Annonce

jeudi, février 23, 2017

Sonia LeBel passe à la CAQ

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/

22 février 2017 |La Presse canadienne | Québec
Photo: Graham Hughes La Presse canadienneSonia Lebel

L’ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia LeBel, a confirmé mardi qu’elle devenait directrice adjointe du cabinet de François Legault, de la Coalition avenir Québec (CAQ), affirmant qu’elle voulait ainsi empêcher que les travaux de la commission tombent dans l’oubli. Ni elle ni M. Legault n’ont exclu qu’elle devienne éventuellement candidate de la CAQ en vue des prochaines élections, en 2018. Mme LeBel, qui a aussi été pendant 25 ans procureure de la Couronne, entend s’intéresser entre autres à la question du financement de la CAQ et du financement des partis politiques de façon plus large. Elle a aussi précisé qu’à titre de procureure travaillant pour la commission, elle était liée par le secret professionnel, donc qu’elle ne pourrait se servir d’informations qu’elle aurait reçues pour aider politiquement la CAQ.

Les nouveaux citoyens américains poussent un soupir de soulagement

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 23 février 2017 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
Comme le veut la tradition, la cérémonie de... (PHOTO KENA BETANCUR, AGENCE FRANCE-PRESSE)
Comme le veut la tradition, la cérémonie de mercredi a débuté avec l'hymne national et s'est terminée petit drapeau américain en main pour recevoir le certificat de citoyenneté.
PHOTO KENA BETANCUR, AGENCE FRANCE-PRESSE
JENNIE MATTHEW
Agence France-Presse
Jersey City
Ils ont enfin pu pousser un soupir de soulagement. Depuis mercredi, ils sont citoyens américains et, pour la plupart, critiques de la vaste opération anti-immigrés clandestins de Donald Trump.
Ils sont 25 000 à avoir obtenu le précieux sésame depuis le 14 février, la semaine du «President's Day», propice aux prestations de serment.
Des sept citoyens interrogés par l'AFP lors de l'une des 162 cérémonies qui se sont tenues à travers tout le pays, cinq ont fait part de leurs réserves sur la nouvelle politique migratoire.
Si elle est appliquée à la lettre, la grande majorité des 11 millions de clandestins aux États-Unis pourraient être expulsés.
«Cela fait vraiment peur», reconnaît Stephany Perez, 25 ans, qui est venue aux États-Unis de Colombie avec sa famille il y a plus de 20 ans. Elle est diplômée en psychologie et vise un master.
Stephany fait partie des 26 personnes de 18 pays différents, dont plus de la moitié d'Amérique centrale et du sud, qui ont prêté allégeance à la Constitution à Jersey City, près de New York.
Depuis la publication mardi des mesures d'application du décret présidentiel sur la lutte contre l'immigration clandestine, la peur a monté d'un cran.
La police fédérale de l'immigration a désormais beaucoup plus de latitude pour arrêter les gens qu'elle soupçonne d'être des clandestins.
Même Stephany Perez, qui pourtant ne tombait pas sous le coup des nouvelles mesures, n'était pas rassurée pour autant et s'inquiète pour ses parents détenteurs d'une carte verte de résidents permanents.
«Honnêtement devenir une citoyenne me donne comme une impression de soulagement», explique Mme Perez. «Personnellement j'ai peur de la direction que nous prenons, parce que je ne sais pas ce qui va arriver».
Le plus beau jour
Le climat créé par la campagne électorale et les attaques continuelles contre les immigrés clandestins du côté républicain ont sans doute poussé nombre d'immigrés légaux à franchir le pas et demander la citoyenneté.
Les demandes entre octobre 2015 et l'été 2016 étaient au plus haut depuis quatre ans, selon un rapport du Pew Research Center publié en septembre.
Comme le veut la tradition, la cérémonie de mercredi a débuté avec l'hymne national et s'est terminée petit drapeau américain en main pour recevoir le certificat de citoyenneté.
Une Péruvienne avait les larmes aux yeux, heureuse de pouvoir célébrer sa naturalisation au restaurant avec ses enfants, 10 ans après son arrivée aux États-Unis, où elle venait rejoindre celui qui est aujourd'hui son ex-mari.
Un peu plus de 40 % de la population de Jersey City est née ailleurs qu'aux États-Unis et plus de la moitié des personnes âgées de 5 ans ou plus parle une langue autre que l'anglais à la maison, selon les chiffres du recensement entre 2011 et 2015.
Injuste
«C'est le plus beau jour de ma vie», lâche Carl Auguste, 47 ans, qui est arrivé bébé avec sa famille de Haïti.
Bien qu'il vive légalement aux États-Unis depuis les années 1970, il a reconnu une boule dans le ventre et même de la peur pendant sa procédure de naturalisation.
«Ce qui a fait de ce pays un grand pays c'est le fait que c'est un endroit où on pouvait venir et faire mieux, on pouvait s'améliorer, donc je ne pense pas que ces portes devraient se fermer», confie-t-il à l'AFP.
Cathy Wang, une comptable de 49 ans, est plus circonspecte et montre moins de sympathie pour ceux qui trichent avec la loi.
Née en Chine et ayant vécu en Thaïlande avant de venir aux États-Unis, elle a payé 10 000 dollars pour avoir la carte verte et elle a dû attendre les cinq années légales avant de pouvoir demander la citoyenneté.
«Je suis très favorable à ce que ça se fasse de façon légale», dit-elle. «Je trouve que c'est un peu injuste que les gens s'amènent et se voient tout offrir sur un plateau et moi je dois attendre 14 ans pour avoir ma carte verte et 19 ans pour devenir citoyenne».

Lisée accuse Couillard d'être déconnecté de sa base électorale

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 22 février 2017 à 16h21 | Mis à jour le 22 février 2017 à 16h21
Jean-François Lisée a soutenu mercredi que Philippe Couillard a manqué... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC)
Jean-François Lisée a soutenu mercredi que Philippe Couillard a manqué de respect envers 51,6 % des électeurs libéraux qui, selon l'enquête, sont favorables à la proposition Bouchard-Taylor.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
QUÉBEC
Fort d'un sondage qui montre un appui majoritaire de répondants libéraux à une interdiction des signes religieux, le chef péquiste Jean-François Lisée a accusé le premier ministre Philippe Couillard d'être déconnecté de sa base politique.
M. Lisée a soutenu mercredi que son adversaire a manqué de respect envers 51,6 % des électeurs libéraux qui, selon l'enquête, sont favorables à la proposition Bouchard-Taylor.
«On se rend compte que le niveau de déconnexion du premier ministre est quand même considérable», a-t-il dit dans un point de presse.
Selon le chef péquiste, M. Couillard a tourné le dos au consensus de la société québécoise quand il a rejeté un appel de l'opposition pour appliquer la position Bouchard-Taylor, la semaine dernière.
«N'eût été de l'intransigeance et de l'irrespect de M. Couillard face à des opinions contraires, nous étions à quelques pouces de l'unanimité sur un socle commun sur les signes religieux, a-t-il dit. Et il a décidé de rompre, d'empêcher ce consensus. Il a décidé de tourner le dos à la majorité des Québécois et la majorité de ses propres électeurs.»
Le sondage, réalisé la semaine dernière auprès de 750 répondants, indique qu'une majorité d'entre eux, toutes sensibilités politiques confondues, seraient en accord avec une interdiction du port des signes religieux pour les fonctionnaires disposant d'un pouvoir de coercition.
Au total, 63,2 % sont favorables contre 36,8 % qui s'y opposent, indique l'enquête commandée par le Parti québécois à la firme Repère communication.
Aux journalistes, M. Lisée a affirmé que le PQ proposera d'aller de l'avant avec ce projet, lors de la prochaine campagne électorale.
«Qu'est-ce qui sera principal ou secondaire, c'est trop tôt pour le dire, a-t-il dit. On va voir comment les choses évoluent jusque-là, mais c'est certain que ça fait partie de notre programme. On va le présenter avec fierté puis on va dire: nous, on va faire ça, là où M. Couillard a échoué.»
En chambre, mercredi, M. Couillard a répété que le consensus se situe autour de l'exigence du visage découvert dans les services publics, comme le propose le projet de loi 62.
«La population, elle veut qu'ici on arrête de se préoccuper, pendant des heures et des heures, de cet enjeu artificiel et qui n'existe pas, concrètement, devant nous», a-t-il dit.
Selon le premier ministre, le sondage du PQ ne devrait pas servir à prendre des décisions qui concernent les minorités culturelles.
«La pire chose à faire, dans une démocratie, c'est de prendre des décisions sur les minorités basées sur des sondages, comme ils ont probablement fait avec leur infâme charte (des valeurs)», a-t-il dit.
Selon le sondage, réalisé du 15 au 18 février, 70 % des électeurs péquistes sont favorables à la position Bouchard-Taylor, contre 75 % de ceux de la CAQ et 74,4 % de partisans de Québec solidaire.
La marge d'erreur est de 2 % à 3 %, 19 fois sur 20, a indiqué M. Lisée.