mardi, août 30, 2016

UPAC: Normandeau laisse planer un suspense autour de son émission de radio

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30 août 2016 |Alexandre Robillard - La Presse canadienne | Justice
Nathalie Normandeau à son arrivée au palais de justice de Québec, lundi, avec son avocat Maxime Roy
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
Nathalie Normandeau à son arrivée au palais de justice de Québec, lundi, avec son avocat Maxime Roy
L’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau pourrait commenter les procédures judiciaires criminelles dont elle est l’objet dans une nouvelle émission de radio qu’elle animera à partir de la semaine prochaine à Québec.
 
Mme Normandeau était présente pour la première fois au palais de justice, lundi, relativement au dossier qui a mené à son arrestation par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), en mars dernier.
 
Son avocat et celui de ses six coaccusés, également présents, ont convenu avec la Couronne de poursuivre le 28 septembre les discussions en vue d’une enquête préliminaire à leur procès.
 
Malgré les demandes de deux avocats des accusés, qui souhaitaient éviter à leurs clients de revenir devant le tribunal dans un mois, le juge Jean-Louis Lemieux a exigé une nouvelle fois leur présence à cette prochaine étape.
 
En sortant de la salle d’audience, au palais de justice de Québec, Mme Normandeau n’a pas voulu commenter les procédures.
 
« Vous m’écouterez le 6 [septembre] », s’est-elle contentée de répondre aux journalistes qui la sollicitaient.
 
L’ex-ministre, qui animera à partir de la semaine prochaine une nouvelle émission de radio à Québec, a déclaré qu’elle parlera « peut-être » de son procès.
 
Au moment de l’annonce du lancement de son émission sur les ondes de BLVD FM, la semaine dernière, Mme Normandeau avait déclaré que tous les sujets concernant l’UPAC seraient exclus de sa feuille de route.
 
Mme Normandeau fait face à un total de sept chefs d’accusation de complot, de corruption, d’abus de confiance et de fraude. Elle est passible d’un maximum de 14 ans d’emprisonnement.
 
Ancienne mairesse de Maria, en Gaspésie, Mme Normandeau a été députée de Bonaventure pendant 13 ans, ministre et vice-première ministre jusqu’à sa démission en 2011.
 
Mme Normandeau a été embauchée par BLVD FM après avoir perdu son poste d’animatrice au FM93, un congédiement qu’elle conteste devant les tribunaux.
 
Jacques Larochelle, avocat de l’ex-ministre et organisateur libéral Marc-Yvan Côté, également au nombre des accusés, a tenté en vain, lundi, d’éviter le retour de son client dans un mois pour la suite de la conférence de gestion préalable à l’enquête préliminaire.
 
« À quoi ça sert de les faire parader ? » a-t-il demandé au magistrat.
 
Le juge Lemieux a rejeté cette demande en soulignant que leur présence était nécessaire pour faciliter les procédures.
 
« Loin de moi l’idée de vouloir les faire parader », a-t-il répondu en fixant son exigence.
 
Les avocats de la défense ont obtenu que la Couronne précise d’ici la prochaine audience les éléments de preuve qui seront utilisés pour l’enquête préliminaire.
 
Le procureur Claude Dussault a affirmé qu’il soumettra une liste « non définitive » des pièces dont il se servira.
 
Toutes les parties s’entendent pour procéder rapidement dans ce dossier, a remarqué le porte-parole de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP), René Verret.
 
Selon M. Verret, des précisions sur les pièces utilisées par la Couronne pourraient aider la défense à accélérer le déroulement de l’enquête préliminaire, dont la durée a été estimée lundi entre trois et six semaines.
 
« C’est plutôt exceptionnel comme demande, mais devant la complexité de la preuve, il semble que cette preuve est volumineuse, on peut comprendre les avocats de la défense de demander à l’avance quelles sont les pièces qui seront produites de façon à se préparer », a-t-il dit.
 
Bruno Lortie, ex-directeur de cabinet de Mme Normandeau, est au nombre des accusés, tout comme deux anciens dirigeants du cabinet de génie-conseil Roche, Mario Martel, France Michaud, d’anciens collègues de Marc-Yvan Côté.
 
L’ex-maire de Gaspé, François Roussy, et l’ancien responsable du bureau de circonscription de Pauline Marois dans Charlevoix, Ernest Murray, sont également poursuivis.
 
Au moment des arrestations, l’UPAC avait déclaré qu’ils étaient soupçonnés d’avoir participé à « des stratagèmes criminels reliant à la fois des activités frauduleuses de financement politique et l’obtention indue de subventions gouvernementales ou de contrats publics ».


Donald Trump rejette le soutien d'un ancien leader du Ku Klux Klan

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche

Publié le 29 août 2016 à 19h21 | Mis à jour le 29 août 2016 à 22h21
Donald Trump... (REUTERS)
Donald TrumpREUTERS
Agence France-Presse
WASHINGTON
Un ancien leader de l'organisation raciste Ku Klux Klan, David Duke, a appelé les électeurs à voter pour Donald Trump à l'élection présidentielle américaine dans un message téléphonique soutenant sa propre candidature au Sénat en Louisiane, ont rapporté des médias lundi.
Mais le candidat républicain à la Maison-Blanche a répudié le soutien d'un tel personnage, qui l'avait déjà plongé dans l'embarras il y a plusieurs mois.
«À moins d'un arrêt immédiat de l'immigration massive, nous deviendrons minoritaires dans notre propre pays», a lancé David Duke dans un message diffusé par téléphone auprès de nombreux électeurs de Louisiane, et mis en ligne par Buzzfeed.
«Il est temps de nous défendre et de voter pour Donald Trump comme président, et de voter pour moi, David Duke, au Sénat», poursuit le candidat.
À 66 ans, cet ancien responsable du KKK tente un retour en politique, profitant de l'agitation créée par la candidature de Donald Trump.
Il y a six mois, le milliardaire new-yorkais avait tardé à désavouer le soutien apporté publiquement par David Duke, prétendant initialement ne pas savoir qui il était.
Cette fois, l'équipe Trump a immédiatement rejeté l'association à David Duke, figure de l'extrême-droite raciste américaine qui fut candidat malheureux à divers postes politiques dans les années 1980 et 1990. Il siégea trois ans à l'assemblée locale de Louisiane de 1989 à 1992.
«C'est tout à fait inquiétant», a dit une porte-parole, Katrina Pierson, sur CNN. «L'équipe Trump ne sait rien de la campagne de David Duke, et nous avons désavoué David Duke et ne cautionnons aucune de ses activités».
Mais Hillary Clinton entend continuer à associer Donald Trump à David Duke pour persuader les électeurs que son adversaire est un raciste patenté.
«Je voulais en parler au grand jour et montrer aux gens que David Duke soutient Donald Trump, alors qu'il est un ancien «Grand wizard» du Ku Klux Klan», a-t-elle dit lors d'une réception privée de collecte de fonds à Easthampton (New York), en utilisant l'ancien titre formel de David Duke au sein du groupe.


La mère d'un suspect québécois de terrorisme accusée d'entrave à la justice

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/

EXCLUSIF
Publié le 30 août 2016 à 06h49 | Mis à jour à 06h49
Photo reçue par la présumée victime... (PHoto fournie par Le Soleil)
Photo reçue par la présumée victime
PHOTO FOURNIE PAR LE SOLEIL

La mère d'un suspect québécois de terrorisme a été arrêtée et accusée la semaine dernière d'avoir tenté de convaincre un témoin clé de l'enquête sur son fils de changer sa version des faits.
Ismael Habib a comparu le 8 mars dernier... (Photo Patrick Woodbury, archives Le Droit) - image 1.0
Ismael Habib a comparu le 8 mars dernier au palais de justice de Gatineau, où la sécurité a été renforcée pour l'occasion.
PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT
Pauline Maltais est la mère d'Ismael Habib, Montréalais aux sympathies djihadistes accusé l'hiver dernier d'avoir tenté de quitter le Canada pour participer aux activités d'un groupe terroriste après avoir été dénoncé par sa conjointe.
L'homme de 28 ans a été arrêté en février à Gatineau, où il venait à peine d'emménager, et accusé de harcèlement criminel, de menaces de mort et d'emploi de documents contrefaits dans une affaire de violence conjugale. Sa présumée victime avait alors raconté aux policiers que Habib avait menacé de faire exploser sa voiture si elle le dénonçait. Selon la preuve présentée au palais de justice de Gatineau, comme l'a rapporté le journal Le Droit, elle avait aussi déclaré qu'il regardait des vidéos d'exécutions du groupe armé État islamique et qu'il était de plus en plus radical.
Quelques jours plus tard, Ismael Habib, fils d'un père réfugié afghan et d'une mère québécoise, faisait l'objet de nouvelles accusations, cette fois à Montréal, en lien avec des infractions terroristes. Les faits exacts qui lui sont reprochés dans ce dossier sont protégés par une ordonnance de non-publication. Habib est derrière les barreaux en attendant son procès.
SA MÈRE S'EN MÊLE
C'est un mois après le dépôt des accusations de terrorisme que sa mère, une résidante de la Rive-Sud de Montréal âgée de 52 ans, aurait tenté de prendre les choses en main. 
Selon des documents judiciaires obtenus par La Presse, Pauline Maltais a pris contact avec l'ex-conjointe de son fils en avril, soit quelques mois après son arrestation, et a enjoint à celle-ci de retirer sa plainte. Mme Maltais aurait fait appel à l'instinct maternel de la présumée victime de son fils pour la convaincre d'obtempérer. Elle aurait eu espoir de voir les accusations de terrorisme tomber en même temps que celles de violence conjugale. 
La présumée victime a alerté les autorités, qui ont pris l'affaire très au sérieux. Pauline Maltais a été arrêtée en avril par la police de Gatineau, puis relâchée sous promesse de comparaître, ce qu'elle a fait la semaine dernière pour répondre à une accusation d'avoir volontairement tenté d'entraver, de détourner ou de contrecarrer le cours de la justice.
Il n'a pas été possible de joindre Mme Maltais ou son avocat, hier.
AUTRES PRESSIONS
Ce n'est pas la première fois que la présumée victime dans cette affaire fait l'objet de pressions. En mars, elle a reçu une photo montrant ce que les autorités croient être la mère des enfants de Habib, une Montréalaise qui serait actuellement en Syrie, le visage complètement voilé et tenant une arme, avec une petite fille au visage couvert sur ses genoux.
Lors de l'enquête sur remise en liberté de Habib à Gatineau, un enquêteur avait présenté la photo reçue par courriel par la conjointe et accompagnée du message suivant : « Tu penses que tu vas gagner contre ça ? »
- Avec la collaboration de William Leclerc

Retour sur l'affaire Habib

Février 2016 : Ismael Habib est arrêté par la police de Gatineau dans une affaire de violence conjugale. Il est accusé de harcèlement criminel, de menaces de mort, d'emploi d'un document contrefait et de possession d'une pièce d'identité appartenant à un tiers. Sa présumée victime fait des déclarations inquiétantes sur les idées radicales de Habib.
8 mars : Habib comparaît au palais de justice de Gatineau, où la sécurité a été renforcée pour l'occasion.
10 mars : Habib fait l'objet d'une nouvelle accusation, cette fois à Montréal, soit d'avoir fait une déclaration fausse ou trompeuse en vue d'obtenir un passeport. La GRC souhaite aussi lui imposer des conditions pour le garder sous surveillance en vertu de l'article 810.011, parce qu'elle craint qu'il ne commette un acte terroriste. La Couronne fédérale s'oppose à sa remise en liberté.
11 mars : De retour devant un juge, Habib est accusé en vertu de l'article 83.181 du Code criminel du Canada d'avoir tenté de quitter le pays pour participer aux activités d'un groupe terroriste.
11 avril : Pauline Maltais, mère de Habib, prend contact avec sa présumée victime pour tenter de la convaincre de retirer sa plainte.
5 mai : Un juge décide de garder Habib derrière les barreaux jusqu'à son procès.
19 août : Pauline Maltais se présente devant un juge pour répondre à une accusation d'entrave à la justice.