Annonce

jeudi, août 27, 2015

Dizaines de réfugiés retrouvés morts dans un camion en Autriche

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le jeudi 27 août 2015 à 8 h 33 HAE   Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
Le camion où ont été retrouvés les migrants morts, près de Vienne, le 27 août
Le camion où ont été retrouvés les migrants morts, près de Vienne, le 27 août  Photo :  Twitter/Krone

À Vienne, le sommet consacré à la crise des migrants s'ouvre sur une note tragique. Des dizaines de réfugiés ont été retrouvés morts jeudi dans un camion sur une autoroute en Autriche, a annoncé la police.
Le véhicule se trouvait sur une aire de stationnement d'autoroute dans l'État du Burgenland, qui longe la frontière avec la Hongrie, selon la police.
Les premières indications laissent penser que les victimes sont mortes d'asphyxie. Le camion était immatriculé en Hongrie. Un policier a dit que les migrants semblaient être morts depuis un moment et que les corps avaient commencé à se décomposer.
Le ministère autrichien de l'Intérieur n'a pour l'heure fait aucune déclaration sur cette affaire.
L'Europe sommée d'agir
Pendant ce temps, des dirigeants européens - dont la chancelière allemande, Angela Merkel - et des Balkans sont réunis dans la capitale autrichienne pour tenter, notamment, de trouver des solutions à l'arrivée massive de réfugiés sur leur territoire, en provenance notamment de Syrie et d'ailleurs au Moyen-Orient.
La Serbie et la Macédoine ont appelé l'Union européenne à agir pour régler la crise. Les deux pays sont parmi les plus importants points de passages des dizaines de milliers de migrants qui tentent de rejoindre l'Union européenne par les Balkans.
La police hongroise dit avoir intercepté 3241 migrants à sa frontière avec la Serbie pendant la seule journée de mercredi, ce qui établit un nouveau record. La Hongrie a entrepris d'ériger une clôture le long de sa frontière de 175 kilomètres avec la Serbie dans l'espoir de stopper l'afflux de réfugiés, mais cela ne semble avoir aucun effet pour l'instant.
De son côté, la Macédoine, qui a déclaré l'état d'urgence la semaine dernière, dit accueillir chaque jour 3000 nouveaux arrivants en provenance de la Grèce voisine.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a annoncé que son pays allait verser une aide de 1 million d'euros aux pays des Balkans de l'Ouest pour les aider à faire face à la crise. Il a, dans la foulée, appelé à réformer le système qui organise l'examen des demandes d'asile en Europe « pour distribuer les réfugiés équitablement au sein de l'UE ».
Il a appelé les dirigeants des pays des Balkans à expliquer à leurs citoyens qu'ils n'avaient « pratiquement aucune chance d'obtenir l'asile en Allemagne ». L'Allemagne est devenue la première destination européenne pour les migrants, en raison notamment de sa bonne santé économique.
Avant le sommet, le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, a prévenu que son pays pourrait envisager d'introduire des mesures plus musclées contre les migrants, dont « des contrôles plus stricts à la frontière », si l'UE ne parvenait pas à trouver une réponse unitaire.
Nombre record de migrants au Royaume-Uni
Par ailleurs, des données dévoilées jeudi révèlent que le Royaume-Uni a accueilli 330 000 migrants au cours de l'année qui s'est terminée le 31 mars. Il s'agit du plus haut total jamais annoncé, ce qui risque d'être problématique pour un gouvernement conservateur qui doit affronter une tempête politique à propos de l'immigration.
Le Bureau national des statistiques a précisé que 636 000 personnes sont arrivées pendant cette période de 12 mois, mais que 307 000 sont ensuite reparties.
Le premier ministre britannique, David Cameron, promet depuis longtemps d'abaisser la migration nette sous la barre des 100 000, ce que ses détracteurs jugent impensable.

Les employés du PLQ sommés de se tenir loin de la campagne électorale

http://www.lapresse.ca/actualites/elections-federales/

Publié le 27 août 2015 à 06h57 | Mis à jour à 06h58
Les employés du Parti libéral du Québec ont... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Les employés du Parti libéral du Québec ont reçu une consigne sans équivoque du cabinet de premier ministre Philippe Couillard : pas question de se mêler des élections fédérales en cours.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Dans une lettre transmise par le cabinet du premier ministre Philippe Couillard, les employés du Parti libéral du Québec (PLQ) ont reçu une consigne sans équivoque : pas question de toucher aux élections fédérales.
Une première pour les employés politiques qui, dans le passé, pouvaient utiliser leurs temps libres pour donner un coup de pouce à un candidat ou à une équipe bien connue.
Les relations entre le PLQ et le PLC ne sont pas officielles mais souvent, les organisateurs se retrouvaient dans les deux camps. Lors des élections précédentes, les députés libéraux provinciaux n'hésitaient pas à apparaître aux rassemblements des candidats libéraux fédéraux, surtout à Montréal.

Adolescentes enlevées au Nigeria: 500 jours aux mains de Boko Haram

http://www.lapresse.ca/international/afrique/

Publié le 27 août 2015 à 08h44 | Mis à jour à 08h44
Un mois après l'enlèvement, une vidéo en montrait... (IMAGE ARCHIVES AFP)
IMAGE ARCHIVES AFP

Un mois après l'enlèvement, une vidéo en montrait quelques dizaines récitant le Coran avec résignation.

OLA AWONIYI
Agence France-Presse
ABUJA, Nigeria
Le Nigeria marque jeudi le 500e jour de l'enlèvement des plus de 200 adolescentes de Chibok par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria où, malgré des revers militaires, le groupe islamiste continue de faire régner la terreur.
En dépit de l'énorme émotion internationale illustrée par le mouvement «Bring back our Girls» («Rendez-nous nos Filles») soutenu par une multitude de personnalités, de Michelle Obama à Angelina Jolie, et des efforts militaires des pays de la région, le monde reste sans nouvelles des jeunes filles, annoncées comme «mariées» ou vendues en esclavage.
Les militants islamistes de Boko Haram avaient fait irruption le 14 avril 2014 à l'école secondaire de Chibok, dans l'État de Borno, berceau de leur mouvement, pour y enlever 276 élèves qui se préparaient à passer leurs examens.
Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper, mais le sort des 219 autres reste incertain. Un mois après l'enlèvement, une vidéo en montrait quelques dizaines, vêtues de noir et récitant le Coran avec résignation.
Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, s'enflammait alors pour annoncer qu'elles avaient été converties à l'islam et «mariées» à des militants du mouvement islamiste.
En fait, soumises au groupe et parfois vendues en esclavage à des militants, voire utilisées comme «bombes humaines» dans des attentats, selon des défenseurs des droits de l'homme.
Jeudi, le mouvement «Bring back our Girls» a prévu d'organiser diverses manifestations et une grande marche de soutien à Abuja, la capitale fédérale nigériane, pour marquer le 500e jour de l'enlèvement des jeunes filles.
Pour eux, l'espoir subsiste : le nouveau président Muhammadu Buhari «a donné sa parole qu'il fera tout ce qu'il peut pour que nos filles soient secourues, rendues à leurs parents, et qu'elles puissent retourner à l'école et continuer leurs vies», a rappelé Aisha Yesufu, porte-parole de «Bring Back Our Girls».
«Alors nous espérons que le nouveau gouvernement fera ce qu'il faut», a-t-elle ajouté.
Mariées, prostituées ou tuées
Mais pour Fulan Nasrullah, un analyste de sécurité respecté au Nigeria et connaisseur des arcanes de Boko Haram, «il n'y a plus d'espoir» de retrouver les filles de Chibok.
«La plupart ont eu des enfants et sont mariées à leurs ravisseurs. Beaucoup ont été vendues sur le marché mondial du sexe et sont probablement prostituées au Soudan, à Dubaï ou au Caire», estime-t-il.
«D'autres ont sans doute été tuées en tentant de s'échapper ou dans des frappes aériennes contre les camps où elles étaient retenues».
Depuis l'hiver dernier, Boko Haram a en effet été chassé de pans entiers du Nord-Est du Nigeria qu'il avait conquis depuis sa création en 2009.
L'armée nigériane, soutenue par les contingents de pays voisins, Tchad et Cameroun notamment, ont porté des coups sévères à Boko Haram début 2015 et repris certains bastions du mouvement, évinçant les islamistes des centres urbains où ils régnaient.
Des centaines de captifs de Boko Haram ont été libérés, mais pas les adolescentes de Chibok.
Selon les organisations de défense des droits de l'homme, Boko Haram a enlevé plus de 2000 personnes depuis quatre ans, dont un demi-millier ont été libérés ces derniers mois. Amnistie internationale a comptabilisé 38 enlèvements de masse par Boko Haram depuis début 2014.
Les militaires nigérians assurent savoir où se trouvent les élèves de Chibok, dans les environs de la forêt de Sambisa, dans l'État de Borno (nord-est), mais expliquent qu'une opération militaire risquerait de mettre leur vie en danger.
Selon Amnistie citant un haut responsable militaire nigérian, certaines des filles auraient pourtant été déplacées vers d'autres camps du mouvement, notamment au Cameroun et peut-être au Tchad.
Le président nigérian Muhammadu Buhari, qui a pris ses fonctions le 29 mai, a donné trois mois à ses militaires pour annihiler Boko Haram, tenu pour responsable de la mort de 15 000 personnes depuis 2009.
Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger et Bénin, se sont accordés à mettre en place une force multinationale de 8700 militaires pour éradiquer Boko Haram du nord-est du Nigeria et des confins du lac Tchad où le mouvement continue de semer la terreur avec des attentats-suicides quasi quotidiens.