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lundi, mars 13, 2017

La caricature dépeint «un meurtre», dénonce Couillard

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 13 mars 2017 à 13h21 | Mis à jour à 13h21
Cette caricature a été publiée dans Le Courrier du Sud de... (ILLUSTRATION TIRÉE DE L'INTERNET)
Cette caricature a été publiée dans Le Courrier du Sud de Longueuil.ILLUSTRATION TIRÉE DE L'INTERNET
La caricature controversée qui a fait l'objet d'une intervention du bureau du premier ministre dépeint «un meurtre», a décrié ce matin Philippe Couillard, ajoutant que «c'est ça le problème».
Le dessin montre un Philippe Couillard en djellaba qui lapide Fatima Houda-Pepin pour la Journée de la femme. Il a été publié dans les 133 000 copies du Courrier du Sud, distribuées à Longueuil, de la semaine dernière.
Ce matin, La Presse a révélé que le cabinet du premier ministre était intervenu vendredi dernier auprès de la «haute direction» de l'éditeur du journal, Transcontinental, en lien avec cette caricature. Elle a aussi été retirée du site internet du journal.
«On n'a pas demandé le retrait, a indiqué Philippe Couillard, de passage à Roberval, selon Le Quotidien. On a signalé l'existence [du dessin] ou notre perplexité devant le mauvais goût de la chose.»
«Je crois beaucoup à la liberté de presse», a-t-il ajouté.
Sur Twitter, cet avant-midi, Mme Houda-Pepin a accusé M. Couillard de «mentir» dans ce dossier. Elle n'a pas voulu répondre aux questions de La Presse à ce sujet, son adjointe raccrochant même la ligne de façon brusque.

Couillard a menti sur intervention son cabinet retrait caricature Phaneuf. Transcontinental m'en a informée samedi. http://bit.ly/2lT9DnY 

Caricature de «mauvais goût» retirée après un appel du cabinet Couillard

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 13 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Cette caricature a été publiée dans Le Courrier du... (ILLUSTRATION TIRÉE DE L'INTERNET)
Cette caricature a été publiée dans Le Courrier du Sud de Longueuil.ILLUSTRATION TIRÉE DE L'INTERNET
Le cabinet de Philippe Couillard a contacté vendredi dernier la «haute direction» de l'éditeur de journaux Transcontinental concernant la publication d'une caricature qui le dépeint en islamiste lapidant Fatima Houda-Pepin, a appris La Presse.
Le dessin a été aussitôt retiré du site internet du Courrier du Sud de Longueuil, l'un des plus gros hebdomadaires du Québec. Il a tout de même été livré dans 133 000 foyers mercredi dernier.
Sous le crayon du caricaturiste Jean-Marc Phaneuf, le premier ministre enfile une djellaba et tire des roches sur son ex-députée pour la Journée de la femme. «Bonne fête Fatima!», dit-il en bandant son bras.
«On a été informés en toute fin de journée vendredi par le bureau du premier ministre, a indiqué hier Katherine Chartrand, directrice des communications de Transcontinental, qui édite le Courrier du Sud. C'était à titre informatif, comme quoi il y avait eu cette caricature qui avait été publiée et puis qu'elle était de mauvais goût. Et honnêtement, on partageait la même opinion, quand on en a pris connaissance. C'était une caricature déplacée, inappropriée.»
Vendredi, le porte-parole du premier ministre avait affirmé par écrit à La Presse qu'«il appartient au Courrier du Sud et à son propriétaire, la société Transcontinental, d'indiquer si ce type de caricature correspond à sa ligne éditoriale».
«La liberté de presse et d'expression est un principe fondamental dans notre société. Dans ce contexte, des mots, des caricatures ou des gestes peuvent être irresponsables et de mauvais goût», affirme Harold Fortin, porte-parole du premier ministre.
Le même jour, la rédactrice en chef du Courrier du Sud, Geneviève Michaud, refusait de parler à La Presse au téléphone, indiquant par l'entremise de son adjointe qu'elle n'avait rien à dire.
Appelé à qualifier la nature de la communication avec Transcontinental, hier, Harold Fortin a indiqué qu'il n'avait «rien de plus» à dire.
Jointe chez elle, Fatima Houda-Pepin n'a pas voulu commenter le dessin. Elle est devenue la bête noire de M. Couillard depuis son exclusion du caucus libéral en 2014, dénonçant son inaction sur les sujets d'identité.
Le caricaturiste se défend
Si Transcontinental se dissocie du dessin, ce n'est pas le cas de son auteur, Jean-Marc Phaneuf.
«En tant que caricaturiste, je ne vois rien d'extraordinaire là-dedans, c'est une caricature parmi d'autres», a-t-il dit en entrevue téléphonique.
Selon lui, le dessin ne fait que reprendre le message d'«un paquet d'éditoriaux» déjà parus sur le thème de l'identité et de la laïcité. «C'est sûr que visuellement, ça frappe plus, on sent ça plus provocateur, a-t-il dit. C'est plus direct, on a moins de place à la nuance. C'est différent comme médium, c'est le médium qui veut ça. À mon sens, ça remplit la job.»
Le dessin prendra une résonance particulière pour certains : Philippe Couillard est régulièrement la cible d'attaques liées à son séjour de quatre ans en Arabie saoudite. Sur Facebook, plusieurs internautes lui attribuent une conversion à l'islam. Le leader de l'opposition péquiste à l'Assemblée nationale, Stéphane Bédard, avait dû s'excuser en 2015 pour avoir affirmé que le premier ministre était «très imprégné» des valeurs saoudiennes.
«Faut pas charrier non plus. Ce n'est pas un habit religieux, c'est un habit musulman. C'est quelque chose qui caractérise les prises de position de M. Couillard, ça va dans le même sens», dit M. Phaneuf.
Transcontinental, pour sa part, se montre embarrassé. «C'est sûr qu'on va présenter nos excuses aux deux parties, a indiqué Mme Chartrand. On a déjà présenté nos excuses verbalement à Mme Houda-Pepin et on envoie une communication au bureau du premier ministre demain matin.»
Mauvais moment
Transcontinental n'a pas choisi son moment pour froisser Philippe Couillard : les éditeurs de journaux locaux tentent de convaincre le gouvernement de maintenir l'obligation qu'ont les municipalités de faire publier leurs avis publics, contrairement à ce que prévoit un projet de loi à l'étude.
Le gouvernement accédait ainsi à une demande de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), dont les membres économiseraient collectivement 20 millions en cessant cette pratique. Autant de revenus perdus pour les hebdomadaires et autres journaux locaux.
«Je ne veux pas être alarmiste, mais c'est sûr que lorsqu'on est en train de se transformer, que nos revenus publicitaires tirés du papier baissent et que l'on fait tout pour assurer sa transformation, [ça] ne vient pas nous aider», avait expliqué le grand patron de Transcontinental, François Olivier, à La Presse canadienne au début du mois de mars.

Agence du revenu du Canada: un piratage a forcé la suspension du site

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Publié le 13 mars 2017 à 16h58 | Mis à jour à 16h58
Parmi les services de l'ARC qui ont été... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)
PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Parmi les services de l'ARC qui ont été touchés par l'arrêt temporaire figurent «Mon dossier», «Impônet», «TED» et «Préremplir ma déclaration».

La Presse Canadienne
Ottawa
Un cas de piratage sur le principal site web de Statistique Canada a poussé le gouvernement à fermer temporairement l'accès à plusieurs de ses services en ligne au cours du week-end, notamment celui permettant de remplir en ligne des déclarations de revenus par le biais de la plateforme internet de l'Agence du revenu du Canada (ARC).
C'est ce qu'ont indiqué des responsables fédéraux, lundi, après que l'ARC a réactivé ses services en ligne dimanche soir.
Le chef de l'exploitation de Services partagés Canada, John A. Glowacki, a affirmé que les responsables en sécurité informatique avaient été alertés tard mercredi d'une brèche dans un programme informatique auquel le gouvernement fédéral avait largement eu recours.
Ce n'est toutefois qu'à partir de jeudi, après qu'une faille eut été découverte du côté de Statistique Canada, que les serveurs internet de l'agence ont été mis en veilleuse.
La mesure a provoqué une suite d'événements qui ont également nécessité la fermeture temporaire des services de l'ARC.
Il s'agissait d'une mesure de précaution après qu'un problème eut été détecté sur des serveurs informatiques utilisés par des sites web partout dans le monde, a-t-on précisé.
Tard dimanche, l'ARC a annoncé avoir réglé le problème, avoir testé la vulnérabilité de son système et avoir rouvert l'accès à ses services.
Les responsables continuent d'assurer qu'aucune information personnelle n'a été mise en péril.
Tous les ministères concernés ont agi «très rapidement» pour faire face à la situation, a-t-on en outre souligné en conférence de presse lundi.
Parmi les services de l'ARC qui ont été touchés par l'arrêt temporaire figurent «Mon dossier», «Impônet», «TED» et «Préremplir ma déclaration».
Le site web principal de Statistique Canada a aussi été remis en marche tard dimanche.