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mardi, février 07, 2017

Attentat-suicide à Kaboul: au moins 20 morts

http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/

Publié le 07 février 2017 à 07h40 | Mis à jour à 10h14

USMAN SHARIFI
Agence France-Presse
Kaboul
Un attentat-suicide a de nouveau visé des fonctionnaires afghans mardi à Kaboul faisant au moins 20 morts parmi les employés et les visiteurs de la Cour suprême, fauchés à l'heure de sortie des bureaux.
Selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, 41 personnes ont été blessées dont au moins un enfant, «mais ce bilan pourrait s'aggraver», a estimé un porte-parole.
«Le kamikaze s'est avancé à pied et a déclenché sa charge sur le stationnement» dans l'enceinte de la Cour suprême, à l'heure où les employés allaient embarquer à bord des bus qui les raccompagnent, a rapporté à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najibullah Danish.
Mais selon un responsable de la Cour joint à l'intérieur, l'attentat s'est produit près du guichet où le public vient récupérer les passeports, ce qui expliquerait que les victimes se comptent aussi parmi les visiteurs.
«Nous étions une dizaine à attendre nos passeports, six d'entre nous ont été blessés mais nous sommes tous vivants», a raconté Mohammad Ayob à l'AFP.
Les accès au bâtiment sont barrés par les... (Photo Massoud Hossaini, archives Associated Press)
Les accès au bâtiment sont barrés par les forces de police.
PHOTO MASSOUD HOSSAINI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
D'autres ont eu moins de chance comme le confie Nazar Mohammad Niazi à l'AFP: «C'était l'heure de rentrer à la maison. J'ai vu une petite fille projetée juste devant moi par le souffle de l'explosion, elle est morte».
La déflagration, assourdissante, a été entendue alentour, suscitant des scènes de panique aux abords de l'enceinte, dont les accès ont été aussitôt barrés par les forces de police.
«J'étais dedans avec mon père pour une démarche. Nous nous dirigions vers le stationnement quand on a entendu une très forte explosion, quand j'ai regardé mon père, il gisait en deux morceaux... comment vais-je faire sans lui», pleure un homme, le visage défait, les mains en sang, dont le témoignage a été diffusé en direct par la chaîne de télévision locale Tolo News.
Un autre a fait état de «projections de chair et de sang sur les murs, (les corps) de deux femmes et un enfant qui étaient à côté de moi. C'était horrible».
L'attentat est survenu peu avant 16 h locales (7 h 30 au Québec) dans l'enceinte de la Cour, située non loin de l'Ambassade des États-Unis dans la capitale afghane.
Il n'avait pas été revendiqué en fin de journée.
Déjà en 2013
La route conduisant au bâtiment a été aussitôt barrée par les forces de police. Plusieurs ambulances et véhicules de pompiers ont été également déployés sur place, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le dernier attentat d'ampleur à Kaboul, le 10 janvier, avait visé une annexe du Parlement également à l'heure de sortie des bureaux, faisant 38 morts et quelque 80 blessés.
La Cour Suprême à Kaboul avait par ailleurs été déjà visée une première fois en juin 2013 par un attentat qui avait fait 15 morts et une quarantaine de blessés: la bombe de forte puissance avait explosé à la même heure, 16 h, dans l'entrée du bâtiment.
Les talibans avaient alors revendiqué l'opération et menacé d'autres attentats à venir si la Cour continuait de condamner à mort leurs combattants.
Le président afghan Ashfrad Ghani a condamné «l'attaque barbare», évoquant «un crime contre l'humanité et un acte impardonnable».
En 2016, l'ONU a enregistré le pire bilan pour les civils en Afghanistan depuis qu'elle a commencé de les comptabiliser en 2009, soit 11 500 morts et blessés.
Parmi eux, près de 2000 personnes ont été affectées par des attentats indiscriminés contre la population, dont 398 ont été tuées. Ce qui constitue là encore un record depuis 2009, en augmentation de 7% comparé à 2015.
Pour la Mission des Nations unies d'assistance à l'Afghanistan (Manua) les mouvements insurgés, dont les talibans et le groupe Etat islamique, sont responsables de plus de 60% des victimes - ce que les Talibans contestent.

jeudi, novembre 19, 2015

Fin de course pour le vétéran djihadiste Abaaoud?

http://www.ledevoir.com/international/

19 novembre 2015 | Europe 
Nicolas Gaudichet - Agence France-Presse à Paris
Andréa Bambino - Agence France-Presse
Un passant lève les bras devant l’escouade tactique postée devant l’appartement de Saint-Denis, dans la nuit de mardi.
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse

Un passant lève les bras devant l’escouade tactique postée devant l’appartement de Saint-Denis, dans la nuit de mardi.

Présenté comme possible inspirateur des attentats de Paris, les plus graves de l'histoire de France, le djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud est-il en Europe, est-il en vie ? En soirée mercredi, le Washington Post rapportait que l'homme tué lors de..

POUR LES MEMBRES..
LIRE LA SUITE...
http://www.ledevoir.com/international/europe/455662/fin-de-course-pour-le-veteran-djihadiste-abaaoud?



L’assaut de Saint-Denis, heure par heure
Vers 4 h 20 L’assaut est lancé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et l’unité d’élite du RAID contre un appartement dans le centre piétonnier de Saint-Denis, (au nord de la capitale). Une fusillade se produit. Les enquêteurs se sont orientés vers la piste de cet appartement après avoir recueilli un témoignage faisant état de la présence du djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, suspecté d’être l’inspirateur des attentats du 13 novembre, sur le territoire français, expliquera plus tard François Molins. Le Stade de France, une des cibles des attentats de vendredi, est situé à une vingtaine de minutes à pied de l’appartement.

4 h 30 Les pompiers interviennent en soutien du RAID face à « un groupe armé retranché dans un appartement »« La porte blindée de l’appartement a résisté dans un premier temps aux charges explosives du RAID, ce qui a permis aux terroristes de préparer leur riposte. Des tirs très nourris et quasi ininterrompus se produisent pendant près d’une heure, plus de 5000 munitions ont été tirées du côté de la police », racontera François Molins. Puis « a retenti une explosion », une femme ayant vraisemblablement « activé son gilet explosif », ce qui devra « être vérifié », toujours selon le procureur.

Vers 4 h 45 Le RAID parvient à interpeller dans l’immeuble trois personnes, dont l’une blessée par balle au bras, selon le procureur.

Vers 5 h Les tirs reprennent, selon des riverains. Le quartier est complètement bouclé par les forces de l’ordre.

6 h 20 Métros, bus et tramways desservant Saint-Denis sont à l’arrêt.

7 h 21 La préfecture annonce la fermeture des écoles et collèges du centre-ville de Saint-Denis.

7 h 30 De fortes détonations sont entendues, trois heures après le début de l’opération ponctuée d’intenses fusillades.

7 h 40 La préfecture recommande aux habitants de rester chez eux.

7 h 58 Une cinquantaine de militaires sont déployés à Saint-Denis.

8 h 05 Le président François Hollande suit l’opération dans son bureau à l’Élysée, avec le premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

8 h 30 Poursuite de l’opération antiterroriste qui mobilise également un hélicoptère.

10 h Un Conseil des ministres est maintenu à l’Élysée alors que l’opération se poursuit.

11 h 26 Une source policière annonce la fin de l’assaut. Huit personnes ont été interpellées au total, dont trois près de l’appartement visé, deux dans les gravats de l’immeuble et les autres sur la voie publique. Cinq policiers ont été légèrement blessés.

19 h Lors de l’opération, « une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée et tout laisse à penser que, au regard de leur armement, leur organisation structurée et leur détermination, ce commando pouvait passer à l’acte », déclare François Molins lors d’une conférence de presse. Au moins deux des individus ont été tués. Des vérifications sont en cours pour savoir si Abdelhamid Abaaoud, et Salah Abdeslam, suspect clé traqué par la police, ont été tués dans l’assaut. « Abaaoud et Salah Abdeslam ne font pas partie des gardés à vue », a en tout cas indiqué François Molins.