samedi, juillet 18, 2015

Le premier ministre grec écarte les ministres rebelles

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Mise à jour le vendredi 17 juillet 2015 à 19 h 07 HAE
Le parlement grec
Le parlement grec  Photo :  Alkis Konstantinidis/Reuters

Alexis Tsipras a procédé vendredi à un remaniement de son gouvernement en écartant les ministres hostiles à l'accord conclu lundi avec les créanciers d'Athènes.
Des membres de l'aile la plus à gauche de sa formation politique, Syriza, avaient voté contre les réformes proposées par le premier ministre en échange d'une nouvelle aide à la Grèce.
Alexis Tsipras a procédé à dix changements au sein de son équipe pour remplacer les ministres et vice-ministres rebelles.
Les ministres de l'Énergie et du Travail sont écartés, ainsi que les secrétaires d'État au Travail et à la Défense. La vice-ministre des Finances, qui s'était publiquement opposée au programme d'aide, est également remplacée.
Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, nommé récemment pour faciliter les négociations avec les créanciers, et le ministre de l'Économie Georges Stathakis conservent leurs postes.
Les nouveaux ministres doivent prêter serment samedi.
Le Parlement allemand approuve l'ouverture de pourparlers
Les députés du Bundestag ont par ailleurs donné leur feu vert au gouvernement d'Angela Merkel pour négocier un troisième plan d'aide à la Grèce, malgré les doutes émis par le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, sur ses chances de succès.
Le vote s'est toutefois soldé par un revers pour la chancelière, car une minorité non négligeable de ses députés se sont prononcés contre ces tractations.
L'approbation de la chambre basse a été obtenue par 439 voix contre 119, dont 60 appartiennent au camp conservateur d'Angela Merkel. Il y a également eu 40 abstentions. La chancelière était pourtant intervenue pour mettre en garde contre les risques qu'aurait entraînés, selon elle, un vote négatif.
« L'alternative à cet accord ne serait pas une sortie provisoire de la zone euro [...], mais plutôt un chaos prévisible. »— Angela Merkel, chancelière de l'Allemagne

Une partie de l'opinion publique allemande est particulièrement hostile à la perspective d'une nouvelle aide à la Grèce. L'Allemagne est le pays de la zone euro qui a le plus contribué aux deux précédents programmes d'aide.
« Le Grexit [sortie de la Grèce de la zone euro] est la meilleure solution, ou nos enfants paieront », a publié le quotidien Bild, le plus grand tirage de la presse allemande.
La restructuration de la dette
Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, espère que le plan d'aide sera bouclé d'ici quelques semaines. Il a rappelé qu'une restructuration de la dette grecque doit faire partie des négociations.
« Sur la dette je m'attendrais à ce que cela fasse partie des négociations parce que c'est également quelque chose sur laquelle le FMI [Fonds monétaire international] insiste. »— Valdis Dombrovskis, vice-prés. Commission européenne

La Grèce doit rembourser d'ici le 20 juillet des obligations souveraines détenues par la Banque centrale européenne.