mardi, mai 26, 2015

Le commissaire à l'éthique constate la situation exceptionnelle de PKP

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 26 mai 2015 à 18h26. Modifié par Léandre Drolet à 18h39.
Le commissaire à l'éthique constate la situation exceptionnelle de PKP
Pierre Karl Péladeau./PC
QUÉBEC ? La situation exceptionnelle de Pierre Karl Péladeau, qui est actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor, nécessite que les députés se penchent sur la question, a déclaré mardi le commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale, Jacques Saint-Laurent.
M. Saint-Laurent a constaté notamment que la fiducie sans droit de regard, qui peut être constituée par des députés afin d'éviter les conflits d'intérêts, a une efficacité limitée dans le cas où la totalité des actifs qui y sont placés sont constitués d'une entreprise unique.

Devant des députés qui ont questionné ses 23 recommandations pour améliorer leur code d'éthique, M. Saint-Laurent a constaté également que les risques de conflits d'intérêts sont proportionnels à l'ampleur des actifs détenus par un élu.

Selon le commissaire, qui a constaté que les filiales du secteur des médias de Québecor suscitent des questions légitimes sur le plan de l'apparence d'impartialité, le cadre actuel qui vise à éviter les conflits d'intérêts nécessite des raffinements.

Juste avant que M. Saint-Laurent soit entendu en commission parlementaire concernant son plus récent rapport, M. Péladeau a laissé planer la possibilité que Québecor passe à des intérêts hors-Québec si jamais il était forcé de vendre.

Dans une entrevue à la radio, M. Péladeau a affirmé que personne au Québec ne serait en mesure de payer 5 milliards $ pour conserver l'entreprise en sol québécois.

Du même souffle, M. Péladeau a écarté toute possibilité de vendre ses actions, qu'il souhaite conserver, après avoir reçu le contrôle de Québecor de son père Pierre Péladeau.

«C'est important pour moi qu'elles restent entre les mains d'un Péladeau», a-t-il dit.