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vendredi, mai 08, 2015

97,1 millions promis par Ottawa en programmes sociaux n'ont jamais été dépensés

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le jeudi 7 mai 2015 à 7 h 55 HAE

La foire de l'emploi pour personnes handicapées a attiré une cinquantaine d'employeurs potentiels à Regina en avril dernier.
La foire de l'emploi pour personnes handicapées a attiré
une cinquantaine d'employeurs potentiels
 à Regina en avril dernier.
 
Photo :  Radio-Canada/Josée St-Onge

Une partie des promesses du gouvernement fédéral de Stephen Harper d'aider les jeunes sans emploi, les handicapés, les immigrants et les analphabètes sont demeurées à l'état de promesses, une portion de près de 100 millions de dollars alloués à ces programmes sociaux est demeurée dans les coffres du gouvernement.
Ces sommes d'argent promises par le ministère de l'Emploi et du Développement social du Canada - le plus important ministère de services sociaux canadiens - n'ont jamais été dépensées. Une situation qui prive notamment les jeunes de 30 millions de dollars dans le programme Stratégie Emploi, soit 17 % de son budget total. Le programme devait permettre de réduire le taux de jeunes sans emploi d'environ 13 %.
Un rapport interne montre que le ministère a retenu une somme de 97,1 millions de dollars de l'argent promis pour ses 16 principaux programmes.
Un programme destiné à favoriser l'emploi de personnes à mobilité réduite s'est également vu privé de 38,8 millions de dollars et un programme d'alphabétisation a été amputé de 21 millions de dollars.
Le porte-parole néo-démocrate en matière d'emploi, Jinny Sims, déplore que le gouvernement récolte le mérite pour l'annonce de ces investissements dans ses programmes sociaux sans en dispenser les services.
D'autres ministères ont également retenu des sommes promises pour d'autres programmes :

  • Le ministère des Anciens Combattants a ainsi économisé 1,1 milliard de dollars dans les sept années couvrant la période de 2007 à 2013.
  • Le ministère des Affaires étrangères a retenu près de la moitié des 129 millions de dollars promis pour le renforcement de la sécurité dans les missions étrangères de 2013 à 2014.
  • La Gendarmerie royale du Canada a conservé 2 millions de dollars devant être alloués au Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants.
« Ils promettent de venir en aide aux gens dans le besoin et ils ne dépensent pas l'argent promis », dénonce Mme Simms.
Une partie du cycle budgétaire
L'argent ainsi économisé est retourné dans le fonds consolidé à moins qu'un ministère n'obtienne une permission spéciale afin de reporter ces sommes à l'année suivante.
Au ministère de l'Emploi et du Développement social, ces sommes inutilisées s'élèvent à 124 millions de dollars et quelque 26 millions de dollars ont pu être reportés à l'année prochaine.
Mme Sims estime que cette pratique constitue une façon de rediriger l'argent du gouvernement. « C'est une façon de résorber leur déficit et de financer la fragmentation du revenu dans les déclarations de revenus », précise-t-elle.
Un porte-parole du ministère soutient que le recyclage de l'argent inutilisé est une procédure normale du cycle budgétaire. « La saine gestion des fonds publics implique qu'il n'est pas toujours approprié de tenter d'utiliser les fonds alloués avant la fermeture de l'année fiscale », explique la porte-parole Marie-France Faucher.
Le Directeur parlementaire du budget qualifie également ces sommes inutilisées de « processus normal et prévu dans un exercice budgétaire ». Il précise que le pourcentage de ces fonds inutilisés - dans l'ensemble de l'appareil gouvernemental - a atteint son plus bas niveau en 2013-2014 par rapport aux cinq dernières années.
La situation est toutefois inverse au ministère de l'Emploi et du Développement social, qui a enregistré son plus important pourcentage de fonds inutilisés, en 2013-2014, comparativement au pourcentage enregistré au cours des cinq dernières années.
Les économies réalisées par le ministère de l'Emploi s'expliquent par des retards dans des programmes d'employabilité des jeunes, des personnes handicapées de même que dans un programme d'alphabétisation.

La commission sur les liens d'affaires de PKP qualifiée de « tribunal politique »

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le jeudi 7 mai 2015 à 15 h 29 HAE  La Presse Canadienne
Pierre Karl Péladeau, jeudi, à l'Assemblée nationale
Pierre Karl Péladeau, jeudi, à l'Assemblée nationale

Le gouvernement libéral prépare un « tribunal politique » pour « abattre » Pierre Karl Péladeau, a dénoncé jeudi le député péquiste Pascal Bérubé.
Le député de Matane ne s'explique pas autrement la convocation de la Commission des institutions le 26 mai à l'Assemblée nationale pour qu'elle se penche sur les liens d'affaires de l'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor, qui est passé à la politique active.
L'une des questions à l'ordre du jour sera celle de la fiducie sans droit de regard dans laquelle le candidat à la direction du Parti québécois a promis de placer ses avoirs une fois élu chef du Parti.
M. Péladeau a cependant été très clair: il entend conserver son patrimoine et interdira formellement à son fiduciaire de vendre les actions de Québecor. 
Or, une telle intervention auprès du fiduciaire placerait M. Péladeau en contravention du code d'éthique des élus s'il devenait chef du gouvernement, a estimé le jurisconsulte de l'Assemblée nationale et ex-juge en chef du Québec, Claude Bisson, dans un avis rendu public en mars.
La commission parlementaire entendra le commissaire à l'éthique et à la déontologie le 26 mai et le jurisconsulte le 2 juin, a confirmé le leader parlementaire du gouvernement libéral, Jean-Marc Fournier, jeudi.
Le député Pascal BérubéLe député Pascal Bérubé  Photo :  PC/Jacques Boissinot
La commission étudiera le rapport du commissaire Jacques Saint-Laurent, déposé en février, dans lequel il recommande que le code d'éthique soit modifié pour préciser les règles relatives à la fiducie sans droit de regard, plus spécialement « les instructions du membre de l'Assemblée nationale à l'intention du fiduciaire ».
Avec cette convocation, les libéraux posent un geste de nature politique pour discréditer M. Péladeau, a fulminé le député Bérubé en point de presse.
Mais pour le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, il est plus que temps que l'Assemblée nationale se saisisse du cas du député de Saint-Jérôme et revoie le code d'éthique des élus.
À son avis, M. Péladeau ne peut tout simplement pas faire de la politique tout en contrôlant 40 % des médias au Québec.

Pakistan : des ambassadeurs tués dans le crash d'un hélicoptère

http://www.lepoint.fr/monde/

Le Point - Publié le  

Les ambassadeurs de Norvège et des Philippines au Pakistan ont trouvé la mort dans le crash. Les talibans affirment avoir abattu l'hélicoptère.

Les secouristes pakistanais se rendent sur les lieux du crash.
Les secouristes pakistanais se rendent sur les lieux du crash. © FARMAN KARIM / AFP

Six personnes, dont les ambassadeurs de Norvège et des Philippines au Pakistan, ont été tuées vendredi dans le crash d'un hélicoptère transportant des diplomates européens et asiatiques sur une école d'une région reculée de l'Himalaya pakistanais, a indiqué l'armée. Les épouses des ambassadeurs de Malaisie et d'Indonésie, ainsi que les deux pilotes de l'hélicoptère MI-17, ont aussi perdu la vie dans l'accident, sans lien a priori avec des groupes djihadistes opérant au pays de cet appareil militaire, selon l'armée. 
Les talibans, de leur côté, affirment avoir abattu l'appareil. Les insurgés ont aussi affirmé avoir visé le Premier ministre Nawaz Sharif. Ce dernier devait se rendre vendredi à Gilgit, le chef-lieu de la région de Gilgit-Baltistan, mais il n'était pas attendu dans le village reculé de Noman, de la vallée de Naltar, où l'incident a eu lieu, et ne se trouvait donc dans aucun des hélicoptères, selon des sources concordantes. "Cette revendication est complètement ridicule. Ce n'est pas possible, au moins à Naltar", a déclaré une source sécuritaire locale. "Les forces armées sont déployées dans et autour de cette vallée peu peuplée depuis au moins trois jours. Les cimes des montagnes sont encore enneigées... D'un point de vue stratégique, ça n'a aucun sens", a ajouté ce responsable.
Les ambassadeurs de Pologne et des Pays-Bas ont aussi été blessés dans le crash qui s'est produit dans un village reculé de la région himalayenne de Gilgit-Baltistan (Nord-Est), selon l'armée, une information qui colle avec la liste des passagers. La porte-parole du ministère norvégien des Affaires étrangères, Astrid Sehl, n'a pas confirmé dans un premier temps la mort de Leif Larsen, ambassadeur de Norvège au Pakistan, géant de près de 200 millions d'habitants qui a souvent été endeuillé par des accidents d'avions et d'hélicoptères. 

L'ambassadrice de France dans la délégation

En 1988, le dictateur Zia ul-Haq avait d'ailleurs perdu la vie avec des généraux et l'ambassadeur des États-Unis dans le crash de leur avion militaire dans le centre du pays, un accident dont les circonstances exactes demeurent à l'origine de nombreuses théories. Vendredi, une délégation d'ambassadeurs, de diplomates et de journalistes visitait la région touristique de Gilgit-Baltistan lorsqu'un des trois hélicoptères dans lesquels ils avaient pris place s'est écrasé contre une école à l'atterrissage, a dit un membre de la délégation voyageant dans un des deux autres appareils.
L'ambassadrice de France au Pakistan, Martine Dorance, faisait partie de cette délégation venue visiter des projets financés par la communauté internationale dans le nord-est du pays, mais ne se trouvait pas l'hélicoptère qui s'est abîmé, selon des sources proches du dossier.

Une école touchée ?

D'après un témoin, une école a pris feu après le crash de l'hélicoptère dans le village de Noman, perché dans la vallée de Naltar, où se trouve l'une des rares stations de ski du pays. "Et il y avait des enfants à l'école au moment du crash", a dit un responsable d'un hôpital local, craignant que le bilan ne s'alourdisse. "On nous a demandé d'envoyer le plus d'ambulances possible sur les lieux, car la situation est urgente", a ajouté ce responsable, précisant que les membres de la délégation, partie vendredi matin de la capitale nationale Islamabad, avaient été évacués vers l'hôpital militaire de Gilgit, la principale ville de cette région perchée dans les contreforts de l'Himalaya.
"J'étais dans mon jardin avec ma famille, nous regardions les hélicoptères arriver sur place lorsqu'il y a eu un énorme boum et que l'école s'est embrasée", a dit Sher Ahmed, un habitant du village de Noman. Il a précisé que l'armée pakistanaise s'était déployée dès la veille sur place afin d'assurer la sécurité de cette rare visite conjointe d'ambassadeurs étrangers dans le nord-est du Pakistan.
Les diplomates devaient rencontrer plus tard en journée à Gilgit, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif. Ce dernier, qui se dirigeait vers cette ville au moment du crash, a exprimé ses plus sincères condoléances aux victimes, et est rentré par avion à Islamabad, a déclaré son bureau. La région de Gilgit-Baltistan, frontalière de la Chine, est l'une des plus sûres et des plus immunisées contre les attentats de tout le Pakistan. Mais, en juin 2013, un groupe d'alpinistes étrangers avait été abattu dans un camp de base du Nanga Parbat (8 126 mètres), ce qui avait porté un dur coup à l'industrie touristique locale.