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lundi, novembre 07, 2016

Espionnage de Patrick Lagacé: le maire Coderre se défend

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Publié le 07 novembre 2016 à 07h08 | Mis à jour à 08h49
Le SPVM a eu accès aux relevés téléphoniques... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Le SPVM a eu accès aux relevés téléphoniques du chroniqueur Patrick Lagacé en décembre 2014. Le corps policier cherchait à découvrir l'origine d'une fuite en lien avec une présumée affaire de contravention impayée par le maire Denis Coderre.

La Presse
Le maire de Montréal, Denis Coderre, n'a pas exclu l'hypothèse que le chroniqueur vedette de La Presse, Patrick Lagacé, ait été espionné après avoir découvert que le premier magistrat de Montréal aurait possiblement eu un passe-droit pour une contravention de 444$ impayée, une information démentie par le maire sur les ondes du 98,5 fm, qui a confirmé s'être acquitté de la facture. Denis Coderre a également profité de la tribune pour admettre s'être plaint à l'ex-directeur du SPVM, Marc Parent.
Le maire a fait état d'autres histoires impliquant le SPVM, notamment une contravention pour excès de vitesse et des appels répétés pour pouvoir se prendre en photo avec le chanteur Corey Hart. C'est lorsque ces derniers éléments ont été rendus publics que le maire Coderre s'est plaint à M. Parent. «Est-ce qu'on peut commencer à fouiller dans les registres comme ça et commencer à envoyer ça à gauche et à droite?, a renchéri le maire. Ce n'était pas une demande d'enquête. C'était pour le citoyen Coderre, a expliqué le maire. J'ai demandé à Parent (NDLR l'ancien directeur du SPVM). Est-ce que c'est légal? Je me fais surveiller. Il y a une différence entre de l'ingérence politique et moi comme citoyen... On fouille dans mes registres... Je me fais checker, on va checker Lagacé. Ça peut vouloir dire ça», a mentionné le maire Coderre. 
Oubli de « payer ses plaques »
Dans La Presse de lundi, Patrick Lagacé mentionne avoir été informé, par des membres du SPVM, de la possibilité que le maire ne se soit pas acquitté des frais de ladite contravention. Celui qui allait devenir maire de Montréal fin 2013 a oublié de « payer ses plaques », sans doute comme des dizaines d'autres Québécois ce jour-là. C'est à la suite des vérifications du journaliste auprès de l'attachée de presse du maire, Catherine Maurice, que le SPVM aurait obtenu un mandat de surveillance de son téléphone. 
Enquête de l'inspecteur général
Dimanche, le maire de Montréal a annoncé que l'inspecteur général de la Ville de Montréal, Me Denis Gallant, siègera sur un comité qui se chargera d'enquêter sur les pratiques du SPVM. Les balises n'ont toutefois pas été précisées.