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lundi, janvier 16, 2017

Des femmes de la Côte-Nord veulent éduquer Rambo Gauthier

http://www.journaldemontreal.com/



Bernard Rambo Gauthier Les propos de Rambo Gauthier à Tout le monde en parle passent également mal auprès des femmes de la Côte-Nord, qui veulent éduquer le syndicaliste.
Deux des trois députés et 42% des conseillers municipaux de la Côte-Nord sont des femmes, ce qui est au-dessus de la moyenne québécoise.
Rambo Gauthier a affirmé dimanche à TLMEP: «Chez nous, quand on fait des barbecues, après sept, huit bières, on se met tous à faire de la politique. Les femmes s’en vont parler de leur linge pis de leurs patentes, pis nous on parle de politique. On est tous des ministres de ci pis des ministres de ça.»
«Il faut l’éduquer. Ce serait le temps de le rencontrer», réagit Sylvie Ostigny, porte-parole du Regroupement des femmes de la Côte-Nord et conseillère municipale à Pointe-aux-Outardes.
Depuis plusieurs années, l’organisme encourage les femmes à se présenter en politique. Il a réalisé un colloque et des outils pour aider celles qui le font. «On souhaite des femmes dans tous les partis politiques, même celui de monsieur Gauthier. C’est sûr, il vient du milieu de la construction. C’est un milieu qui n’est pas facile pour les femmes.»
Sylvie Ostigny précise que ce ne sont pas tous les gens de la Côte-Nord qui pensent comme Bernard Gauthier, concernant l’intérêt des femmes pour la politique.
Elle croit que le chef du Parti Citoyen au pouvoir comprend mal le mouvement féministe. «Il n’est pas bien informé. La FTQ Côte-Nord n’a pas de comité de condition féminine. Eux-aussi, on veut les rencontrer et les sensibiliser», déclare la militante du Regroupement des femmes de la Côte-Nord.
Rejoint à Sept-Îles au lendemain de la diffusion de l’entrevue télé, Bernard Gauthier défend ses propos. «C’est le seul endroit où le montage de l’émission ne m’a pas favorisé. Sinon, j’ai été bien reçu à TLMP. C’est Turcotte qui a parlé le premier des femmes qui parlent de lingerie.»
L’agent syndical du local 791 de la FTQ rappelle qu’il n’a pas étudié à l’université en communication et qu’il parle avec ses tripes. Il est loin de s’excuser.
«C’est rapide sur un plateau de tournage. C’est l’intensité des débats politiques entre gars, qui éloigne les femmes. Elles peuvent ben parler de vacances, des enfants ou de politique. C’est la façon que nous on en parle qui les dérange. Le linge, c’était une joke!»

Le passage de Bernard Gauthier à Tout le monde en parle ne laisse personne indifférent

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 17 H 27 | Mis à jour à 18 h 24
Bernard «Rambo» Gauthier, à l'émission Tout le monde en parle
Bernard «Rambo» Gauthier, à l'émission Tout le monde en parle Photo : Radio-Canada

Retraite: Force Jeunesse désavoue Québec et appuie Ottawa

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/

EXCLUSIF
Publié le 16 janvier 2017 à 18h46 | Mis à jour à 19h34
Avec son projet de réforme du régime des rentes, le gouvernement Couillard «... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(QUÉBEC) Avec son projet de réforme du régime des rentes, le gouvernement Couillard « rate complètement la cible » d'améliorer le sort de la classe moyenne, accuse Force Jeunesse. Ce regroupement de jeunes travailleurs lui demande de revoir sa position et d'appuyer la solution d'Ottawa.
« Quels que soient la tranche de revenus et le profil de travailleur testés, le scénario fédéral est plus avantageux que celui du Québec », affirme Force Jeunesse dans un mémoire obtenu par La Presse.
Québec est la seule province à ne pas avoir adhéré à la réforme du Régime de pensions du Canada soumise par Ottawa l'an dernier. Selon le projet fédéral, le taux de remplacement du revenu passera de 25 % à 33 % ; le plafond des gains admissibles, de 58 000 à 82 700 $ ; et le taux de cotisation, partagé à parts également entre l'employé et l'employeur, de 9,9 à 11,9 %. Le tout entrera en vigueur progressivement, à compter de 2019.
Québec a justifié son rejet de l'entente fédérale en disant qu'il ne veut pas une hausse de cotisations pour les personnes gagnant moins de 27 450 $ par an. Comme il peut modifier seul son régime de rentes, il a proposé sa propre réforme, qui fait l'objet de consultations publiques à compter d'aujourd'hui en commission parlementaire.
Force Jeunesse taille en pièces cette réforme et recommande « sans réserve » le scénario fédéral, « plus payant ». La classe moyenne « a le plus à perdre » avec la réforme du gouvernement Couillard.
« Seuls les revenus au-delà de 27 450 $ seraient sujets à la bonification de la rente. Donc, pour un salarié qui gagne 35 000 $ par année, seuls ses derniers 7550 $ gagnés seraient assujettis à la rente bonifiée, contrairement à la bonification du Régime de pensions du Canada qui commence dès le premier dollar de revenu », explique Force Jeunesse. La réforme pourrait avoir un effet pervers selon lui : pour éviter de payer des cotisations supplémentaires, les employeurs seraient tentés de morceler les emplois pour créer davantage de postes à temps partiel au salaire inférieur à 27 450 $.
« Le gouvernement prétend que les travailleurs à faibles revenus seraient pénalisés par le scénario [fédéral] en raison du 1 % de cotisations additionnelles qu'ils devraient assumer et qui viendrait diminuer leur revenu disponible pendant leur vie active. Or, les cotisations additionnelles seraient déductibles d'impôt pour les travailleurs, et la prestation fiscale pour revenu de travail viendrait aussi atténuer la hausse de cotisation », ajoute Force Jeunesse. Le groupe accuse d'ailleurs Québec de faire des « interprétations très discutables des données » lorsqu'il tente de faire croire que sa proposition est plus avantageuse que celle du fédéral.
La proposition du gouvernement Couillard permet de maintenir l'admissibilité au Supplément de revenu garanti, qui serait mis en péril par la réforme fédérale. Cela revient à « s'accrocher à tout prix à l'aide sociale pour les retraités », selon Force Jeunesse. Quoi qu'il prétende, les gains pour les faibles revenus sont supérieurs avec la proposition fédérale.
Selon les données contenues dans le mémoire, un travailleur au salaire minimum (22 360 $) devrait payer 189 $ par an de plus en cotisations avec la réforme fédérale par rapport à celle du Québec. Mais il toucherait 464 $ de plus par année en prestations durant toute sa retraite, même en tenant compte du Supplément de revenu garanti que le gouvernement Couillard veut protéger.
Pour ceux qui gagnent 40 000 $, il faudrait cotiser 239 $ de plus avec la réforme fédérale par rapport à la proposition du gouvernement Couillard. La prestation serait toutefois supérieure de 2176 $ par an.
« Assumant une espérance de vie à 65 ans de 22 ans, à terme les Québécois se priveront donc de 47 872 $ à la retraite comparativement à leurs concitoyens ontariens ou néo-brunswickois. Et cela, pour avoir «épargné» 9580 $ en cotisations sur l'ensemble de leur vie active », affirme Force Jeunesse. Cette disparité est « injustifiable » et « risque de pousser bien des gens à quitter le Québec ».