan accéléré» afin d'accueillir plus de 46 000 réfugiés parrainés par le gouvernement d'ici 2019, dont 10 000 d'ici la fin de l'année.

Les libéraux, eux, ont décidé d'en faire un enjeu électoral. Ils se sont lancés dans une sorte de surenchère en s'engageant à accueillir «immédiatement» 25 000 réfugiés syriens, s'ils étaient portés au pouvoir.

En conférence de presse, M. Dewar et la porte-parole néo-démocrate en matière de développement international, Hélène Laverdière, souhaitent la nomination d'un coordinateur aussi tôt que possible afin d'organiser l'aide gouvernementale et de faciliter l'entrée et l'installation des réfugiés.

Tous deux demandent aussi une augmentation du nombre d'agents de l'immigration sur le terrain, d'accélérer le traitement des demandes d'asile pour les réfugiés parrainés par le privé sans fixer de plafond, fournir des soins de santé et délivrer des permis de résidence temporaire pour les Syriens voulant venir au Canada avec leur famille.

«Il y a des moments dans l'histoire qui nous définissent en tant que peuple, en tant que nation. Dans le passé, le Canada a toujours choisi la voie de la compassion, la voie de l'accueil et la voie de l'ouverture. Le Canada a toujours été une terre d'accueil pour les réfugiés. C'est le moment pour nous de continuer à assumer ce leadership», a déclaré Mme Laverdière.

Paul Dewar reconnaît qu'il ne sait pas comment le gouvernement va réagir aux propositions néo-démocrates. Il estime que le Canada ne peut se permettre d'attendre la fin de la campagne électorale pour accueillir sa part de réfugiés.

Le ministre de l'Immigration Chris Alexander a annoncé que le Canada acceptera 10 000 réfugiés syriens au cours des trois prochaines années.

«Nous allons continuer le dialogue avec le gouvernement conservateur dans les jours et les semaines qui viennent pour s'assurer qu'on trouve une solution. On ne peut pas attendre au mois de novembre pour faire quelque chose. Il faut faire quelque chose maintenant. Il y a urgence», a ajouté Mme Laverdière.

M. Dewar croit que le Canada peut faire mieux. Il a rappelé que le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l'homme des migrants, François Crépeau, a demandé que l'Occident relocalise un million de réfugiés syriens au cours des cinq prochaines années.

Selon le NPD, il en coûtera 74 millions $ pour accueillir 10 000 réfugiés d'ici la fin de l'année et 63,8 millions $ supplémentaires pour en accueillir 9000 autres par années d'ici 2019.

Les conservateurs ont semblé ignorer la main tendue par les néo-démocrates. Dans un communiqué transmis samedi-après-midi, une porte-parole du parti, Catherine Loubier, a défendu le bilan du gouvernement Harper dans le dossier des réfugiés sans mentionner le plan proposé par le NPD.

Mme Loubier a plutôt grondé le NPD en qualifiant sa position sur l'intervention militaire canadienne contre l'État islamique «d'incompréhensible». Pour les conservateurs, «la seule façon» de stopper cette crise est de combattre l'EI, oubliant du même coup que le problème date des débuts de la guerre civile en Syrie.

Elle a rappelé que le Canada avait réinstallé plus de 24 000 réfugiés irakiens et syriens depuis le début de la crise. Elle a assuré que le Canada avait accepté plus de réfugiés que tout autre pays dans le monde, à l'exception des États-Unis.

Le plan libéral

Les libéraux, eux, ont plutôt promis d'accueillir immédiatement 25 000 réfugiés.

En conférence de presse samedi, le porte-parole libéral en matière de politique étrangère, Marc Garneau, a aussi indiqué qu'un gouvernement libéral investira au moins 100 millions $ supplémentaires au cours du présent exercice financier afin «d'accélérer le traitement des demandes d'asile (...) et d'augmenter les moyens mis à la disposition des services de parrainage et d'établissement au Canada».

Les libéraux ont aussi dit qu'un gouvernement libéral versera immédiatement 100 millions $ à titre de contribution à l'Agence des Nations Unis pour les réfugiés afin de soutenir les activités cruciales de secours en Syrie et dans les régions environnantes.

«En tant que Canadiens, nous pouvons et devons faire plus pour aider les réfugiés syriens qui recherchent désespérément la sécurité. Il s'agit de démontrer du leadership et de faire ce qui se doit en tant que Canadiens», a déclaré M. Garneau.

Les libéraux ont tout de même applaudi l'idée des néo-démocrates d'oublier la politique partisane pour aider les réfugiés. «Ce n'est pas le temps de la politique partisane. Le moment est venu pour les Canadiens de travailler ensemble», a déclaré une candidate libérale, Jane Philpott. On ne croit pas que cela doit attendre l'élection d'un nouveau gouvernement. Le scrutin se déroulera dans six semaines. Pendant ce temps, des gens sont dans le besoin. On doit agir immédiatement.»

De son côté le Parti Vert a demandé au premier ministre Stephen Harper de faire appel aux Forces armées canadiennes pour amener, par la voie des airs ou par l'océan, des réfugiés syriens au Canada.

«Le recours aux Forces armés au cours d'une crise humanitaire de cette amplitude est justifié lorsqu'on considère que nous n'hésitons pas à le faire lors d'un désastre naturel, a déclaré la chef Elizabeth May, par voie de communiqué. Dans le passé, nous avons ouvert nos bras pour accueillir 50 000 'boat peoples', 37 000 Hongrois et 11 000 Tchèques au Canada. Le coeur des Canadiens est grand comme le pays. Nous sommes prêts à relever le défi une nouvelle fois.»

Les chefs des principaux partis fédéraux, Stephen Harper, Thomas Mulcair et Justin Trudeau n'étaient pas en campagne, samedi. De son côté, Gilles Duceppe a rencontré des électeurs en Montérégie et devait se rendre au parc Laurier, à Montréal, en milieu d'après-midi.

Des milliers de réfugiés arrivent en Allemagne et en Autriche

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Publié par Associated Press le samedi 05 septembre 2015 à 12h43. Modifié par Léandre Drolet à 12h53.
Des milliers de réfugiés arrivent en Allemagne et en Autriche
BUDAPEST, Hongrie - Épuisés mais euphoriques, des milliers de migrants sont arrivés en Allemagne et en Autriche, samedi, terminant ainsi un dangereux périple effectué en bateau, en bus, en train et même à pied afin de fuir des pays ravagés par la guerre et la misère.
Un peu avant l'aube samedi, ils avaient émergé d'une série d'autobus hongrois à la frontière autrichienne où des organismes caritatifs les avaient chaleureusement accueillis en leur offrant un endroit pour se reposer et du thé. Quelques heures plus tard, plusieurs de ces migrants ont été placés à bord de trains en partance pour Vienne, la capitale de l'Autriche, et Munich, en Allemagne.

Cette opération a permis à la Hongrie de souffler un peu, elle qui peine à gérer les milliers de migrants arrivant chaque jour sur son territoire depuis la Serbie. Les autorités ont toutefois déclaré que cette marée humaine n'était pas prête de se calmer alors que d'autres voyageurs à destination de l'ouest de l'Europe ont atteint Budapest, samedi, quelques heures après que des centaines de migrants eurent quitté la principale gare de la capitale hongroise.

La futilité des efforts pour freiner cet exode vers l'ouest de l'Europe a été soulignée, samedi, à la suite de l'annonce par la Hongrie de la fin de son service de navette en direction de la frontière. Cette nouvelle a poussé deux groupes à entreprendre le voyage à pied: un premier composé de quelque 200 personnes est parti d'un camp de réfugiés situé près de Gyor et un autre constitué d'environ 300 individus a pris la route depuis la gare Keleti, à Budapest. Des centaines d'autres essayaient aussi de se rendre à la frontière par leurs propres moyens.

Un représentant du ministère autrichien de l'Intérieur, Karl-Heinz Grundboeck, a révélé qu'environ 6500 demandeurs d'asile avaient franchi la frontière samedi en provenance de la Hongrie et que la majorité avait pris le train pour Vienne ou d'autres villes plus à l'ouest. De son côté, le porte-parole de la police fédérale allemande, Simon Hegemueller, a annoncé que 1600 migrants étaient déjà arrivés à Munich et que les autorités estimaient que ce nombre atteindrait 3000 d'ici la fermeture de la gare centrale de la ville après minuit.

La Hongrie a passé la dernière semaine à tenter de forcer les migrants à s'inscrire auprès des centres pour réfugiés établis par le gouvernement afin de déposer leur demande d'asile dès leur entrée sur le territoire de l'Union européenne conformément à la loi. Des milliers d'entre eux ont toutefois refusé, certains craignant que les autorités hongroises les déportent ou les placent en détention pour une durée indéterminée. Ils ont plutôt réclamé l'autorisation de se rendre rapidement en Allemagne.

Après trois jours de confrontation avec la police, des milliers de migrants avaient commencé à marcher vers l'ouest depuis la gare Keleti, vendredi, le long de la principale autoroute de la Hongrie. Ils avaient passé la nuit sous la pluie dans un campement de fortune à côté de la route. Des centaines d'autres ont réussi à forcer le périmètre de sécurité établi par les autorités autour de la gare de Bicske, dans l'ouest de la Hongrie, où les policiers essayaient de les diriger vers un camp de réfugiés. Ils ont ensuite bloqué la voie ferrée en se mettant, eux aussi, à marcher vers l'ouest.

L'Autriche et l'Allemagne ont mis fin au problème en annonçant qu'elles accueilleraient les migrants déjà en route et ceux qui campaient près de la gare Keleti, à Budapest.

Accident de moto: la SQ trouve le camion recherché grâce à des infos du public

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 05 septembre 2015 à 23h50.
Accident de moto: la SQ trouve le camion recherché grâce à des infos du public
BAIE-COMEAU, Qc — La Sûreté du Québec a réussi à trouver le camion vert qui pourrait avoir été impliqué dans l'accident ayant causé la mort d'une motocycliste vendredi soir à Saint-Flavien.
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La SQ avait lancé un appel au public; des informations pertinentes ont été transmises au corps policer.

La motocycliste qui a été victime d'une embardée dans Chaudière-Appalaches aurait perdu la maitrise de son véhicule après avoir reçu un «objet» provenant d'un camion-remorque qui la précédait.

La victime, âgée de 31 ans, circulait sur la route 271 en compagnie de deux autres motocyclistes.

Selon la Sûreté du Québec, un morceau de bois aurait pu se détacher d'un chargement que transportait un véhicule lourd pour aller percuter la moto qui a terminé sa course dans un fossé.

À l'arrivée des ambulanciers, la victime était inconsciente. Son décès a été constaté à l'hôpital.