Annonce

Aucun message portant le libellé Politique Europe. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Politique Europe. Afficher tous les messages

jeudi, mars 02, 2017

Perquisition au domicile du candidat François Fillon

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 01 mars 2017 à 06h47 | Mis à jour le 02 mars 2017 à 15h14
En s'accrochant, François Fillon (photo) «emporte son camp... (PHOTO AP)
En s'accrochant, François Fillon (photo) «emporte son camp dans une course vers l'abîme», a affirmé l'ex-premier ministre de droite Dominique de Villepin.
PHOTO AP
DAPHNÉ BENOIT
Agence France-Presse
Paris
Une perquisition a eu lieu au domicile parisien du candidat conservateur à la présidentielle française François Fillon, qui va être inculpé dans une affaire d'emplois fictifs présumés, et qui semble de plus en plus isolé face aux défections dans son camp.
Ancien favori de la présidentielle, M. Fillon a reculé en troisième position dans les sondages après le scandale suscité par les salaires d'assistants parlementaires touchés par son épouse Penelope et deux de ses enfants, pour des montants représentant des centaines de milliers d'euros d'argent public, et soupçonnés d'avoir en fait correspondu à des emplois fictifs.
Mercredi, le candidat de la droite, qui doit fêter samedi ses 63 ans, a annoncé sa convocation chez les juges le 15 mars «pour être mis en examen» (inculpé), dénonçant un «assassinat politique» et réaffirmant dans le même souffle sa volonté d'aller «jusqu'au bout».
Mais son maintien suscite de multiples défections au sein de son parti. Une quinzaine d'élus locaux de son camp lui ont demandé «solennellement» de se retirer, jugeant dans une tribune qu'«un pacte moral a été rompu».
D'autres figures de droite qui avaient soutenu l'ex-premier ministre Alain Juppé lors de la primaire de la droite, finalement remportée par M. Fillon, ont décidé de le lâcher dans l'espoir de le remplacer par leur champion.
En s'accrochant, François Fillon «emporte son camp dans une course vers l'abîme», a critiqué jeudi l'ex-premier ministre de droite Dominique de Villepin.
«La base, elle, tient», a réagi jeudi l'intéressé, reparti sur le terrain dans le sud de la France dans l'espoir de relancer sa campagne. Alors que sa garde rapprochée a prévu un grand rassemblement de soutien dimanche à Paris, un Français sur quatre seulement approuve sa décision de rester candidat, selon un sondage publié jeudi. 
Macron capitalise 
Les déboires de François Fillon semblent profiter au candidat centriste Emmanuel Macron, qui engrange pour sa part les ralliements au fil des semaines: selon les dernières enquêtes d'opinion, l'ancien ministre de l'Economie du président socialiste François Hollande se trouve désormais en pole position pour affronter et vaincre au second tour de la présidentielle, le 7 mai, la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen.
Le candidat centriste de 39 ans, qui présentait jeudi les détails de son programme, pro-européen et d'inspiration social-libérale, a promis une «grande loi» de moralisation de la vie publique. Et a assuré jeudi soir que s'il était inculpé dans une affaire il renoncerait à être candidat à l'élection présidentielle, contrairement à son rival de droite, parce que «devenir président de la République, c'est être garant des institutions».
L'autre grande rival d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen, voit également la pression judiciaire grandir sur elle.
Elle a vu jeudi son immunité levée par le Parlement européen à la demande de la justice française, qui lui reproche d'avoir diffusé sur son compte Twitter des images d'exactions sanglantes du groupe État islamique.
En décembre 2015, la présidente du Front national (FN) avait publié trois photos légendées «Daech c'est ça!»: un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et le corps décapité de l'otage américain James Foley. Daech est l'acronyme arabe du groupe État islamique (EI).
Forte de son immunité, Marine Le Pen a refusé jusqu'ici de répondre aux convocations de la justice française dans ce dossier. Elle a récemment repoussé une autre convocation dans une enquête sur les soupçons d'emplois fictifs concernant plusieurs assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.
Mais la popularité de Marine Le Pen n'a pas souffert pour l'instant des affaires financières, qui ont déjà valu des mises en examens à ses proches.
«La particularité des affaires judiciaires qui touchent Marine Le Pen et le Front national, c'est qu'elles ne constituent pas des cas d'enrichissement personnel, alors que la famille de François Fillon est directement concernée», note Cécile Alduy, chercheuse à Sciences-Po.

Exactions de l'EI sur Twitter: Marine Le Pen perd son immunité

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 02 mars 2017 à 06h36 | Mis à jour à 13h53
En décembre 2015, la présidente du FN avait... (PHOTO REUTERS)
En décembre 2015, la présidente du FN avait publié trois photos sur Twitter avec le texte «Daech c'est ça!» : un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo de l'otage américain James Foley, la tête posée sur le dos.
PHOTO REUTERS
CLÉMENT ZAMPA
Agence France-Presse
Bruxelles
Le Parlement européen a levé jeudi l'immunité parlementaire de la dirigeante d'extrême droite et eurodéputée Marine Le Pen à la demande de la justice française, qui lui reproche d'avoir diffusé des images d'exactions du groupe État islamique sur Twitter.
Convoquée en avril 2016 par un juge d'instruction français dans cette affaire, Marine Le Pen, candidate à la présidentielle française, avait refusé de s'y rendre, invoquant son immunité parlementaire.
La levée de l'immunité de Mme Le Pen est à effet immédiat.
Elle ne concerne que cette enquête et pas celle sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants de députés de son parti, le Front national, au Parlement européen, dans laquelle sa cheffe de cabinet a été mise en examen.
«Je pense que le résultat est clair: une grande majorité est pour la levée d'immunité», a déclaré Dimitrios Papadimoulis (GUE, extrême gauche), qui présidait les débats à Bruxelles, après un vote à main levée des eurodéputés en l'absence de l'intéressée.
Cette demande était formulée par le parquet de Nanterre (région parisienne), qui a ouvert une information judiciaire contre Marine Le Pen pour «diffusion d'images violentes».
Le Code pénal français punit de trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende le fait de diffuser «un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine» lorsque ce message est «susceptible d'être vu ou perçu par un mineur».
En décembre 2015, la présidente du FN avait publié trois photos sur Twitter avec le texte «Daech c'est ça!» : un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo de l'otage américain James Foley, la tête posée sur le dos. Daech est l'acronyme arabe du groupe État islamique (EI).
Mme Le Pen entendait protester contre le «parallèle ignoble» effectué, selon ses propos, par le journaliste vedette du groupe BFMTV et RMC, Jean-Jacques Bourdin, entre le groupe EI et le Front national.
La photo de James Foley avait été retirée le lendemain, à la demande de la famille du journaliste, mais les deux autres images étaient toujours en ligne jeudi.
«Ridicule et problématique» 
«Je suis députée, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech», s'est justifiée Marine Le Pen jeudi matin sur la chaîne de télévision LCP et la radio France Bleu, avant le vote, critiquant «une enquête politique».
La dirigeante d'extrême droite est, selon les sondages, quasiment assurée de se qualifier le 23 avril prochain, pour le second tour de l'élection présidentielle française.
«Cette levée d'immunité est absolument ridicule et problématique», s'est insurgé son bras droit, Florian Philippot, sur BFMTV.
Les eurodéputés «sont des godillots», «qui jouent le jeu des islamistes en cachant leurs monstruosités» et ne défendent pas les «lanceurs d'alertes», a estimé son directeur de campagne, le sénateur David Rachline.
Dès mardi, lors d'une visite au Salon de l'agriculture, Mme Le Pen avait dénoncé «une procédure ultra rapide spéciale Marine Le Pen».
Selon le Parlement européen, 15 demandes de levée d'immunité ont été examinées en 2016. Chaque dossier a pris entre quatre et huit mois selon les cas. La demande concernant Mme Le Pen ayant été déposée le 5 octobre 2016, la procédure la concernant aura duré près de cinq mois.
«La procédure judiciaire contre Marine Le Pen suit les délais habituels», avait estimé l'eurodéputée italienne Laura Ferrara, du groupe parlementaire eurosceptique EFDD, chargée par le Parlement d'étudier la demande de la justice.
Mme Le Pen a récemment repoussé une autre convocation, de la police, cette fois-ci dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs concernant plusieurs assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.
Une information judiciaire a également été ouverte contre le député apparenté FN Gilbert Collard, qui avait lui aussi tweeté une image violente, utilisant la même raison que Marine Le Pen. Mais le bureau de l'Assemblée nationale française a refusé de lever de son immunité, jugeant la requête de la justice pas «suffisamment précise».