jeudi, septembre 24, 2015

Le journal La Presse met à pied 158 employés, après avoir décidé d'abolir la version papier

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LA PRESSE

Le virage numérique annoncé par le journal La Presse ne s'effectue pas sans heurts dans la salle de rédaction de la rue Saint-Jacques. La direction du quotidien annonce la suppression de 158 emplois, dont 43 postes à la rédaction.
Les compressions toucheront 102 employés réguliers et 56 temporaires qui sont des postes syndiqués, non syndiqués et de cadres.
La quasi-totalité des mises à pied entrera en vigueur dans trois mois, c'est-à-dire au moment du passage de la version papier au numérique.
La Presse comptera, à compter de cette date, 633 employés réguliers.
«La Presse+ deviendra-t-elle La Presse-», s'interroge les syndicats de La Presse qui déplore que le nombre de mise à pied dépasse «largement» le nombre de personnes affectées à l'édition papier du journal.
Le communiqué de La Presse souligne que l'entreprise avait procédé à des embauches en 2011 afin de développer l'application La Presse+. Le journal a dû supporter les deux versions du quotidien en plus de « répondre aux besoins supplémentaires des annonceurs » en version numérique.
« La décision de mettre fin à l'édition papier de La Presse en semaine en janvier et le changement de notre modèle d'affaires viennent inévitablement modifier nos besoins en main-d'œuvre. C'est donc avec regret que nous annonçons aujourd'hui une réduction des effectifs de La Presse », a expliqué le président et éditeur, Guy Crevier.
La fin d'une époque
Le quotidien avait annoncé, la semaine dernière, la fin de la publication de sa version papier à compter du mois de janvier prochain. La Presse ne sera plus publiée que le samedi, en format papier, alors qu'elle continuera d'être publiée en format numérique, accessible sur tablette, du lundi au vendredi.
Le changement de cap est ainsi survenu 30 mois seulement après le lancement de La Presse+, sa version numérique.
Le président et éditeur du journal, Guy Crevier, avait affirmé que la version numérique - consultée par plus de 460 000 personnes chaque semaine - constituait un véhicule « beaucoup plus performant » que l'édition papier.