mardi, juin 02, 2015

Bernard Landry se souvient de son «compagnon de route»

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Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le mardi 02 juin 2015 à 06h09. Modifié à 07h57.
Bernard Landry se souvient de son «compagnon de route»
Bernard Landry et Jacques Parizeau en 2001
(98,5fm) - Même s'il l savait malade, Bernard Landry était sous le choc du décès de Jacques Parizeau lorsque le 98,5 fm l'a rejoint, tôt mardi matin.
«Nous avons été des compagnons de route depuis 1969. Mes pensées vont d'abord à Lisette Lapointe, à sa fille et son petit-fils Hadrien. Nous sommes un grand nombre de Québécois dans la tristesse, aujourd'hui», a-t-il confié à l'animateur Paul Arcand.
Présentement à Paris, M. Landry le savait hospitalisé depuis cinq mois. Il lui avait parlé au cours des derniers jours.
Tous s'entendent que Jacques Parizeau fut l'un des grands bâtisseurs du Québec, mais plusieurs se souviendront de lui pour son faux-pas politique au soir du référendum de 1995. Dans ce qui allait s'avérer son dernier discours en tant que chef du PQ, M. Parizeau avait alors expliqué la défaite en deux points: l'argent et le vote ethnique.
«C'est une grande injustice, lance Bernard Landry à ceux qui le condamnent encore pour ses paroles de 1995. Mais, c'est le destin, c'est la vie. Faire l'indépendance d'un peuple, ce n'est pas facile. Il a subi les contrecoups qui viennent avec.»
«Je suis profondément ému» -Yves Michaud
Yves Michaud était l'un des rares amis de M. Parizeau. De la même génération et du même parcours, il a dit «qu'elle sera lourde», en parlant de la perte de Jacques Parizeau.
Fondateur, rédacteur en chef et directeur du journal indépendantiste Le Jour, Yves Michaud a occupé différents postes au sein du Gouvernement du Québec de 1979 à 1984 avant d'être délégué général du Québec en France.
«Je reste sans paroles, moi qui suis habituellement volubile. Je suis profondément ému de la disparition de Jacques, je me sens terriblement seul», a -t-il confié à Paul Arcand, mardi matin.