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samedi, avril 11, 2015

Les francophones perdent du poids dans la région

http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/

Publié le 08 avril 2015 à 15h14 | Mis à jour le 08 avril 2015 à 23h24
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue... (ARCHIVES, LeDroit)
ARCHIVES, LEDROIT
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle que le français et l'anglais a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %. À Gatineau, la proportion a triplé, passant de 3% à 9,5%.
PAUL GABOURY
Le Droit
Le poids démographique des francophones encaisse un net recul, tant à Ottawa qu'à Gatineau, même si leur nombre continue de s'accroître depuis 30 ans. La proportion d'anglophones est elle aussi en baisse, de part et d'autre de la rivière des Outaouais, alors que le nombre d'allophones a littéralement explosé entre 1981 et 2011.
Ces données inédites sont tirées du Portrait des groupes de langues officielles d'Ottawa et de Gatineau, préparé par Statistique Canada à la demande du Commissariat aux langues officielles. L'enquête décrit l'évolution des groupes linguistiques entre 1981 et 2011.
Les résultats ont été dévoilés mercredi à divers intervenants de la région de la capitale.
À Ottawa, l'examen des données sur la langue maternelle révèle que la proportion de francophones est passée de 19,2 % à 15 % en l'espace de trois décennies, alors que les anglophones ont vu leur part du gâteau fléchir de 70,9 % à 63,7 %. La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %, ce qui leur confère désormais la deuxième plus importante proportion de l'échiquier linguistique de la capitale, devant les Franco-Ontariens.
En nombres absolus, la population ayant l'anglais comme langue maternelle atteint 555 500 personnes, contre 185 700 individus ayant une « autre langue » et 131 300 autres ayant grandi avec la langue de Molière.
À Gatineau, la proportion de la population de langue française a aussi diminué, passant de 84 % à 78,4 %, alors que la part des anglophones est demeurée à peu près stable, passant de 13 à 12 %. La population ayant une autre langue maternelle a plus que triplé en 30 ans, passant d'un maigre 3 % à 9,5 %.
Toujours sur la rive québécoise, le français accuse également un recul au chapitre de la « langue parlée », passant de 85,7 % à 83,7 %, tandis que l'anglais a légèrement progressé, passant de 13,8 % à 15,7 %. À la maison, la population déclarant parler uniquement le français a aussi diminué au cours de la dernière décennie, de 72 % en 2001 à 67,4 % en 2011. Celle parlant uniquement l'anglais est passée de 9,2 à 10,2 % pendant la même période.
La population gatinoise de langue anglaise a vu son effectif augmenter de 80 % entre 1981 et 2011, passant de 23 000 à 41 400 personnes, alors que la population ayant le français comme langue parlée a crû de 55 %, passant de 142 400 à 210 000 personnes.
Les immigrants adoptent l'anglais
À Ottawa, la population immigrante tend à adopter principalement l'anglais comme langue parlée, si bien que son utilisation a augmenté au cours des 30 dernières années (79,6 % à 82,3 %), alors que celle du français a diminué (19,5 % à 16,4 %).
Dans la capitale, 97 % de la population dit pouvoir soutenir une conversation en anglais, un chiffre pratiquement inchangé depuis 30 ans, alors que la population pouvant soutenir une conversation en français a légèrement augmenté, passant de 36 % à 38 %.
Dans les environs
Dans les environs d'Ottawa, les francophones sont majoritaires (65 %) dans Prescott-Russell, seul endroit qui présente une proportion plus élevée que la capitale (15 %). Le français est la première langue parlée par une majorité de résidents de Casselman (81,6 %), Hawkesbury (80,7 %), Alfred-Plantagenet (76,2 %), La Nation (67,9 %), Clarence-Rockland (65,2 %), Champlain (62,5 %) et Hawkesbury-Est (61,4 %), contre 45,5 % à Russell.

Les citoyens manifestent contre l'austérité à Gatineau

http://www.985fm.ca/regional/nouvelles/

Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le samedi 11 avril 2015 à 07h27.
Plus d'une centaine de personnes ont manifesté à Gatineau vendredi soir pour dénoncer le régime d'austérité du gouvernement Couillard.
Il ne s'agissait pas seulement d'étudiants, mais également de travailleurs et de familles.

Les policiers de la Ville de Gatineau les ont suivi, bloquant les rues au fur et à mesure qu'ils se déplaçaient, compte tenu que les manifestants ont refusé de fournir leur itinéraire.

Ils ont indiqué que d'autres regroupements du genre devraient avoir lieu dans le futur.

Cassy a retrouvé sa fougue

http://www.journaldemontreal.com/

La fillette qui a souffert de déshydratation à la suite du décès de son père est en pleine forme

Martin Veilleux
PHOTO FACEBOOK
Martin Veilleux serait décédé d’un anévrisme au cerveau. Cassy, sa fillette de deux ans, était avec lui lorsqu’il est mort. La petite a souffert de déshydratation avant d’être secourue par sa gardienne.

Nicolas Saillant
La fillette de deux ans qui a passé près de 40 heures seule avec la dépouille de son père vraisemblablement décédé d’un anévrisme au cerveau se porte maintenant à merveille, entourée de sa mère ainsi que de ses frères et sœurs.
Après avoir été hospitalisée pour traiter une déshydratation sévère faute de n’avoir pu manger pendant une journée et demie, la petite Cassy, deux ans, a retrouvé sa fougue. La mère de la petite, qui avait la garde de sa fille en alternance avec son père, a tenu à informer les gens qui ont été interpellés par le drame.
«Les commentaires [sur les médias sociaux] m’ont un petit peu chamboulée», avoue Priscilla. «Tout est beau, Cassy va bien et elle est en bonne santé», assure la mère encore sous le choc de toute cette triste histoire qui se termine heureusement bien pour sa fille.
Anévrisme au cerveau
Selon les premières conclusions, le père de Cassy, Martin Veilleux, s’est effondré vers l’heure du souper lundi soir alors qu’il était dans la cuisine. «C’est une cause naturelle, oui. On écarte le suicide; ce n’est pas du tout ça. C’est un anévrisme au cerveau», raconte son ex-conjointe. «On voit qu’il a essayé de se tenir par la chaise.»
Inquiète de ne pas avoir des nouvelles du père alors que ce dernier l’informait pourtant de la moindre absence, la gardienne de la fillette a eu la présence d’esprit de se rendre à sa résidence de Beauport mercredi, vers 10 h du matin. «Elle a vu Cassy dans le corridor très très affaiblie.»
Cassy a immédiatement été reconduite à l’hôpital où sa mère est allée la rejoindre pendant ses traitements pour traiter sa déshydratation. La fillette a finalement obtenu son congé de l’hôpital mercredi soir.
Pas conscience du drame
Priscilla explique que sa fille n’a pas eu conscience que son père était décédé malgré les heures passées, seule à côté de son corps inerte. «Pour elle, son papa dormait et elle n’était pas capable de le réveiller.»
La fillette n’a donc pas verbalisé l’absence de son père pour l’instant. «Là, dans sa petite tête elle est chez maman comme chaque semaine. Ça va être plus tard, lorsqu’elle va réaliser qu’elle ne voit pas son papa qu’elle va poser des questions.»
La mort soudaine du père de sa fille a aussi ébranlé Priscilla qui s’entendait très bien avec son ex-conjoint malgré la séparation. «Je suis sous le choc de la mort de Martin. Il était très jeune, 41 ans.»Quant à Cassy, elle ne comprendra que dans plusieurs années les circonstances entourant le décès de son père et la chance qu’elle a eue d’être sauvée.

Ce que la mère de Cassy a dit:

Martin Veilleux
PHOTO COURTOISIE
«La gardienne a vraiment tout le mérite. Sans elle, ma fille serait morte également.»
«Vu la déshydratation, la peau avait changé de couleur, elle était très gonflée. Elle était dans son urine alors elle avait les fesses très irritées.»
«Là, ma fille est en parfaite santé, elle rit, elle crie, elle court.»