Annonce

Aucun message portant le libellé drogue. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé drogue. Afficher tous les messages

dimanche, octobre 08, 2017

Québec lance sa campagne de prévention sur le cannabis

VÉRONIQUE PRINCE
Dimanche, 8 octobre 2017 17:39
MISE à JOUR 
cannabis
À moins d’un an de la légalisation du cannabis, le gouvernement Couillard n’a pas encore déterminé les paramètres de la vente et de la possession ni l’âge de la consommation, mais est prêt à lancer sa campagne de prévention.
Dès cette semaine, vous verrez sur vos écrans une publicité gouvernementale d’environ une minute, obtenue en primeur par TVA Nouvelles, dont l’objectif est de faire connaître les dérivés de cette drogue, ses composantes, de même que ses effets physiques et psychologiques.  
Quatre capsules ont été préparées en quelques semaines avec un budget modeste d’environ 30 000$, afin de pouvoir démarrer sans attendre la campagne de sensibilisation.
La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a décidé de lancer immédiatement l’offensive publicitaire, même si elle n’a toujours pas déposé sa loi-cadre et que son budget pour la prévention est encore indéterminé. Le délai avant la légalisation est déjà trop court.
«Je pense qu’on doit commencer maintenant et on va devoir intensifier plus tard pendant l’hiver. On commence à sensibiliser la population sur ce qu’est le cannabis, c’est composé de quoi et quel chemin est prévu pour la légalisation», a expliqué la ministre.
«La consommation de cannabis affecte le traitement de l’information et comporte des risques pour la santé physique et mentale», peut-on entendre dans la publicité.
La capsule vidéo se veut pédagogique. Bien qu’elle semble destinée à des jeunes, elle vise un large public.
Le gouvernement tient pour acquis que les gens ne sont pas tous bien informés sur les effets de cette drogue pourtant bien connue. La ministre Charlebois et son collègue de la Santé, Gaétan Barrette, se défendent d’infantiliser la population.
«Les gens n’en sont pas tous conscients. Je ne suis pas certaine que c’est si connu que ça. On a eu du succès avec la réduction du tabagisme parce qu’on a donné de l’information. C’est de la drogue. Comment ça peut affecter l’être humain? On ne veut pas dramatiser. On veut juste informer les gens et c’est un début», a affirmé Mme Charlebois.
«Est-il infantilisant de faire des campagnes contre le tabagisme? Est-il infantilisant de faire des campagnes de l’alcool au volant? Ce sont des choses qui sont très bien comprises de la population, mais on doit le faire quand même pour entretenir cet état d’esprit de meilleures habitudes de vie», a renchéri Gaétan Barrette.
Lucie Charlebois affirme qu’elle fait déjà des représentations auprès de son collègue aux Finances pour qu’il autorise un montant d’au moins un million de dollars afin de préparer une campagne de prévention plus vaste. Elle s’attend à des coûts importants pour ce volet.
«Il va falloir aussi former nos travailleurs, les gens qui vendent du cannabis, les médecins, les policiers, les infirmières, etc. Je tiens à ce que les gens sachent que ce n’est pas un produit banal, bien qu’il sera légalisé», a-t-elle dit.

vendredi, septembre 29, 2017

L’âge légal de consommation de la marijuana sera de 18 ans au Québec

29 septembre 2017 13h15 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
Certains souhaitaient que l’âge légal soit établi à 18 ans, tandis que d’autres visaient les 21 ans.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne
Certains souhaitaient que l’âge légal soit établi à 18 ans, tandis que d’autres visaient les 21 ans.
Le gouvernement Couillard a finalement décidé de fixer l’âge légal de consommation de marijuana à 18 ans au Québec.
 
La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, le confirmera dans une loi encadrant l’utilisation et la consommation de la marijuana, qu’elle déposera au cours des prochaines semaines, selon les informations du Devoir.
 
Québec emboitera ainsi le pas à Ottawa, qui a fixé l’âge légal pour l’achat de marijuana à 18 ans.
 
Ce serait surtout un désir de contrer l’habitude d’achat sur le marché noir qui aurait motivé la décision du premier ministre Philippe Couillard, au terme de nombreux échanges entre les élus libéraux. Ces derniers se séparaient en deux camps : certains souhaitaient que l’âge légal soit établi à 18 ans, tandis que d’autres visaient les 21 ans.
 
Le gouvernement serait par ailleurs à pied d’oeuvre pour finaliser les derniers détails de la loi. Québec serait pour le moment favorable à l’instauration d’un réseau de vente et de distribution public, mais chercherait encore à définir l’apport que pourrait avoir l’entreprise privée dans ce nouveau système.