vendredi, juin 19, 2015

Début des vacances à Ottawa: le NPD en tête des intentions de vote

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 19 juin 2015 à 15h45. Modifié par 98,5 Sports à 16h21.
Début des vacances à Ottawa: le NPD en tête des intentions de vote
Thomas Mulcair/NPD
OTTAWA - C'est déjà le temps des vacances pour les députés de la Chambre des communes. Les travaux de la 41e législature du Canada ont pris fin cette semaine, donnant le coup d'envoi à une véritable course à obstacles estivales qui mènera au déclenchement des élections fédérales et au vote prévu le 19 octobre.
La course pour l'obtention des clés du 24 promenade Sussex a, bien sûr, débuté il y a déjà plusieurs mois. Elle ne s'est peut-être même jamais interrompue depuis l'élection de mai 2011 qui a permis au premier ministre Stephen Harper d'obtenir une majorité conservatrice au Parlement.

Avec exactement quatre mois à faire avant le jour J, les trois principaux partis politiques fédéraux — le Parti conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral — quitteront Ottawa vers un terrain qui a gagné en complexité au cours des derniers mois.

Une série de sondages menés à partir de la mi-mai placent maintenant Thomas Mulcair et le NPD en tête des intentions de vote. Du coup, les conservateurs de Stephen Harper perdent doucement du terrain pour s'établir en deuxième place et Justin Trudeau, qui caracolait chez les libéraux, doit maintenant se contenter de la troisième place.

Ces sondages menés à la grandeur du pays octroient jusqu'à 36 pour cent des intentions de vote au NPD et aussi peu que 23 pour cent aux libéraux, plaçant les conservateurs quelque part dans l'intervalle. Jusqu'au mois de mars dernier, le portrait était pourtant à l'inverse alors que le Parti libéral était en tête et le NPD, bon troisième.

Cette nouvelle dynamique était parfaitement illustrée par la couverture de deux importants discours la semaine dernière. L'énoncé économique de Thomas Mulcair à Bay Street, mardi, a été présenté dans les médias comme étant une mise en scène orchestrée par un «gouvernement en attente» pour apaiser les craintes de la classe économique de Toronto. Quant à la réforme démocratique présentée mardi par Justin Trudeau, elle a été dépeinte dans les médias comme une proposition «désespérée» pour relancer la campagne libérale.

Pourtant, si l'on change les positions qu'occupent Mulcair et Trudeau dans les sondages — comme c'était le cas à la fin du mois de mars — la manière de décrypter ces deux discours aurait très certainement été complètement différente.

«J'aime bien lire des analyses à contre-courant mais on ne voit pas ça souvent», laisse tomber Donna Dasko, une ancienne vice-présidente principale à Environics. «Les analyses politiques suivent des vagues — et la nouvelle vague est que Thomas Mulcair fait bonne figure en ce moment et que Justin Trudeau et Stephen Harper font mauvaises figures.»

Ces vagues de popularité créent de l'intérêt pour la politique, ce qui est une bonne chose, dit Mme Dasko. Elle prévient toutefois qu'elles sont très loin de prédire l'issue d'un scrutin.