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samedi, janvier 28, 2017

Manifestation anti-Trump au centre-ville samedi

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 28 janvier 2017 à 08h27 | Mis à jour à 08h27
Une manifestation anti-Trump avait également eu lieu samedi dernier... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
Une manifestation anti-Trump avait également eu lieu samedi dernier à Montréal.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Une autre manifestation pour contester l'accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis doit avoir lieu samedi au centre-ville de Montréal.
Organisée par le regroupement Solidarité sans frontières, la manifestation vise à dénoncer l'adoption de divers décrets par le nouveau président, qui s'attaquent notamment aux réfugiés et aux migrants.
Son intention de construire un mur à la frontière du Mexique et son appui aux oléoducs Keystone et Dakota Access Pipeline, malgré la résistance des communautés autochtones, sont également fortement décriés par les protestataires.
Solidarité sans frontières dit défendre des frontières ouvertes et appuyer les efforts «pour désobéir à l'impérialisme de frontière et le droit des personnes de migrer».
Le regroupement déplore du même coup la décision du gouvernement canadien d'appuyer l'oléoduc Keystone.

Femme disparue en 2014: des chiens détecteurs de cadavres en renfort

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 28 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
La police provinciale de l'Ontario dispose depuis 2002... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)
La police provinciale de l'Ontario dispose depuis 2002 de quatre chiens spécialement entraînés pour retrouver les cadavres.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
À l'approche du troisième anniversaire de la disparition de madame Jian Ping Li et de son bébé de 6 mois, la police de Longueuil a demandé, hier, l'aide de deux chiens policiers ontariens, Kit et Charlie, afin de mener des recherches minutieuses dans la maison du conjoint de la disparue. Explications.
Jian Ping Li... (Photo La Presse) - image 1.0
Jian Ping Li
PHOTO LA PRESSE
Pourquoi des chiens ontariens?
La Police provinciale de l'Ontario dispose depuis 2002 de quatre chiens spécialement entraînés pour retrouver les cadavres. Il s'agit d'une expertise rare, à laquelle ces labradors se consacrent exclusivement. Les corps policiers québécois ont des chiens de recherche et sauvetage, de détection d'explosifs et de drogue, mais aucun qui se spécialise dans la recherche de dépouilles humaines.
Que cherchent les policiers?
La police de Longueuil se limite à dire qu'elle a reçu « de nouvelles informations » dans le cadre de son enquête, lesquelles ont mené à la fouille de la résidence du croissant Sabourin, à Brossard, où la dame a été vue pour la dernière fois le 30 avril 2014. Les chiens détecteurs de cadavres ont été appelés pour des recherches à l'intérieur de la maison. Les enquêteurs vont analyser les résultats de ces recherches mais ne comptent pas les rendre publics pour l'instant.
Où en est l'enquête?
Mme Li et son bébé sont disparus depuis le 30 avril 2014. L'enfant avait 6 mois à l'époque ; il aurait 3 ans aujourd'hui. Le conjoint de la disparue a passé un test de polygraphe, mais une personne proche de lui aurait refusé ce test de détecteur de mensonge, selon la police. L'organisme Jeunesse au Soleil a offert une récompense de 20 000 $ pour toute personne qui aiderait à résoudre l'affaire.

Les gestes reprochés à Pierre Paradis décrits par la plaignante

http://www.lapresse.ca/actualites/

EXCLUSIF
Publié le 28 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 07h04
Visé par une plainte d'inconduite sexuelle, le ministre... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)
Visé par une plainte d'inconduite sexuelle, le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis a été relevé de ses fonctions et exclu du caucus des députés libéraux, jeudi.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(QUÉBEC) Dans la déposition faite aux enquêteurs de la Sûreté du Québec, l'employée politique qui a porté plainte contre son patron, Pierre Paradis, soutient en des termes précis qu'à quatre reprises, en 2014 et 2015, l'ex-ministre a posé des gestes à connotation sexuelle injustifiables.
Comme à la police, le 19 janvier, dans sa lettre transmise cinq jours plus tard à Jean-Louis Dufresne, chef de cabinet de Philippe Couillard, l'employée politique se plaint de gestes déplacés de son patron. En haut lieu, au gouvernement Couillard, on assure que sa lettre ne contenait pas les détails révélés à la police. On décrit plutôt une situation de harcèlement.
Devant les enquêteurs, elle a décrit de façon « assez précise » les circonstances et le contexte des incidents, survenus, selon elle, entre le moment de son embauche au printemps 2014 et son congé de maladie, fin 2015, a confié une source sûre à La Presse. Elle ne précise pas les dates, mais en réponse aux questions des enquêteurs, qu'elle a rencontrés plus d'une fois, ses souvenirs des événements sont cohérents. Avant d'annoncer qu'une enquête formelle était lancée, la police a consulté le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Les situations dénoncées
Parmi les allégations, la plaignante soutient qu'alors qu'ils étaient au travail au cabinet du ministre de l'Agriculture, à Québec, le ministre Paradis aurait dégrafé son soutien-gorge à travers ses vêtements - blouse ou chandail.
À un moment où ils étaient assis face à face, là encore en contexte de travail, le ministre aurait pris le pied de son employée pour le mettre entre ses jambes, sur son siège.
À une réception pour souligner le retour aux Communes de son frère, Denis Paradis, à l'automne 2015, à l'abri des regards, M. Paradis aurait administré une claque sur les fesses de l'employée.
Finalement, il aurait demandé à la jeune femme de lui frotter le dos avec du Voltaren, un onguent anti-inflammatoire pour les maux de dos. Après avoir refusé, elle aurait finalement consenti à appliquer le médicament. Durant le traitement, le pantalon du ministre serait tombé sur le sol.
La version du député attendue
Les quatre incidents allégués paraissent à leur face même déplacés, d'autant que le ministre Paradis avait une relation d'autorité avec l'employée. On ignore toutefois encore la version du député de Brome-Missisquoi, ainsi que la raison pour laquelle la dénonciation est survenue au moins un an après les faits.
La Presse a tenté hier de parler à la plaignante, mais celle-ci, à travers la fenêtre de sa résidence, a fait savoir qu'elle ne comptait pas donner d'entrevue.
Quant à Pierre Paradis, il a été transféré hier en ambulance de l'hôpital de Cowansville à l'hôpital Notre-Dame à Montréal, au service de neurologie. Après avoir reçu un coup violent à la tête en décembre, il avait pris l'avion deux fois pour ses vacances dans le Sud, un geste risqué pour quelqu'un qui a une commotion cérébrale. Lors d'une excursion à cheval, en fin de semaine dernière, un arrêt brusque de la monture a aggravé l'état du politicien. Les nausées, les vomissements sont des symptômes habituels de commotion. M. Paradis est en outre en proie à des tremblements incontrôlables.
Couillard se défend
À Montréal hier matin, Philippe Couillard a soutenu qu'il était intervenu avec célérité dès que son chef de cabinet avait reçu la lettre de l'employée politique se plaignant du comportement du ministre. Le vétéran a été démis de ses fonctions et expulsé du caucus libéral dès que la Sûreté du Québec a confirmé jeudi qu'elle menait à son endroit une enquête sur des allégations de gestes de nature sexuelle.
Dans un premier temps, mercredi, M. Paradis avait été temporairement relevé de ses fonctions. Dès que la confirmation quant à la tenue d'une enquête est tombée, « on a immédiatement agi », a insisté M. Couillard en point de presse, hier matin, à Montréal.
Il a protesté quand on a souligné qu'il avait pendant une journée laissé entendre que M. Paradis avait été relevé de ses fonctions pour des raisons de santé, une commotion cérébrale.
« La commotion cérébrale, ce n'est pas nous qui en avons parlé. C'est M. Paradis qui en a parlé », a rétorqué Philippe Couillard, expliquant qu'il appartenait à Pierre Paradis et à son cabinet de rectifier cette version des faits.
« Ce n'est pas nous qui avons mis la question de la commotion cérébrale sur la place publique. Cependant, selon les informations qu'on nous a données, il est exact que M. Paradis a été victime d'une commotion cérébrale et qu'il reçoit actuellement des soins médicaux. » Mais son retrait du Conseil des ministres a été déclenché par les allégations de l'employée politique, a-t-il souligné. Dès la réception de cette lettre, « on était dans un environnement nouveau », a-t-il souligné.
- Avec la collaboration de Tommy Chouinard, Pierre-André Normandin et Martin Croteau, La Presse