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dimanche, mars 26, 2017

Maltraitance en CHSLD: Québec envisage la dénonciation obligatoire

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Publié le 25 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 08h52
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Photo Erick Labbe, Le Soleil-CLSC Beauceville-253 route 108 Beauceville Quebec-23/03/2017-le 23 Mars 2017-ACTUALITES-30-
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après avoir écarté l'idée depuis des mois, Québec songe à obliger les employés des CHSLD à dénoncer les actes de maltraitance dont ils sont témoin. L'histoire de la préposée aux bénéficiaires qui aurait maltraité 11 aînés du CHSLD de Beauceville alimente sa réflexion.
La ministre responsable des Aînés et de la... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC) - image 1.0
La ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
Comme La Presse l'a révélé vendredi, cette employée a été dénoncée par deux collègues de travail à la fin de février. La direction du CHSLD a alors déclenché une enquête interne. D'autres employés ont corroboré les allégations de maltraitance. Début mars, la préposée a été poussée à la retraite. Le dossier a été transmis à la Sûreté du Québec. Une histoire « troublante » et « triste », selon le gouvernement et l'opposition.
« Quand j'ai lu l'article, j'ai eu une réflexion et j'ai appelé ma gang pour lui dire : "Vous voyez, la dénonciation, ça fonctionne." Maintenant, il faut l'inciter encore plus et il faut renforcer, comme on veut le faire avec le projet de loi 115, tous les outils qu'on a », a affirmé la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, en entrevue à La Presse.
Déposé l'automne dernier, ce projet de loi vise à « lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité ». Québec veut faciliter la dénonciation.
Or, il ne va pas jusqu'à obliger tout employé du réseau de la santé et des services sociaux à dénoncer les actes de maltraitance. Cette mesure était pourtant comprise dans un projet de loi déposé par l'ex-députée Marguerite Blais lorsque les libéraux étaient dans l'opposition, en 2013.
En campagne électorale, Philippe Couillard s'était engagé à « reprendre » le contenu de cette pièce législative et donc à adopter le signalement obligatoire. Il promettait également d'imposer « des amendes pour toute personne qui entraverait la lutte contre la maltraitance », ce qu'on ne retrouve pas davantage dans le projet de loi 115.
Les choses sont toutefois en train de changer. « En CHSLD, est-ce qu'on ne se devrait pas de poser une obligation ? C'est une très bonne réflexion. Je suis en train de regarder toutes les possibilités qui s'offrent à moi. J'ai beaucoup d'ouverture », a indiqué Francine Charbonneau. Elle étudie ainsi « avec beaucoup d'attention » l'option de la dénonciation obligatoire. Mais pas pour tous les cas de figure. « Mon voisin de 63 ans, il habite seul, il a toute sa tête, il est très autonome, il fait du bénévolat, il est impliqué dans sa communauté, je ne suis pas sûre que je vais imposer dans son environnement la même obligation. Je veux trouver un espace sans enlever la volonté et l'autonomie des aînés au Québec », a expliqué la ministre. Pour les aînés qui ne sont pas en CHSLD, « on peut mettre d'autres outils pour que tout le monde se responsabilise ».
Le gouvernement a suspendu l'étude détaillée du projet de loi 115 en commission parlementaire. Francine Charbonneau entend « revenir bientôt avec des amendements » à sa pièce législative.
L'opposition piaffe d'impatience. « Il y a urgence d'avancer avec le projet de loi 115 », a soutenu le député François Paradis, porte-parole de la Coalition avenir Québec pour les aînés. « Dénonçons obligatoirement les actes de maltraitance pour faire en sorte qu'on n'ait pas à vivre encore une fois une histoire comme celle qu'on nous rapporte. » Avec Marguerite Blais, il a coécrit une lettre publiée dans La Presse le 20 mars pour faire pression sur le gouvernement.
Le Parti québécois réclame lui aussi la dénonciation obligatoire, après avoir été hésitant sur cet enjeu. Les consultations en commission parlementaire l'ont persuadé du bien-fondé de cette mesure. « Le cas de Beauceville me convainc encore plus qu'il faut trouver une façon de rendre le signalement obligatoire », a affirmé le député Harold LeBel, porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés.
Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, « le projet de loi ne va pas assez loin et manque de dents. Il est plus que temps que les dénonciations soient obligatoires ». Plusieurs groupes de défense des droits des aînés demandent également au gouvernement d'adopter cette mesure.

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Nadeau-Dubois devrait être élu candidat solidaire dans Gouin dimanche

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Publié le 25 mars 2017 à 14h23 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 14h23
Gabriel Nadeau-Dubois... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)
Gabriel Nadeau-Dubois
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Tout indique que Gabriel Nadeau-Dubois sera investi candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Gouin, dimanche soir, à l'occasion d'une assemblée à l'école Père-Marquette.
L'ancien leader étudiant compte lancer sa campagne, le soir même, en présence de Françoise David, qui avait choisi de ne pas terminer son mandat «avant de tomber dans le burn-out». Son siège à l'Assemblée nationale devra être comblé le 19 juin, au plus tard. Malgré l'absence d'adversaire, l'investiture de M. Nadeau-Dubois fera l'objet d'un vote au sein des membres du parti qui résident dans la circonscription de Gouin.
Le jeune homme de 26 ans souhaite également succéder à la membre fondatrice du parti à titre de co-porte-parole, alors qu'Andrés Fontecilla avait lui aussi fait part de son intention de céder sa place à la relève. M. Nadeau-Dubois espère former un duo avec la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé. Les membres de Québec solidaire se prononceront à cet effet le 21 mai, à l'occasion du prochain congrès de la formation de gauche.
En entrevue à La Presse canadienne, M. Fontecilla a fait état d'un «point de bascule» pour Québec solidaire, qui procède selon lui à une véritable passation du flambeau.
M. Nadeau-Dubois s'engage déjà à «aller chercher une équipe de candidatures d'importance» composée de «gens de l'extérieur de Montréal» et «issus des diverses communautés culturelles». Inspiré par la campagne de Bernie Sanders lors des primaires américaines, il propose un renouveau des stratégies du parti en misant sur les réseaux sociaux et «l'action sur le terrain».
Selon un sondage Léger-Le Devoir publié la semaine dernière, Québec solidaire récolte dorénavant 14 pour cent des intentions de vote à travers la province - un bond de cinq points depuis le début de l'année.
«Plus de 5000 personnes ont adhéré à notre parti en l'espace de quelques jours à la suite de l'appel de Gabriel, s'est réjoui M. Fontecilla. Il n'y a pas que des jeunes, il y a des gens de toutes les générations.»
Le président du parti croit que l'engouement suscité par l'arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois saura également rallier les électeurs hésitants à adhérer à un tiers parti «Ça nous informe que notre potentiel de croissance est encore très grand, a-t-il poursuivi. Nous pouvons faire des gains substantiels auprès de larges segments de l'électorat québécois.@» Gabriel Nadeau-Dubois avait gagné en notoriété à titre de porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), un des regroupements les plus combatifs de la crise étudiante de 2012.
La militante crie Maïtée Labrecque-Saganash, avec qui il a plus récemment pris part à la tournée «Faut qu'on se parle», sera également de la partie, dimanche soir, alors que l'acteur Emmanuel Bilodeau assurera l'animation de la soirée.

Martin Coiteux dévoilera le rapport Pichet sur les mesures à prendre au SPVM

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Publié le 26 mars 2017 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
Martin Coiteux... (Photo Simon Giroux, archives La Presse)
Martin Coiteux
PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE
La Presse Canadienne
Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, doit dévoiler dimanche les grandes lignes du rapport qu'il a exigé du chef de police de Montréal, Philippe Pichet, sur les mesures que ce dernier entend prendre pour rassurer la population quant à l'intégrité du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le ministre Coiteux a le rapport en mains depuis vendredi.
Entre-temps, deux autres enquêtes se poursuivent dans ce dossier. Une enquête administrative sur les pratiques en vigueur à la division des affaires internes du SPVM a été confiée à l'avocat et ancien sous-ministre de la Justice Michel Bouchard. Et la Sûreté du Québec mène une enquête criminelle sur les allégations de fabrication de preuves.
Le directeur adjoint du SPVM, Bernard Lamothe, a été relevé de ses fonctions pour une période indéterminée, jusqu'à ce que la lumière soit faite.
De son côté, l'opposition à l'Assemblée nationale a réclamé une tutelle du corps de police et la suspension du directeur Pichet.