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lundi, juillet 20, 2015

Ouverture des banques en Grèce après trois semaines de fermeture

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Mise à jour le lundi 20 juillet 2015 à 5 h 16 HAE  Reuters
Les Grecs attendent l'ouverture des banques
Les Grecs attendent l'ouverture des banques.  Photo :  Stefanos Rapanis / Reuters

Les établissements bancaires ont rouvert lundi en Grèce après trois semaines de fermeture, témoignant d'un timide retour à la normale à Athènes où la plupart des mesures de contrôle de capitaux restent en vigueur.
La Bourse d'Athènes, elle aussi fermée depuis le 29 juin, restera en revanche fermée, a par ailleurs annoncé une porte-parole de l'opérateur boursier.
Des files d'attente se sont formées au petit matin dans le centre de la capitale grecque, maintenant que les épargnants sont désormais autorisés à retirer jusqu'à 420 euros d'argent liquide par semaine au lieu de 60 euros par jour pour éviter de refaire la queue.
« Les mesures de contrôle des capitaux et les restrictions sur les retraits restent en place, mais nous abordons une nouvelle étape que nous espérons être la première d'un retour à la normale », a déclaré Louka Katséli, qui dirige la fédération bancaire grecque.
Les Grecs pourront déposer des chèques, mais pas d'argent liquide, régler des factures, accéder à leurs coffres et effectuer des retraits sans utiliser de carte bancaire.
De légères perturbations pourraient se produire après trois semaines d'interruption, mais les banquiers s'attendent à ce que, dans l'ensemble, les opérations se déroulent normalement.
« Je ne m'attends pas à des problèmes majeurs, notre réseau et celui de nos concurrents sont prêts », a dit un responsable de Piraeus Bank, une des quatre plus grandes banques du pays.
« Il est possible qu'il y ait des files d'attente parce que beaucoup de clients voudront retirer des fonds déposés dans les coffres », a-t-il ajouté.
La fermeture des banques était l'une des illustrations les plus évidentes de la crise qui a amené la Grèce au bord du précipice.
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, espère désormais que les négociations rouvriront au plus vite avec les créanciers d'Athènes après s'être résigné à durcir les mesures d'austérité en contrepartie d'un nouveau plan d'aide.
Particulièrement rigoureux, ce plan d'aide prévoit notamment une hausse des impôts, une baisse des pensions de retraite, un encadrement strict de la dépense publique, une refonte du système de négociations collectives et le transfert de 50 milliards d'actifs publics vers un fonds de privatisation.
Les Grecs pourront en percevoir les effets dès ce lundi avec l'entrée en vigueur d'une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée qui passe de 13 % à 23 % sur un certain nombre de produits et de services, sur la nourriture et sur les transports publics notamment.
La Grèce commence à rembourser ses dettes
La Grèce a lancé le processus de remboursement d'un total de 6,25 milliards d'euros dus à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI), indiquent lundi des sources au ministère grec des Finances.
Le gouvernement va verser 4,2 milliards d'euros à la BCE, en comprenant principal et intérêts, et régler 2,05 milliards d'euros d'arriérés au FMI remontant au 30 juin, ont dit ces sources. Il va aussi rembourser un prêt de 500 millions d'euros qui avait été accordé par la banque centrale grecque.
Le pays peut honorer ces échéances grâce à un prêt relais de 7,16 milliards d'euros accordé la semaine dernière par le mécanisme européen de stabilité financière (MESF), en attendant l'ouverture de négociations sur un troisième plan d'aide.