Annonce

Aucun message portant le libellé migrants. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé migrants. Afficher tous les messages

mardi, décembre 08, 2015

Migrants: six enfants se noient en route vers la Grèce

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 08 décembre 2015 à 07h32.
Migrants: six enfants se noient en route vers la Grèce
ANKARA, Turquie - Au moins six enfants se sont noyés quand un canot pneumatique qui transportait des réfugiés afghans vers la Grèce a coulé au large des côtes de la Turquie, dans la mer Égée.
L'agence de presse Anadolu rapporte que la garde-côtière a repêché cinq personnes mardi et que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver deux hommes portés disparus.
Les corps des enfants ont été récupérés. Au moins un d'entre eux était un bébé.
Les migrants voulaient apparemment rejoindre l'île grecque de Chios depuis la station balnéaire de Cesme, en dépit des intempéries.
La Turquie redouble d'efforts pour tenter d'empêcher les migrants de prendre la mer pour rallier la Grèce.
Les autorités turques ont intercepté la semaine dernière environ 3000 personnes dans la ville d'Ayvacik, au nord de Cesme. Ces migrants attendaient apparemment de prendre la direction de l'île grecque de Lesbos.

jeudi, novembre 12, 2015

Migrants : l'UE lance un fonds de 1,8 milliard d'euros pour l'Afrique

http://www.lepoint.fr/monde/

Lors du sommet à Malte, plusieurs pays africains se sont agacés de l'insistance européenne pour renvoyer chez eux davantage de migrants irréguliers.



Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr
"Terrain de manoeuvre des No Borders, la jungle explose à Calais.  Mais s'attaquer aux causes de ce désastre relève du casse-tête", écrit Xavier Brouet pour "Le Républicain lorrain".

Les Européens ont lancé jeudi un fonds pour aider l'Afrique à lutter contre les « causes profondes » des migrations, lors d'un sommet à Malte, où des pays africains se sont agacés de l'insistance européenne pour renvoyer chez eux davantage de migrants irréguliers. Le sommet de La Valette, qui a réuni pendant deux jours une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement des deux continents, s'est conclu jeudi par l'adoption d'un plan d'action commun, listant des initiatives à mettre en oeuvre rapidement.
Dans ses discussions avec les pays africains, l'UE a déjà mis sur la table 1,8 milliard d'euros, pour financer des projets destinés à freiner les arrivées d'Africains sur le Vieux Continent. Mais elle exhorte les États membres à apporter en plus leurs propres contributions pour doubler la mise.
Or, on est encore loin du compte. Les promesses des pays européens n'ont atteint qu'un total de quelque 78 millions d'euros, selon un décompte de la Commission. C'est « loin d'être suffisant », a estimé jeudi le président nigérien Mahamadou Issoufou, reflétant l'opinion de plusieurs de ses homologues.
En dépit de l'hiver qui approche, le flux de migrants vers l'Europe ne faiblit pas et a conduit mercredi la Slovénie à installer des barbelés le long de sa frontière avec la Croatie. Quelques heures plus tard, la Suède annonçait qu'elle rétablissait des contrôles à ses frontières, dans l'espoir là aussi de freiner les arrivées. « Il ne s'agit pas d'une barrière [...], mais nous devons être sûrs que nous avons des contrôles » aux frontières, a assuré jeudi à Malte le Premier ministre suédois, Stefan Lovfen.
« Sauver Schengen », les accords qui régissent la libre circulation dans l'UE, « est une course contre la montre et nous sommes déterminés à la gagner », a souligné de son côté Donald Tusk, le président du Conseil européen (qui réunit les chefs d'État et de gouvernement des États de l'Union européenne).

Plan d'action

Dans une déclaration politique commune, Européens et Africains se sont engagés jeudi à « gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects ». Cela n'a pas empêché certains dirigeants africains d'être agacés par la pression de l'UE sur l'Afrique. Les migrants africains vers l'Europe « ne sont pas aussi nombreux qu'on le dit. Pourquoi toute cette énergie sur les migrants africains », s'est interrogé jeudi le président sénégalais Macky Sall. Son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, s'est également montré agacé, soulignant que son pays, avec 25 % de ressortissants étrangers, était un « modèle d'intégration ».
Les Européens, avec leur fonds d'urgence, veulent notamment convaincre leurs partenaires d'accepter davantage de « réadmissions » de migrants africains en situation irrégulière. « On ne peut pas insister à réadmettre les Africains chez eux pendant qu'on parle d'accueillir les Syriens et d'autres. C'est un traitement différencié que nous condamnons, parce que c'est discriminatoire », s'est ému le président sénégalais. « Le retour dans le pays d'origine ne saurait être la seule réponse de l'Europe aux migrants africains. En effet, [certains d'entre eux] ont besoin, à l'instar des migrants venus d'autres régions, de protection », a rappelé de son côté le président ivoirien.

La Turquie, autre pays clé

Le plan d'action prévoit de favoriser la venue en Europe d'officiers d'immigration africains, chargés d'aider leurs collègues européens à mieux déterminer la nationalité des migrants en situation irrégulière. L'objectif fixé est de mettre en place des expérimentations dès l'an prochain avec au moins dix pays africains volontaires.
Les Africains ont surtout insisté de leur côté sur la nécessité de renforcer l'immigration légale vers l'Europe, dont ils ont souvent besoin économiquement, compte tenu de l'importance des sommes expédiées par les Africains vivant en Europe à leurs familles. Les Européens ont timidement répondu en acceptant le doublement du nombre de bourses d'études en faveur des étudiants et des chercheurs africains. Ils vont aussi lancer des « projets pilotes » regroupant des possibilités de migrations légales (de travail et d'étude) dans certains États membres, réservées à des pays africains sélectionnés.
Le sommet de La Valette, conclu jeudi à la mi-journée, a été suivi dans l'après-midi d'un autre, entre seuls Européens, surtout focalisé sur les discussions en cours avec la Turquie, autre pays clé dans la stratégie européenne visant à limiter les arrivées de réfugiés et de migrants. La Commission européenne avait annoncé il y a quelques semaines avoir jeté les bases d'un plan commun d'action, mais Ankara avait douché son optimisme en disant que ce plan était encore loin d'être acquis. « Les États membres ont besoin d'y voir plus clair », a estimé un diplomate européen. « Nous ne voulons pas nous asseoir pour des discussions avec les Turcs en leur laissant penser qu'ils sont notre dernière chance pour nous sauver », a lancé le controversé Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

jeudi, avril 23, 2015

Les dirigeants européens sommés de répondre au drame des migrants

http://www.ledevoir.com/international/

23 avril 2015 08h00 | Christian Spillmann - Agence France-Presse à Bruxelles | Actualités internationales
Des migrants et des activistes d'Amnistie internationale manifestent en marge du sommet qui se tient à Bruxelles.
Photo: Emmanuel Dunand Agence France-Presse
Des migrants et des activistes d'Amnistie internationale manifestent en marge du sommet qui se tient à Bruxelles.
Les dirigeants européens étaient sommés jeudi d’apporter enfin des réponses efficaces au drame des migrants en Méditerranée incluant des opérations militaires contre les trafiquants, mais aussi de se montrer plus solidaires dans l’accueil des réfugiés.

«Plus de 1600 migrants et réfugiés ont perdu la vie depuis le début de l’année en tentant de traverser la Méditerranée», déplore le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). «Si nous ne faisons rien, je crois que cette année nous allons voir un demi-million de migrants traverser la Méditerranée, et dans ce cas, il pourrait potentiellement y avoir jusqu’à 10 000 morts», a averti Koji Sekimizu, le directeur de l’Organisation maritime internationale (OMI).

Convoqués d’urgence après la dernière tragédie, qui a fait des centaines de morts dimanche, les chefs d’État et de gouvernement vont plancher sur un plan d’action, réplique de celui adopté en 2013 après le naufrage de Lampedusa, mais jamais mis en oeuvre.

«Saurons-t-ils se montrer à la hauteur? En paroles, oui, mais en actions, je doute», a confié à l’AFP un haut responsable européen. «C’est toujours la même problématique: comment agir avant, pendant et après la traversée», expliquent les diplomates à Bruxelles.

L’UE doit «déclarer la guerre aux trafiquants d’êtres humains», a affirmé le commissaire aux affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, au quotidien espagnol El Pais. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a appelé de son côté les chefs d’État et de gouvernement européens à adopter des «mesures fortes» «parce que la Méditerranée ne peut pas être transformée en cimetière».

Dans un projet de déclaration finale, dont l’AFP a obtenu copie, les 28 s’engagent à tout faire«pour identifier, capturer et détruire les bateaux avant qu’ils ne soient utilisés par les trafiquants». Pour ce faire, il faut monter une opération militaire, une première dans la lutte contre l’immigration clandestine. «C’est compliqué, cela prendra du temps, imposera un mandat des Nations unies, un accord du gouvernement libyen, la mobilisation de moyens militaires et imposera d’accepter des pertes humaines», avertissent diplomates et experts. Les premières consultations montrent «une volonté politique de lancer ce signal fort», a confié à l’AFP une source proche du dossier.

Enfermés à fond de cale

«On ne peut pas être sérieux si on ne prend pas en considération la demande de Matteo Renzi», a affirmé un haut responsable européen. Le chef du gouvernement italien a demandé de mener des «interventions ciblées» contre les passeurs en Libye, devenu le pays d’embarquement des migrants et des candidats à l’asile en direction de l’Italie et de Malte.

L’Union européenne va dans l’immédiat renforcer les opérations surveillance et de sauvetage en Méditerranée. Le plan propose de doubler, de trois à six millions d’euros, le budget mensuel alloué à Frontex, l’agence chargée de la surveillances des frontières, afin de renforcer les moyens alloués aux missions maritimes Triton en Italie et Poséidon en Grèce.

Le troisième volet traite de l’accueil. Il propose aux États d’accueillir «au moins 5000 personnes» ayant déjà obtenu le statut de réfugiés, dans le cadre d’un projet de réinstallation. Il est destiné aux Syriens, pour les dissuader de tenter la traversée.

Dans le même temps, l’UE veut renvoyer au plus vite les migrants économiques. Les États sont invités à aider l’Italie, la Grèce et Malte à enregistrer les arrivants et trier entre ceux qui pourront bénéficier du droit d’asile et ceux qui seront renvoyés. C’est la partie la plus controversée du plan, contre laquelle s’insurgent les organisation humanitaires.

Les témoignages des 28 survivants de la dernière tragédie qui a fait 800 morts, sont effrayants. L’un d’eux, Abdirizzak, a raconté avoir échappé à la mort parce qu’il se trouvait dans la partie supérieure du chalutier. «Ceux qui avaient le moins d’argent ont été enfermés à fond de cale». Des centaines de migrants, y compris des femmes et des enfants, sont restés prisonniers à l’intérieur. Les garde-côtes ont repêché 24 corps.

Plus de 20 000 migrants sont déjà arrivés en Italie depuis le début de l’année. Et rien ne semble les décourager. Plus de 200 ont encore débarqué jeudi matin dans le port sicilien de Catane, et l’Italie s’attend à un flux continu qui pourrait être de 5000 par semaine jusqu’en septembre.