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jeudi, février 18, 2016

Histoire d’horreur: elle lui arrache son fœtus avec deux couteaux de cuisine

http://www.journaldequebec.com/

AGENCE QMI
MISE à JOUR 
  BOULDER, Colorado | Le procès de la femme qui a utilisé deux couteaux de cuisine pour arracher de l’utérus d’une mère son fœtus âgé de 7 mois, en mars 2015, a débuté mercredi avec le récit de cette histoire d’horreur par la victime.
Michelle Wilkins, âgée de 27 ans, a raconté aux membres du jury réunis au palais de justice de Boulder, au Colorado, qu’elle avait répondu à une annonce sur le site Craiglist au sujet de vêtements de maternité à vendre. Une fois sur place, la conversation entre les deux femmes avait porté sur la maternité, le magasinage et leur conjoint respectif.
«Je lui ai dit à plusieurs reprises que je devais partir, mais je me suis dit qu’elle se sentait seule parce qu’elle n’arrêtait pas de me parler», a raconté la victime.
Elle a ensuite été invitée par l’accusée, Dynel Lane, à descendre au sous-sol pour voir davantage de vêtements. Mme Lane, âgée de 35 ans, s’est alors jetée furieusement sur elle et un violent affrontement a suivi, au point où MmeWilkins a perdu connaissance dans la chambre aménagée au sous-sol.
«Je ne cessais de dire: "Pourquoi, pourquoi faites-vous cela?" s’est rappelé MmeWilkins. Je me souviens qu’alors que je tenais ma tête entre mes mains, j’ai dit: "Je ne sais pas pourquoi vous faites cela. Je vous aime."»
Dynel Lane a alors répondu: «Si vous m’aimez, vous allez me laisser faire cela», avant de se servir d’une bouteille brisée pour poignarder Mme Wilkins dans le cou.
À son réveil, elle a constaté qu’elle avait «une très grande coupure à travers son estomac». Elle a ensuite tenté de se lever pour se regarder dans le miroir, mais ses jambes étaient faibles et elle est tombée sur ses mains. «Je sentais le sang qui suintait à travers mon pantalon et je pouvais sentir mes intestins à l’extérieur de mon corps», a-t-elle raconté à la cour.

Constatant qu’elle était trop faible pour s’échapper de la maison, elle s’est enfermée dans la chambre et a composé le 911 pour demander de l’aide.
Les procureurs de la Couronne ont décrit l’accusée comme une femme obsédée par la maternité avant cette attaque. Même si elle n’était pas enceinte, elle avait raconté à son entourage et même à son conjoint qu’elle attendait un garçon, allant jusqu’à afficher des photos de son ventre et trouver un prénom pour son enfant imaginaire.
Mme Lane, qui est une ancienne aide-soignante, a plaidé non coupable à six chefs d'accusation. Elle est notamment accusée d'avoir mis fin illégalement à une grossesse et de tentative de meurtre.

PENSÉE DU JOUR 18-02-2016


PENSÉE DU JOUR                   18-02-2016

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Le bonheur n'est pas un état,
c'est un chemin qui se fraye.

Yvon Clément

Vente de blindés à l'Arabie saoudite: Ottawa mis en demeure par des étudiants montréalais

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 18 février 2016 à 07h13 | Mis à jour à 07h13
Des soldats canadiens participaient à une opération à... (PHOTO BILL GRAVELAND, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
PHOTO BILL GRAVELAND, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Des soldats canadiens participaient à une opération à bord d'un véhicule blindé léger dans le district de Panjwai, en Afghanistan, le 26 novembre 2006. Un groupe d'étudiants de l'Université de Montréal et leur professeur, Daniel Turp, ont mis en demeure le gouvernement Trudeau de ne pas donner son aval à un important contrat de vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite.

(Ottawa) Un groupe d'étudiants en droit de l'Université de Montréal et leur professeur Daniel Turp ont mis en demeure hier le gouvernement Trudeau de ne pas donner son aval au contrat de 14 milliards de dollars de véhicules blindés vendus à l'Arabie saoudite.
Le professeur de droit Daniel Turp a aussi... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE) - image 1.0
Le professeur de droit Daniel Turp a aussi été député du Parti québécois à Québec et du Bloc québécois à Ottawa.
PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion - que La Presse a obtenue -, le groupe Opération Droits Blindés demande au gouvernement Trudeau de « confirmer, dans un délai de quatorze jours, qu'aucune licence d'exportation ne sera délivrée » relativement à la vente de véhicules blindés légers à l'Arabie saoudite. Sinon, le groupe d'étudiants en droit « entreprendra les recours judiciaires qui s'imposent » en Cour fédérale. Le contrat de 14 milliards sur 14 ans a été conclu sous le gouvernement Harper, mais le gouvernement Trudeau a indiqué son intention de le respecter à son arrivée au pouvoir.
La lettre envoyée hier au ministre Dion sert de mise en demeure en vue d'un recours éventuel en Cour fédérale, selon le professeur Daniel Turp, qui enseigne le droit constitutionnel et le droit international à l'Université de Montréal. En vertu des lois canadiennes, le contrat de véhicules blindés entre une entreprise canadienne (la filiale canadienne de General Dynamics) et l'Arabie saoudite est sujet à une licence accordée par Ottawa. M. Turp et une trentaine d'étudiants en droit font valoir que l'attribution de telles licences est contraire aux lois canadiennes, voire peut-être à la Charte canadienne des droits et libertés.
La licence a-t-elle été délivrée à l'heure actuelle ? Le cabinet du ministre Dion n'a pas répondu à la question hier, « pour des motifs de confidentialité ». L'attaché de presse du ministre Dion, Joseph Pickerill, a indiqué qu'une « réponse [à la mise en demeure] serait envoyée une fois [qu'ils auraient eu] l'occasion de l'étudier ». Le professeur Daniel Turp, qui a aussi été député du Parti québécois à Québec et du Bloc québécois à Ottawa, ne croit pas que la licence ait été délivrée par Ottawa. « Ce n'est pas clair, mais nous avons le sentiment qu'il n'y en a pas, dit-il. On nous a laissé entendre que la production des chars était retardée, qu'elle n'avait peut-être pas commencé. »
«Violations incommensurables des droits humains»
Trois avocats du cabinet d'avocats montréalais Trudel Johnston & Lespérance représenteront le groupe Opération Droits Blindés dans le cadre d'éventuelles procédures en Cour fédérale. Le groupe a aussi demandé l'appui d'Amnistie internationale, qui s'est dite « préoccupée » par le contrat avec l'Arabie saoudite en raison de l'état des droits de l'homme dans ce pays. « Il est incontestable qu'il se produit continuellement, en Arabie saoudite, des violations incommensurables des droits humains », a écrit Amnistie internationale dans une lettre au ministre Dion le mois dernier
Les lois canadiennes obligent le gouvernement fédéral à faire un examen, notamment des droits de l'homme, lors de l'exportation de tout matériel militaire. « Le Canada a déjà l'un des contrôles les plus forts au monde, et le gouvernement s'assure [...] que les droits humains soient pris en considération avant qu'une licence soit délivrée », a indiqué l'attaché de presse du ministre Dion. Le groupe Opération Droits Blindés n'est pas de cet avis et compte s'adresser à la Cour fédérale si le gouvernement Trudeau ne change pas d'idée d'ici deux semaines.
- Avec la collaboration de Marc Thibodeau