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mardi, juin 09, 2015

Le ministre de la Santé n’interviendra pas

http://www.journaldequebec.com/

Philippe Couillard, Asemblee Nationale, premier ministre, parlem
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC. SIMON CLARK

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Charles Lecavalier
Gaétan Barrette n’a pas l’intention d’intervenir et d’empêcher les grossistes du médicament d’empocher des sommes colossales malgré l’opposition qui réclame une enquête et une intervention du gouvernement.
«La question relève de l'Ordre des pharmaciens, qui interdit l'obtention d'avantages, comme du financement pour se lancer en affaires», affirme-t-on au bureau du ministre de la Santé, qui n’était pas disponible pour répondre aux questions du Journal.
Le Bureau d’enquête révélait lundi que les grossistes «attachent les mains de centaines de pharmacies en leur garantissant des avantages seulement si celles-ci achètent la majeure partie de leurs médicaments chez eux.» Le volume de médicament leur donne ensuite un énorme pourvoir d’achat qui leur permet de dégager des centaines de millions de dollars en profit.
Dans l'entourage du ministre, on blâme les pharmaciens qui acceptent de signer des contrats avec des grossistes en échange d’avantages, qui se retrouvent en contravention avec leur code de déontologie «si ce qui est rapporté dans l’article est prouvé».
Une enquête
Du côté de la Coalition avenir Québec, on demande une enquête administrative. «Le ministre doit lancer une enquête administrative sur cette pratique et à la lumière de l’enquête, prendre les mesures nécessaires pour que les Québécois paient moins cher leurs médicaments», a affirmé le député François Paradis, porte-parole en matière de santé et de services sociaux, en entrevue avec Le Journal.
Le Parti québécois exige plutôt une intervention directe de Québec. «Il y a une capacité règlementaire réelle du gouvernement pour ajuster correctement les marges pour faire en sorte que ça se traduise par une baisse du coût des médicaments», a expliqué le porte-parole en matière de services sociaux, le député Jean-François Lisée.
Ce dernier demande le dépôt d’une politique d’achat des médicaments. «L’intervention de l’État est loin d’être optimale, il faut la revoir en ayant en tête le citoyen. Pas les pharmaciens, pas le grossiste, pas la bannière, le citoyen», a-t-il ajouté.
Il souligne par ailleurs «l’absurdité» de la décision du ministre Barrette de couper 177 millions $ aux pharmaciens, «ce qui pourrait forcer la fermeture d’une pharmacie sur quatre au Québec». «Ce n’est pas là qu’est l’argent», dit M. Lisée.

Edmonton : un policier tué, un autre blessé

http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/

 Mise à jour le mardi 9 juin 2015 à 5 h 59 HAE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Plusieurs voitures de policiers sont sur place à Edmonton.
Plusieurs voitures de policiers sont sur place à Edmonton.  Photo :  PC/JASON FRANSON

Un policier a été tué lundi soir à Edmonton après avoir été atteint par balle, et un autre a été blessé lors d'une opération policière qui semblait routinière.
Les policiers avaient un mandat d'arrêt quand ils ont été atteints par un tireur qui se trouvait à l'intérieur de la maison où ils tentaient de rentrer.
La victime est l'agent Daniel Woodall, un père de famille de 35 ans. L'homme originaire de la Grande-Bretagne travaillait au sein d'une escouade dédiée aux crimes haineux. Un autre agent, Jason Harley, âgé de 38 ans, a été atteint au bas du dos mais sa vie n'est pas en danger. Il a déjà quitté l'hôpital.
« Une femme est sans mari ce soir et deux jeunes enfants sont sans un père aimant », a déclaré le chef de police Rod Knecht lors d'un bref point de presse vers minuit, heure locale.  
L'agent Daniel Woodall, 35 ansL'agent Daniel Woodall, 35 ans  Photo :  Edmonton Police Service
La maison du suspect a par ailleurs pris feu.
Même s'il n'a toujours pas été arrêté, le suspect n'est pas un danger pour le public, a indiqué Knecht sans donner plus de précisions.
De nombreux policiers à pied, à bord de véhicules blindés ou encore d'un hélicoptère ont participé à une opération policière d'envergure en soirée. 
Sur le réseau social Twitter, la police d'Edmonton demandait encore en début de nuit aux citoyens vivant dans le quartier concerné de ne pas quitter leur demeure.
L'agent Brendan Power a aussi indiqué sur son compte que les médias ne devaient pas publier d'images des policiers en train de faire leur travail, alors qu'ils pouvaient « les mettre en danger ».
Le dernier policier mort à Edmonton dans l'exercice de ses fonctions remonte à juin 1990.

L'homme mystérieux, détenu par Immigration Canada depuis 11 ans, veut rester en prison

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/

Cet homme est-il Mbuyisa Makhubu, un héros de la lutte contre l'apartheid?
Cet homme est-il Mbuyisa Makhubu, un héros de la lutte contre l'apartheid?  Photo :  CBC

Une commissaire à l'immigration a ordonné un examen psychiatrique pour un homme dont l'identité demeure un mystère, même si le sans-papiers est détenu en Ontario depuis une décennie. 
L'Africain, qui se fait appeler Victor Vinnetou, a demandé, lors de sa comparution devant une commission de l'immigration, lundi, de rester en détention à la prison de Lindsay, au nord-est de Toronto.
La commissaire Ama Beechman dit s'inquiéter de sa situation. L'homme doit subir un examen psychiatrique avant sa prochaine comparution, en juillet.
Elle affirme, toutefois, qu'elle n'est pas prête à le relâcher dans la communauté sans supervision, parce qu'il a menti à plusieurs reprises aux autorités de l'immigration depuis son arrivée au Canada.
Un héros sud-africain?
Des membre de la famille de Mbuyisa Makhubu, un héros sud-africain, pensent qu'il s'agit de leur proche, disparu après les émeutes sanglantes à Soweto, en 1976.
La photo de M. Makhubu transportant dans ses bras le petit Hector Pieterson, abattu par la police, avait fait le tour du monde à l'époque, devenant un symbole de l'oppression du régime d'apartheid.
Thoko Makhubu Diamini, cousine de Mbuyisa MakhubuThoko Makhubu Diamini, cousine de Mbuyisa Makhubu  Photo :  CBC
Pour sa part, le gouvernement sud-africain ne peut « confirmer ou infirmer » l'identité de l'homme mystérieux, expliquant que son enquête se poursuit.
Un test d'ADN a pourtant été mené en 2013, mais ses résultats n'ont pas été concluants. Un membre de la famille Makhubu a aussi mentionné en 2014 que l'homme détenu en Ontario avait une tache de naissance semblable à celle de son proche. Toutefois, les autorités n'ont pas voulu le confirmer à CBC/Radio-Canada.
L'homme en détention en Ontario est arrivé à Toronto en 1988 sous la fausse identité de Victor Vinnetou. Il a échoué ensuite à obtenir le statut de réfugié au Canada et a été emprisonné subséquemment, parce qu'il n'avait pas de papiers.
Le photographe sud-africain Sam Nzima, qui a pris le cliché, qui a fait le tour du monde, d'Hector Pieterson dans les bras de Mbuyisa Makhubu.
Le photographe sud-africain Sam Nzima, qui a pris le cliché, qui a fait le tour du monde,
d'Hector Pieterson dans les bras de Mbuyisa Makhubu.
  Photo :  Denis Farrell/AP

De leur côté, les membres de la famille de Mbuyisa Makhubu racontent que leur proche avait pris la fuite parce que les forces de l'ordre sud-africaines le pourchassaient, après que sa photo eut fait le tour du monde. Plusieurs le croyaient possiblement mort au Botswana ou au Nigeria, jusqu'à ce qu'un enquêteur de l'Agence des services frontaliers du Canada ne les contacte, il y a quelques années.
« Je pense qu'il a toujours peur [de la police sud-africaine] », croit la cousine de Mbuyisa Makhubu, Thoko Makhubu Diamini. Les autorités croient que l'homme en détention souffre de troubles mentaux.
Pour le moment, le Canada ne peut l'expulser en Afrique du Sud, étant donné que Pretoria ne lui a toujours pas fourni de papiers.