Annonce

jeudi, mars 16, 2017

Budget Trump: priorité à la défense, coupes dans la diplomatie et le climat

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 16 mars 2017 à 06h32 | Mis à jour à 08h28
Ce budget n'a que très peu de chance... (Photo J. Scott Applewhite, Associated Press)
Ce budget n'a que très peu de chance d'être adopté en l'état par le Congrès, mais décline en chiffres le programme du nouveau président des États-Unis qui se résume en un slogan: «l'Amérique d'abord».
PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ASSOCIATED PRESS
JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
Donald Trump a proposé jeudi, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense.
Ce budget n'a que très peu de chance d'être adopté en l'état par le Congrès, mais décline en chiffres le programme du nouveau président des États-Unis qui se résume en un slogan: «l'Amérique d'abord».
La hausse de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10 %) et les dépenses allouées à la sécurisation de la frontière avec le Mexique s'accompagneront d'une baisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales.
Le budget prévoit une baisse de 28 % des ressources du département d'État, responsable de la diplomatie de la première puissance mondiale.
Il table aussi sur une réduction spectaculaire de 31 % des fonds alloués à l'Agence de protection de l'environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.
Le magnat de l'immobilier propose d'amputer le budget de cette agence de 2,6 milliards de dollars, en particulier en supprimant quelque 3200 postes, soit environ un cinquième du total.
Il suggère par ailleurs de mettre fin à la participation américaine au Fonds vert de l'ONU pour le climat (Green Climate Fund).
Depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump, qui a par le passé mis en doute la réalité du changement climatique, martèle sa volonté de supprimer nombre de règlementations fédérales sur l'environnement qu'il juge inutiles, affirmant qu'elles sont un obstacle aux créations d'emplois.
«Message au monde»
Selon ce projet, le financement de nombre de programmes fédéraux, tels que le Fonds national pour les arts (National Endowment for the Arts), serait purement et simplement supprimé.
«En ces temps dangereux, ce budget de sécurité nationale est un message au monde, un message sur la force et la détermination de l'Amérique», indique Donald Trump en introduction de ce document d'un peu plus de 50 pages.
À 3,3 % du produit intérieur brut (PIB), soit près de 600 milliards de dollars, les dépenses militaires américaines restent à ce jour, de loin, les plus importantes du monde: elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, deuxième puissance militaire mondiale.
«Il est clair que le niveau qu'ont atteint les dépenses du département d'État est intenable», a déclaré le nouveau chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, depuis Tokyo.
«Nous allons faire beaucoup avec moins de dollars», a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que ce ne serait pas facile.
La Maison-Blanche assure que la réduction portera essentiellement sur l'aide internationale et que «les fonctions diplomatiques essentielles» du département d'État, qui compte quelque 70 000 employés et 250 ambassades et consulats, ne seront pas remises en cause.
Selon le document, la contribution des États-Unis aux Nations unies «serait réduite» et les États-Unis ne contribueraient pas à «plus de 25 % des coûts des opérations de maintien de la paix».
Les contributions aux banques de développement, dont la Banque mondiale, seraient réduites de 650 millions de dollars sur trois ans.
Le budget des centres nationaux de santé (National Institutes of Health, NIH), la plus grosse institution gouvernementale responsable de la recherche médicale, subirait une baisse de 5,8 milliards de dollars.
Premiers milliards pour le mur
La publication du document ne marque cependant que le début d'une longue bataille avec le Congrès, car c'est lui, et non la Maison-Blanche, qui tient les cordons de la bourse.
Or si les deux chambres sont contrôlées par les républicains, la majorité et le président ne sont pas, tant s'en faut, à l'unisson.
Plusieurs poids lourds républicains du Congrès ont déjà pris leur distance avec certaines propositions. «L'aide étrangère n'est pas de la charité», a ainsi souligné le sénateur Marco Rubio, estimant qu'elle était cruciale pour la sécurité nationale.
L'élu démocrate du Kentucky John Yarmuth a dénoncé par avance mercredi un budget bâti sur «des coupes drastiques dans nombre de programmes qui protègent les Américains, que ce soit sur l'environnement ou la santé».
«Avec cette administration, il est difficile de dire ce qui relève du bluff complet et ce qu'il faut véritablement prendre au sérieux», a-t-il déploré.
Le document budgétaire, objet d'intenses spéculations depuis plusieurs semaines, mentionne aussi les premiers chiffres pour la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique pour freiner l'afflux de clandestins, promesse de campagne emblématique de Donald Trump.
Une somme de 2,6 milliards de dollars est prévue pour le budget 2018.
Ce colossal édifice qui devrait mesurer quelque neuf mètres de haut et s'étendre sur des milliers de kilomètres pourrait, selon les estimations, coûter entre huit et 40 milliards de dollars.

Un «attentat» au colis piégé au siège parisien du FMI fait un blessé

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 16 mars 2017 à 08h17 | Mis à jour à 09h26
Plusieurs personnes ont été évacuées «par mesure de... (Photo Philippe Wojazer, REUTERS)
Plusieurs personnes ont été évacuées «par mesure de précaution», selon une des sources.
PHOTO PHILIPPE WOJAZER, REUTERS
KATELL PRIGENT, AMBRE TOSUNOGLU
Agence France-Presse
Paris
L'explosion d'un courrier piégé a légèrement blessé jeudi une employée du siège parisien du Fonds monétaire international (FMI), acte aussitôt qualifié d'«attentat» par le président François Hollande.
L'explosion s'est produite peu avant midi, dans les locaux de la représentation du FMI en France, située non loin de l'Arc de Triomphe. Une assistante de direction qui ouvrait un colis a été blessée au visage par des éclats provenant d'un engin pyrotechnique.
«Nous sommes encore en face d'un attentat, il n'y a pas d'autre mot face à un colis piégé», a déclaré François Hollande. Christine Lagarde, la patronne du FMI a son côté condamné un «acte de violence lâche».
La victime est «blessée au visage par des éclats ainsi qu'un effet de souffle aux tympans et est actuellement en traitement, sans qu'il y ait le moindre risque quant à sa vie ou à une urgence absolue», a déclaré sur place le préfet de police de Paris Michel Cadot. François Hollande avait de son côté affirmé que la victime était «entre la vie et la mort».
«Les dégâts sont assez limités dans le bureau» où se trouvaient trois personnes, selon le préfet de police.
«Il semble que ce soit un engin pyrotechnique ou un gros pétard. C'est quelque chose de relativement artisanal. Ce n'est en rien une bombe notamment», a-t-il expliqué. Il a détoné à l'ouverture du colis, qui avait été envoyé par la poste au siège du FMI, situé avenue d'Iéna.
Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête en flagrance, notamment ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
«C'était chaud»
«On n'a rien vu au départ, pas même des gens partir ou crier. En fait c'est quand des policiers sont arrivés d'un coup qu'on s'est dit qu'il se passait quelque chose», a raconté à l'AFP, Vanessa, 29 ans, qui travaille dans une agence d'assurance automobile située juste en face du FMI.
«Après on a vu les pompiers arriver. On a vu plusieurs policiers courir avec des mitraillettes... Je me suis dit que c'était "chaud"», a-t-elle ajouté.
Les salariés du FMI ont été provisoirement évacués des bâtiments, le temps d'une vérification.
«Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu'au bout», a promis le président de la République en marge d'un déplacement à Toulon.
«Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le Fonds monétaire international, mais c'est en France, c'est la France. (...) Nous sommes directement concernés», a-t-il poursuivi.
«Il y a l'état d'urgence, j'ai annoncé qu'il devait être prolongé jusqu'au 15 juillet», a affirmé François Hollande alors que la veille, le garde des Sceaux avait estimé que le gouvernement avait «créé les conditions qui rendent possible une sortie de l'État d'urgence».
Mercredi, un paquet contenant un «mélange explosif» a été découvert à Berlin au ministère allemand des Finances. Il avait été expédié de Grèce, avec comme fausse adresse d'expéditeur celle d'un député de droite.
Le groupe anarchiste grec Conspiration des cellules de feu a revendiqué jeudi l'envoi du paquet. Le groupe affirme avoir envoyé le colis piégé «au ministre des Finances allemand» Wolfgang Schaüble dans le cadre d'un plan «Nemesis» (justice en grec) visant «le système de pouvoir».

A13: excuses, enquête externe et sous-ministre relevée de ses fonctions

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 16 mars 2017 à 10h09 | Mis à jour à 10h15
Quelque 300 personnes sont restées coincées dans leur... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)
Quelque 300 personnes sont restées coincées dans leur véhicule pendant toute la nuit de mardi à mercredi sur l'autoroute 13.
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
La Presse Canadienne
Québec
Le gouvernement Couillard déclenche une enquête sur le cafouillage de l'autoroute 13.
Le premier ministre a annoncé jeudi matin que l'enquête externe sera confiée à Florent Gagné.
En conférence de presse avant d'aller à la période de questions, M. Couillard a aussi présenté des excuses au nom du gouvernement aux victimes.
Le ministre des Transports, Laurent Lessard, a aussi annoncé que la responsable de la sécurité civile du ministère des Transports a aussi été relevée de ses fonctions.
Une enquête administrative a aussi été entreprise concernant le sous-traitant auquel était confié l'entretien de cette portion de l'autoroute 13. M. Lessard a fait savoir que toutes les mesures seront prises pour mettre fin à son contrat.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

A13: Lisée et Legault réclament la tête de Laurent Lessard

  • (08h37) Les chefs péquiste et caquiste, Jean-François Lisée et François Legault, réclament la tête du ministre des Transports, Laurent Lessard, pour le... »
  • Tempête et l'A13: une centaine d'appels de la SQ ignorés

Tempête et l'A13: une centaine d'appels de la SQ ignorés

  • (07h26) La tempête parfaite, c'est sur l'autoroute 13 qu'elle a eu lieu. Les patrouilleurs de la Sureté du Québec ont appelé plus de 100 fois au ministère... »