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mercredi, mars 01, 2017

Des «publicités trompeuses» d'Équipe Coderre dénoncées


http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 01 mars 2017 à 06h40 | Mis à jour à 06h40
Publicité parue le 21 décembre dans le journal...
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Publicité parue le 21 décembre dans le journal Cités Nouvelles, en page 3. Seule la photo du conseiller Éric Dugas d'Équipe Coderre apparaît. Les quatre élus du parti Vrai changement pour Montréal, Normand Marinacci, Stéphane Côté, Christian Larocque et Jean-Dominic Lévesque, n'y figurent pas. Cela ulcère le maire de L'île-Bizard-Sainte-Geneviève M. Marinacci, car il juge qu'Équipe Coderre s'attribue ainsi le mérite pour des projets réalisés par son administration.

Seuls les élus du parti du maire sont mis de l'avant dans des espaces publicitaires portant le logo des arrondissements montréalais.
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Publicité parue le 20 décembre dans le Flambeau de l'Est, en page 9. Seule la photo de la conseillère Michelle Di Genova Zammit, dÉquipe Coderre, figure et pas celles des quatre élus dÉquipe Anjou, Luis Miranda, Andrée Hénault, Gilles Beaudry et Paul-Yvon Perron.
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Une publicité pleine page a été publié le 20 décembre dans l'Informateur de Rivière-des-Prairies, en page 2. Les sept élus de l'arrondissement, tous membres d'Équipe Coderre, y apparaissent.
Des publicités d'Équipe Coderre diffusées dans différents hebdomadaires de Montréal suscitent la controverse alors que plusieurs élus d'autres formations accusent le parti du maire de Montréal d'induire les citoyens en erreur.
Tout juste avant le congé des Fêtes, une dizaine de publicités ont été publiées dans différents hebdomadaires de Montréal pour souligner « les investissements de la Ville de Montréal » dans 9 des 19 arrondissements. Les messages étaient coiffés du logo des arrondissements ainsi que des coordonnées de leurs bureaux administratifs.
Bien que le logo d'aucun parti politique n'apparaît sur les publicités, seuls des élus d'Équipe Coderre apparaissent, à une exception près : Réal Ménard, membre de Coalition Montréal et du comité exécutif de la Ville.
Vérifications faites, plusieurs arrondissements ont nié avoir payé ces publicités. « L'arrondissement n'était pas au courant, on n'a pas été consulté », a indiqué Vicky Deslauriers, porte-parole de L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève. « Non, ce n'est pas Anjou qui a payé. L'arrondissement n'a pas non plus approuvé l'utilisation de son logo », a répondu la porte-parole Karine Tougas.
Plusieurs élus ont dénoncé les publicités. 
« On joue sur la neutralité des arrondissements pour faire de la publicité partisane. Ce n'est pas une façon de faire appropriée. Ça induit la population en erreur », a déploré Laurence Lavigne-Lalonde, conseillère dans Maisonneuve-Longue-Pointe.
L'élue de Projet Montréal estime que le parti du maire « utilise l'image de la ville pour tenter de dire que "Montréal, ce sont les élus d'Équipe Coderre" ».
Le maire de L'île-Bizard-Sainte-Geneviève Normand Marinacci est d'autant plus ulcéré qu'il juge qu'Équipe Coderre s'attribue le mérite pour des projets réalisés par son administration, comme la réalisation d'une salle polyvalente à la bibliothèque du secteur. « L'idée vient de nous ! », s'indigne ce membre du parti Vrai changement pour Montréal.
Le maire d'Anjou Luis Miranda dénonce lui aussi la tactique. « Ça laisse penser que c'est l'arrondissement qui a fait ces publicités, mais c'est Équipe Coderre. C'est du Coderre tout craché », dénonce-t-il.
L'arrondissement de LaSalle a demandé à ce que son logo ne soit pas utilisé dans des publicités partisanes. « Ça ne devrait pas porter la signature de l'arrondissement. Cette signature est réservée exclusivement aux messages de l'administration parce que ça peut causer une ambiguïté dans l'esprit des lecteurs », explique Pierre Dupuis, directeur adjoint de l'arrondissement.
DES PUBLICITÉS « SANS PARTISANERIE » ?
Équipe Coderre confirme avoir acheté ces publicités. Si son logo n'apparaît pas, c'est que la formation dit avoir voulu faire « des publicités sans partisanerie », parce qu'elles ont été payées à même le budget de recherche et de soutien aux élus. La seule référence au parti du maire est le choix de miser en toile de fond sur du turquoise, une des deux couleurs de la formation, avec le mauve.
Si les élus des autres formations n'apparaissent pas dans ces publicités dites non partisanes, « c'est qu'ils n'ont pas payé. Mais on ne leur a pas demandé s'ils étaient intéressés à le faire », a admis le directeur d'Équipe Coderre, Gilbert Decoste.
Les critiques des élus ont pris par surprise le directeur du parti du maire, qui estime avoir suivi les règles en place. Il souligne n'avoir éprouvé aucun problème à obtenir un remboursement du service des finances de Montréal pour ces dépenses.
« On a fait la même chose en 2015 et on n'en a pas entendu parler, je ne sais pas pourquoi des élus veulent faire une histoire avec ça maintenant », a relevé M. Decoste.
Quant à l'utilisation des logos d'arrondissements, le directeur d'Équipe Coderre juge qu'« il y a une zone grise, ce n'est pas clair ».
Au Directeur général des élections du Québec, on indique que les publicités politiques ne sont pas encadrées hors des périodes électorales. Les partis ne sont pas ainsi tenus d'indiquer sur leurs publicités que celles-ci ont été autorisées par l'agent officiel, comme c'est le cas en campagne. 
La prochaine campagne municipale commence officiellement le 22 septembre, l'élection ayant lieu le 5 novembre.

vendredi, août 21, 2015

Lac-Mégantic: Colette Roy Laroche se retire de la politique municipale

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 20 août 2015 à 16h53.
Lac-Mégantic: Colette Roy Laroche se retire de la politique municipale
MONTRÉAL — La populaire mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, a annoncé jeudi son retrait de la politique municipale.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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La nouvelle a été confirmée par un communiqué publié sur le site web de la ville. Elle terminera son mandat et a annoncé qu'elle n'en solliciterait pas de nouveau à l'occasion des élections municipales qui auront lieu à Lac-Mégantic le 1er novembre prochain. Mme Roy Laroche était en poste depuis 2002.

«La perspective d'un autre mandat de deux ans me ramène à revoir mes priorités», a-t-elle expliqué par communiqué.

«La somme de travail exigée à la mairie, particulièrement au cours des deux dernières années, et la maladie et le décès de mon mari au cours de l'année (en février) me dictent de ralentir, de prendre du repos, de penser à ma santé et à ma famille.»

Mme Roy Laroche, qui n'accordait pas d'entrevues, jeudi, a ajouté que ses successeurs devraient mettre la main à la pâte pour la reconstruction et le développement de Lac-Mégantic, une ville d'environ 6000 résidants.

«Des projets sont en marche et je suis convaincue que le prochain conseil aura de grandes sources d'inspiration pour reconstruire notre municipalité, a-t-elle indiqué. Plus que jamais, Lac-Mégantic a besoin de femmes et d'hommes formant une équipe dynamique, compétente et visionnaire.»

Quarante-sept personnes sont mortes à la suite du déraillement d'un train pétrolier au centre de la ville, le 6 juillet 2013.

Lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne à l'approche du premier anniversaire de la tragédie, l'an dernier, Mme Roy Laroche s'était confiée au sujet de l'impact personnel que la catastrophe avait eu sur elle.

Deux de ses cousins ont perdu la vie et son propre fils aurait pu connaître le même sort au moment du déraillement et de l'explosion qui a suivi.

La mairesse avait confié que ses cousins, Jean-Pierre Roy, 56 ans, et Éliane Parenteau, 93 ans, avaient constamment occupé ses pensées dans les mois qui ont suivi la tragédie, tout comme les autres victimes.

«Seulement le fait de passer devant ce sinistre chaque jour, plusieurs fois par jour, ça nous le rappelle, avait-elle révélé. Mais malgré ça, il faut continuer à avancer. Si on laissait nos émotions prendre le dessus, je pense que je resterais à la maison.»

Mme Roy Laroche approchait la fin de son mandat à l'été 2013 et ne prévoyait pas se représenter aux élections à l'automne. Après la catastrophe, son mandat avait été prolongé de deux ans par le gouvernement provincial.

Vivre son deuil personnel était donc devenu une tâche de plus à sa charge, et ce, dès le moment de la première explosion.

Alors que les flammes dévoraient sa ville, elle a immédiatement fait son devoir de mairesse, malgré la peur que certains de ses proches puissent se trouver au milieu du brasier.

Durant des heures, elle a craint que son fils, Frédéric Laroche, fasse partie des victimes. Elle est montée dans sa voiture après la première explosion et a conduit aussi près de l'incendie qu'elle a pu.

«Je me suis dit: "J'espère que Frédéric n'est pas là"», a raconté Mme Roy Laroche, qui a appris le lendemain que son fils était bien en sécurité à la maison.

Elle croit qu'elle doit la vie de son fils au fait qu'elle n'était pas disponible pour garder ses petits-enfants ce soir-là, sans quoi il se serait probablement trouvé au populaire bar Musi-Café, où plus d'une vingtaine de personnes ont péri.

La mairesse avait de la difficulté à contenir ses larmes en racontant l'histoire.

«Grand-maman avait de la visite, alors grand-maman ne pouvait pas garder. C'est ce qui fait qu'il est resté à la maison», a-t-elle expliqué.

Ce soir-là, elle avait aussi pensé à sa cousine, Éliane Parenteau, qui vivait au centre-ville, mais dont la mobilité était réduite. Première victime à être identifiée par les autorités, elle avait exprimé le désir de mourir à la maison...

«Finalement, c'est une mort tragique, mais en même temps, ça correspond à ce qu'elle voulait comme fin de vie», avait-elle souligné.

Celle que l'on a surnommé la «dame de granit» a admis qu'elle cédait parfois à l'émotion, ce qui arrive sans crier gare la plupart du temps.

«Je pense que je contrôle assez bien mes émotions, mais en même temps, je n'ai pas le contrôle du moment où ça déborde», a-t-elle affirmé.

«C'est un petit milieu ici, alors on ne peut pas oublier.»

Jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a rendu hommage à Mme Roy Laroche.

«Quel magnifique exemple de courage, de détermination et de service dans des circonstances terribles», s'est exclamé M. Couillard, qui a été interrogé à ce sujet alors qu'il se trouvait à Montréal.

Il a promis qu'il allait l'appeler personnellement pour lui souhaiter bonne chance et lui exprimer sa reconnaissance en tant que premier ministre du Québec.

«Tous les Québécois et les Québécoises ont une reconnaissance envers elle parce qu'à travers ces journées terribles, elle a donné une image de force, de courage et de ralliement dont tous vont se souvenir», a-t-il commenté.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, l'a décrite comme son «idole».

«Colette, c'est une boule d'énergie, elle aura été une inspiration sur ce que doit être le rôle du maire ou de la mairesse et elle nous a tellement inspirés», a lancé le maire montréalais.

«Elle a probablement vécu ce qu'il y a de pire en politique, elle a démontré comment se comporter dans l'adversité. Elle a été vraiment admirable et fantastique.»

De son côté, la présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, a tenu à saluer celle qu'elle considère comme une «inspiration constante» pour tous les élus.

«Je veux saluer aujourd'hui ce qu'elle a fait, mais aussi ce qu'elle est: une femme avec un coeur d'or et des qualités qui sont l'apanage des gens d'exception», a-t-elle déclaré par communiqué.