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mercredi, mars 22, 2017

L'ex-directeur de campagne de Trump lié à des intérêts pro-russes

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 22 mars 2017 à 17h30 | Mis à jour à 17h30
Paul Manafort a présidé la campagne présidentielle de... (ARCHIVES AP)
Paul Manafort a présidé la campagne présidentielle de Donald Trump entre mars et août 2016.
ARCHIVES AP
Associated Press
Washington
L'ancien responsable de la campagne présidentielle de Donald Trump, Paul Manafort, a travaillé secrètement pour un milliardaire russe afin de défendre les intérêts du président Vladimir Poutine, selon des documents obtenus par l'Associated Press.
M. Manafort aurait ainsi mis au point, il y a dix ans, une ambitieuse stratégie politique pour miner l'opposition au Kremlin dans les anciennes républiques soviétiques.
Ces révélations semblent contredire MM. Manafort et Trump, qui ont déjà déclaré que M. Manafort n'a jamais été à la solde d'intérêts russes.
M. Manafort aurait proposé, en juin 2005, une stratégie confidentielle afin d'influencer la sphère politique, le monde des affaires et la couverture médiatique aux États-Unis, en Europe et dans les anciennes républiques soviétiques au profit du régime Poutine.
Ce plan aurait été présenté au magnat russe de l'aluminium et proche du président russe Oleg Deripaska, un membre de la garde rapprochée de M. Poutine dont la fortune est évaluée à plus de 5 milliards $ US par le magazine Forbes. M. Manafort et lui se seraient entendus sur un contrat annuel de 10 millions $ US à compter de 2006, selon plusieurs sources et des documents obtenus par l'AP.
On ne sait pas exactement quelles tâches ont été effectuées par M. Manafort en vertu de cette entente. Il a toutefois déclaré à l'Associated Press que son rôle était uniquement de représenter M. Deripaska dans les pays où il faisait des affaires, et jamais de défendre les intérêts politiques russes.
Le plan présenté par M. Manafort impliquait un lobbying intensif des gouvernements occidentaux, le développement de «relations à long terme» avec des journalistes occidentaux, et plusieurs mesures pour améliorer la performance des partis politiques pro-Kremlin en Europe de l'Est. M. Manafort s'était notamment engagé à renforcer ces formations en Ouzbékistan, au Tadjikistan et en Géorgie, en même temps qu'il minerait l'opposition.
La police fédérale américaine enquête actuellement sur les liens entre l'équipe de campagne de M. Trump et la Russie.
M. Manafort a présidé la campagne présidentielle de M. Trump entre mars et août 2016. M. Trump lui a demandé sa démission quand l'AP a révélé qu'il avait mis en place, en 2014, une campagne secrète de lobbying à Washington au profit du parti politique au pouvoir en Ukraine.

MTQ: nombreuses lacunes dans la gestion, déplore la vérificatrice

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 22 mars 2017 à 10h13 | Mis à jour à 14h10
La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.... (Jacques Boissinot, archives PC)
La vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.
JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Des lacunes organisationnelles, des problèmes de structures et de responsabilité ; la vérificatrice générale du Québec émet une opinion bien prudente sur l'encadrement de l'attribution des contrats au ministère des Transports. En fait, il y a tellement de contrôles qu'on a alourdi indûment le processus de décision.
Pas de signe de corruption ou de favoritisme, la vérificatrice promet toutefois un second rapport, en juin, sur les observations de l'analyste embauchée par Robert Poeti, Annie Trudel. Sur le processus d'attribution des contrats, la vérificatrice Guylaine Leclerc observe que « le ministère n'est pas parvenu à mettre en place certaines conditions permettant une bonne gouvernance des activités liées au processus de gestion contractuelle » en dépit des gestes posés depuis 2009.
La « structure de fonctionnement du ministère n'est pas optimale », observe le rapport déposé ce matin à l'Assemblée nationale. Certaines responsabilités « ne sont pas comprises ni pleinement assumées ». Beaucoup de gestes, « de nombreux ajustements », ont été mis en place à Transport Québec pour renforcer la conformité à la réglementation, mais le MTQ « a porté une attention insuffisante à l'efficience du processus ». La haute direction du MTQ « n'a pas orienté les efforts de l'organisation vers une gestion contractuelle optimale ».
Au fil du temps, le MTQ s'est doté d'une foule de mécanismes, autant d'étapes pour contrôler l'attribution des contrats. La vérificatrice a dénombré, quatre politiques, 21 directives, 45 procédures, 79 formulaires, des normes présentées dans quatre cahiers de charge et de devis généraux 46 devis type et 11 guides techniques. « Chaque fois qu'un problème est posé, le ministère répond en mettant en place de nouveaux contrôles. Il ne se base pas sur une appréciation objective des risques réels ni n'évalue l'impact de ces contrôles sur l'efficience du processus », observe la vérificatrice.

SQ: l'opposition accuse les libéraux de fermer les yeux

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Publié le 22 mars 2017 à 15h53 | Mis à jour à 15h53
Le premier ministre québécois Philippe Couillard... (Photo Clement Allard, archives La Presse canadienne)
Le premier ministre québécois Philippe Couillard
PHOTO CLEMENT ALLARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
QUÉBEC
L'opposition accuse les libéraux de vouloir camoufler les liens occultes entre la Sûreté du Québec (SQ) et le gouvernement Charest.
Le chef caquiste François Legault a condamné, mercredi, le peu d'empressement du premier ministre Philippe Couillard à faire la lumière sur les plus récentes révélations concernant l'immunité accordée aux élus. L'opposition officielle a aussi reproché au gouvernement de refuser d'aller au fond des choses.
Un document judiciaire d'un enquêteur de la SQ révélait récemment que les élus du gouvernement Charest bénéficiaient d'une immunité et étaient informés des écoutes électroniques de la SQ.
L'affaire remonte à l'opération Diligence, une enquête amorcée en 2007 qui visait à contrer l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction, entre autres. Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) de l'époque, Michel Arsenault, avait été mis sous écoute électronique.
Le directeur général adjoint de la SQ de l'époque «avait informé le gouvernement de l'écoute électronique sur Michel Arsenault, cela avait pour but de protéger le premier ministre (Jean Charest) d'être piégé par Arsenault», peut-on lire dans la déclaration sous serment de l'enquêteur Patrick Duclos.
Selon François Legault, il est très grave que des hauts placés aient donné des informations à Jacques Dupuis quand il était ministre concernant l'écoute électronique de Jean Charest.
Les Québécois ont le droit de savoir, a soutenu M. Legault, qui a demandé la comparution de M. Dupuis en commission parlementaire ainsi que des dirigeants de la SQ, mais les libéraux ont refusé de se mouiller. Le premier ministre Philippe Couillard a dit que ce sera aux membres de la commission parlementaire de décider.
L'opposition officielle a à son tour proposé une motion pour faire entendre en commission parlementaire la SQ, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ainsi que toute autre personne pertinente, mais les libéraux ont refusé d'en débattre.
Le PQ a accusé le gouvernement de bloquer toute tentative d'aller au fond des choses, en vue de s'assurer qu'il n'y ait pas d'ingérence politique.