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jeudi, novembre 19, 2015

Accueil des réfugiés: les villes veulent être mieux informées

http://www.lapresse.ca/international/crise-migratoire/

Publié le 19 novembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 06h31
La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)
La mairesse de Longueuil, Caroline St-HilairePHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Les maires des 13 villes québécoises qui accueilleront les réfugiés syriens attendus d'ici la fin de 2015 demandent à être mieux informés des plans d'Ottawa et de Québec, les élus ignorant encore combien d'entre eux chaque ville recevra.
Une conférence téléphonique d'une quarantaine de minutes a réuni hier midi ces maires afin de faire le point sur le dossier. «Ce qui me frappe, c'est la volonté des villes à accueillir les réfugiés. Chacune a déjà pris des initiatives pour réunir les groupes sur son territoire. Mais il manque deux morceaux du casse-tête: Québec et Ottawa. Les villes sont déjà à pied d'oeuvre, mais elles n'ont pas toute l'information», a indiqué la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.
L'Union des municipalités du Québec a mis en place un comité auquel on espère voir Ottawa et Québec se joindre pour coordonner l'arrivée des réfugiés. «Il faut qu'on s'assoie, s'il le faut quotidiennement, pour éviter que chaque maire appelle à gauche et à droite pour avoir de l'information. On veut éviter qu'il y ait des ratés. On a connu de beaux succès d'accueil de réfugiés et il ne faudrait pas manquer le bateau», a ajouté Mme St-Hilaire.
Les élus municipaux veulent notamment savoir s'ils recevront l'appui financier d'Ottawa et de Québec, puisque l'intégration de milliers de réfugiés risque d'être passablement onéreuse pour les villes dont les budgets sont déjà extrêmement serrés.
Discussions sur le nombre de réfugiés
Des discussions ont été entreprises entre le ministère de l'Immigration du Québec et les villes sur le nombre de réfugiés que chacune est prête à accueillir. Longueuil estime pouvoir en accueillir 200, tandis que la ville de Québec compte en accepter jusqu'à un maximum de 800.
«On va respecter la capacité d'accueil des gens. Si une ville nous dit 200, on n'en enverra pas 400», a indiqué à La Presse Marie-Hélène Paradis, du cabinet de la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil.
Le ministère de l'Immigration a préféré pour le moment ne pas préciser le nombre de réfugiés qui iront dans chacune des villes, les discussions étant toujours en cours. Impossible de savoir combien d'entre eux iront à Montréal, puisque plusieurs s'attendent à ce que la métropole reçoive l'ensemble des réfugiés qui n'auront pas eu de place dans les 12 autres villes.
La capacité d'intégration de Montréal est perçue comme plus importante en raison de la forte présence de la communauté syrienne, qui pourra parrainer de nombreux réfugiés. La métropole peut également compter sur d'importantes ressources communautaires pour faciliter leur intégration.
La Ville de Montréal vient d'ailleurs d'embaucher un ancien sous-ministre fédéral à l'Immigration, Michel Dorais, pour coordonner les efforts dans l'accueil des réfugiés sur son territoire. Ce fonctionnaire fédéral à la retraite depuis 2007 a une longue feuille de route en matière d'immigration; il a notamment été négociateur en chef pour l'Ontario lors de négociations en 2011 avec Ottawa pour l'encadrement des nouveaux arrivants.
Michel Dorais aura pour rôle de coordonner le comité Solidarité Syrie, qui rassemble services municipaux, arrondissements et groupes communautaires de la métropole. La première réunion de ce groupe est prévue aujourd'hui même.
«Montréal sera prêt pour recevoir les réfugiés syriens, on veut s'assurer que tout sera bien fait», a déclaré Denis Coderre. 
Le maire de Montréal a aussi invité à la prudence à la suite des attentats de Paris, surtout par rapport aux craintes suscitées par le fait que l'un des kamikazes s'est mêlé au flot de migrants pour se rendre en France. «Il ne faut pas faire de lien entre les réfugiés et le terrorisme. Ce sont aussi des victimes. Il ne faut pas créer des amalgames, il faut démontrer notre ouverture», a-t-il dit.
Denis Coderre dit comprendre ces craintes, mais affirme que celles-ci ne doivent pas inciter le Canada à fermer ses portes. «Sécurité, oui, mais il ne faut pas que ce soit une excuse pour ne recevoir personne.»
Dès le 1er décembre?
La station de radio de Québec FM93 a affirmé hier que le premier contingent de réfugiés syriens arriverait au Canada le 1er décembre. Cinq cents d'entre eux seraient logés à la base militaire de Valcartier et mille autres à celle de Trenton, en Ontario. 
Divers contrats auraient déjà été accordés à des entreprises pour offrir des «services de première nécessité» à partir de cette date. Des militaires célibataires résidant à la base de Valcartier auraient reçu un courriel les invitant à libérer leur logement militaire pour faire place aux réfugiés.
Les Forces canadiennes ont refusé hier de confirmer ou d'infirmer cette information, indiquant qu'«une décision n'a pas encore été prise». On rappelle que le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum, doit présenter le plan du gouvernement d'ici quelques jours.

lundi, juillet 06, 2015

Langue française au conseil municipal: vague d'appuis à la mairesse de Longueuil

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 05 juillet 2015 à 18h16.
Langue française au conseil municipal: vague d'appuis à la mairesse de Longueuil
MONTRÉAL — Plusieurs organismes dont le Mouvement Québec français, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et des représentants du monde politique appuient la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, dans la polémique entourant l'usage unique de la langue française lors des séances du conseil municipal.
Le chef de l'opposition au conseil municipal, Robert Myles, a recours à la langue anglaise durant les séances. Il traduit constamment ses phrases du français à l'anglais.

Cette habitude irrite la mairesse St-Hilaire qui défend le principe de la langue commune au Québec, qui est le français. Elle suggère même un renforcement de la loi 101 pour éviter ce genre de situation. Elle souhaite une séance du conseil municipal entièrement en langue française.

Selon le recensement 2011 de Statistique Canada, seulement trois pour cent de la population de Longueuil comprend uniquement la langue anglaise.

Pour Jean-Paul Perreault, président du Mouvement Impératif français, c'est «arrogant de vouloir angliciser les établissements publics pour accommoder quelques personnes qui refusent d'apprendre» le français. Catégorique, M. Perreault qualifie «d'absurde» le souhait de Robert Myles de tout traduire.

M. Perreault prendra part à une conférence de presse, lundi matin, devant l'hôtel de ville, en appui à la mairesse, aux côtés notamment de la députée péquiste de Taillon, Diane Lamarre et du président du Bloc québécois, Mario Beaulieu. Mardi soir, un rassemblement de citoyens est prévu au même endroit, juste avant la séance du conseil municipal.

Selon M. Perreault, la vision de M. Myles n'a pas sa place dans une collectivité qui veut vivre sa spécificité.

«C'est dérangeant, c'est blessant, de voir qu'il obtient des appuis. Ça fait plus de 40 ans que la Charte de la langue française existe!», déclare Jean-Paul Perreault.

Pour le président d'Impératif français, la solution se trouve dans l'apprentissage du français.

«S'il souhaite vraiment aider sa communauté, il devrait inviter sa communauté à parler et apprendre la langue française. [...] Si ça dérange certaines personnes, et bien soit, qu'elles soient dérangées», exprime M. Perreault.

«Bilinguiser et angliciser les établissements publics et les interventions publiques au Québec, c'est un accommodement totalement déraisonnable. C'est aux gens qui vivent au Québec de s'accommoder raisonnablement de cette grande valeur, cette belle langue, qu'est le français», commente M. Perreault.

La faiblesse du discours politique au Québec est en cause, selon lui.

«On a d'un côté un gouvernement fédéral qui au lieu de respecter la territorialité québécoise, il véhicule que l'anglais est la langue officielle. Or, il y a une seule langue officielle au Québec et c'est le français, exprime M. Perreault. (...) De l'autre côté, on ne devrait pas avoir un premier ministre, au Québec, qui se promène à l'international en niant l'existence du Québec en ne parlant qu'anglais et refusant de parler français. On a une société qui se culpabilise de ce qu'elle est. Et cela est nourri et entretenu par la faiblesse des politiciens ou les élus de tous les niveaux existants.»

«Il faut que ça cesse», a conclu Jean-Paul Perreault, félicitant au passage le «courage» de Caroline St-Hilaire.

jeudi, juin 25, 2015

La mairesse de Longueuil menacée de mort

http://www.journaldemontreal.com/

MISE à JOUR 
QMI_QMI_1212051337_001La police renforce la sécurité autour de la mairesse Caroline St-Hilaire depuis que celle-ci a reçu des menaces de mort.

Le Service de police de Longueuil prend au sérieux les menaces reçues par la mairesse suite à l’une de ses prises de position sur l’utilisation de l’anglais au conseil municipal, selon ce que rapporte Radio-Canada.
«On a été mis au courant de la situation hier et on fait les vérifications nécessaires», a indiqué Mark David, de la police de Longueuil.

La mairesse a notamment critiqué, mardi, le comportement du conseiller Robert Myles qui tient à s’exprimer dans les deux langues et traduire systématiquement ses déclarations pour la minorité anglophone.

«C'est pourtant simplement une question de bon sens et de respect : 96% de la population de Longueuil comprend le français, il n'a donc pas besoin de traduire systématiquement tous ses propos en anglais, chaque fois qu'il prend la parole, sous prétexte qu'il veut être compris par l'ensemble de la population. Nous sommes au Québec et les délibérations au conseil de ville DOIVENT se dérouler en français», a-t-elle publié mardi sur sa page Facebook. 

Le commentaire a suscité nombreuses réactions. Si certains appuyaient sa position, d’autres ont diffusé des propos haineux, menaçant même sa vie.

«Faux debarasser de toi alors!» écrit une internaute.

«Goudron et de plume le maire de Longueuil! Cette femme est un fasciste et doit être traitée exactement le même que Benito Mussolini. Il a été suspendu à un crochet de la viande!», écrit un autre.