Annonce

lundi, novembre 21, 2016

Rétabli, Pierre Moreau revient dans l'arène politique

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 20 novembre 2016 à 17h02 | Mis à jour le 21 novembre 2016 à 00h26
L'homme politique, ministre et député, achève une convalescence... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
L'homme politique, ministre et député, achève une convalescence de près d'un an. Il participera à un brunch dans sa circonscription de Châteauguay, le 18 décembre et reviendra au travail en janvier.

DENIS LESSARD
La Presse
Il ne pouvait plus marcher, il était frappé par des maux de tête si violents qu'il ne pouvait plus manger. Après avoir perdu 40 livres en trois semaines, il avait eu le choc de sa vie en se revoyant dans le miroir à l'hôpital. Pierre Moreau revient de loin.
D'un lymphome d'abord. « La porte de l'ascenseur ouvre à l'hôpital, et tu vois l'affiche "hémato-oncologie". Tu te dis: "On s'est peut-être trompé d'étage !"», raconte-t-il dans une longue entrevue publiée lundi dans La Presse +. D'une mystérieuse infection ensuite, qui lui valut des semaines d'hospitalisation le printemps dernier. «J'ai eu mal comme jamais dans ma vie ! Rétrospectivement, je me rends compte que je suis allé bien plus profond que je pensais.»
La peur? «J'ai demandé aux gens près de moi, jamais je n'ai eu l'air de lancer la serviette. On me dit que j'ai toujours eu la même flamme dans l'oeil», peut-être des «mensonges blancs pour m'encourager».
Il y a près d'un an, fin janvier, Pierre Moreau était nommé ministre de l'Éducation - un poste qu'il occupa moins d'un mois. Il achève une convalescence de près d'un an - il participera à un brunch dans sa circonscription de Châteauguay, le 18 décembre et reviendra au travail en janvier.
«C'est clair qu'il faut dire un mot, compte tenu de la nature dramatique du départ, mais je ne veux pas passer des mois là-dessus. À la fin de la journée lundi, on rentre au garage !»
En politique, «tu es arrêté ou tu cours»
L'homme semble un peu mal à l'aise de parler de lui. «C'est très intime. Vous ne me verrez pas sur le train de Joselito», confie-t-il. Mardi dernier, Pierre Moreau a obtenu «la dernière lumière verte», dans les prochaines semaines, «il sera parfaitement en mesure de reprendre ses activités professionnelles» écrit la Dre Maryse Turcotte, directrice des services professionnels du CHU de Québec, où le ministre Moreau a été traité.
Il arrivait au méga-ministère de l'Éducation après deux ans de pression. Ministère des Transports - sous Jean Charest. Campagne électorale en 2012, course au leadership, nouvelle élection, projets de loi difficiles aux affaires municipales. «J'avais passé l'été 2015 à frapper des balles en commission parlementaire.» «La fatigue a probablement été un facteur, mais on ne peut dire que cela a été déterminant. Maintenant je suis près de 100 %, en politique il y a deux vitesses; tu es arrêté ou tu cours !»
La retraite? Pas question
Il s'attend bien sûr à un poste plus stratégique que ministre délégué aux Finances mais, diplomatiquement, souligne qu'il appartiendra au patron, Philippe Couillard de choisir son prochain défi. «Regarder les oiseaux, pousser les fleurs et nourrir les écureuils, ce n'est pas moi !» observe-t-il. Il aura 59 ans en décembre et n'a pas une seconde songé à une retraite prématurée. «Ma réflexion était simple; fais ce que tu aimes; ce qui te passionne.» Moreau le guerrier parlementaire sera-t-il aussi incisif ? «Peut-être je tournerai les phrases plus doucement. Je m'entends dire ça. On verra dans trois mois !» raconte celui qui est devenu grand-père pendant sa convalescence. 
Encore amaigri, il raconte volontiers son chemin de croix, de radiographie en biopsie depuis un an. Pas de chimiothérapie, pas de radiothérapie, ni d'intervention chirurgicale toutefois; son médecin était confiant qu'une fois ses forces retrouvées, le système lymphatique du patient Moreau pourrait de lui-même mettre au pas ces cellules qui s'étaient emballées.
Jusqu'en juillet dernier, Pierre Moreau n'avait pas réglé ses comptes avec le cancer. «Au début, j'allumais de partout comme un arbre de Noel!» résume Moreau, décrivant la radiographie donnée par tomographie - la solution radioactive révélait des problèmes multiples, dirigeant vers deux diagnostics ; un lymphome, une maladie grave mais soignable, ou un cancer avec des métastases. La chance lui a souri. À l'été toutefois, un nouveau scintillement a fait renaître des doutes, une apparence de cellules cancéreuses, près du poumon gauche. En octobre dernier, le dernier scan révélait que tout était normal.
Ponctions lombaires, ponctions de moelle osseuse... «La première fois que j'ai vu mon tas de pilules arriver, il y en avait une vingtaine, j'ai demandé : "c'est pour la semaine ?" On me répond "non, c'est celles pour aujourd'hui !"» raconte-t-il.
La peau sur les os
Il a été hospitalisé deux fois. La première avec d'autres patients, isolés après une greffe de moelle osseuse. «Tu te demandes si tu es tombé dans un puits», raconte-t-il. La seconde, à cause de maux de tête intolérables ; son système immunitaire déréglé avait donné prise à une méningite et à une encéphalite. «J'ai perdu 40 livres, j'avais perdu la voix, et ne pouvais plus me tenir sur mes jambes. Quand je me vois la première fois dans le miroir, j'ai l'air de sortir d'un camp de concentration. Il me reste la peau et les os.»
Il trouve tout de même le moyen de blaguer en racontant sa sortie d'urgence lors de la formation du conseil des ministres le 28 janvier. Il était parti en ambulance du parlement. Il est entouré de médecins, Philippe Couillard et Roberto Iglesias, qui ne sentaient plus le pouls du patient. Gaétan Barrette, arrive, le fait coucher par terre et laisse tomber: «J'ai une bonne nouvelle... le sang circule encore au cerveau!»
Tout un choc pour celui qui n'avait «jamais manqué une journée d'école, une journée d'université ou une journée de travail». «Trois semaines avant de tomber, j'étais en pleine forme, j'allais au gymnase trois fois semaine !» rappelle-t-il.

Québec solidaire pose ses conditions pour des candidatures communes

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 20 novembre 2016 à 18h46 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 18h46
«Allons-nous discuter avec d'autres partis politiques? Notre réponse... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
«Allons-nous discuter avec d'autres partis politiques? Notre réponse est claire, c'est: "Oui"», a dit la députée de Gouin et co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, aux délégués du Conseil national de QS, réunis dans la capitale dimanche.

JEAN PHILIPPE ANGERS
La Presse Canadienne
Les membres de Québec solidaire ont décidé en conseil national d'explorer des candidatures communes aux élections contre les libéraux à certaines conditions, et ont maintenu leur participation aux discussions des Organisations unies pour l'indépendance du Québec (OUI Québec).
Québec solidaire a indiqué que les membres étaient prêts à explorer des candidatures communes, précisant qu'elles proviendraient de «mouvements sociaux» ou de formations politiques, et que cette avenue demeurait exclue pour les élections partielles du 5 décembre.
Aussi, ces candidatures communes ne seraient pas possibles sans un programme «résolument progressiste», Québec solidaire évoquant la fin de l'austérité et un réinvestissement dans les services publics, le féminisme comme valeur partagée, la fin de l'exploration des hydrocarbures en sol québécois, un mode de scrutin proportionnel, un projet indépendantiste inclusif et la reconnaissance du droit à l'autodétermination des nations autochtones et inuit.
«2018, c'est clair, il faut que ce soit la fin du règne libéral, mais il ne faut pas remplacer les libéraux par une espèce de copie conforme. (...) Ce qui est intéressant, c'est de battre les libéraux et de les remplacer par un gouvernement qui va vraiment mettre en oeuvre des politiques favorables aux gens ordinaires, aux régions, aux personnes immigrantes, favorables aux Premières Nations. Si Bernie Sanders a réussi à rallier tant d'Américains, si en Alberta on a réussi à faire élire le NPD dans une province où on ne pensait jamais que cela arriverait, bien le Québec est mûr pour progrès social véritable», a dit en entrevue Mme David.
Réunis en conseil national cette fin de semaine à Québec, les membres ont lancé un chantier qui se penchera sur la possibilité de convergences et d'alliances avec d'autres mouvements politiques et sociaux - dont ceux des Premières Nations - «partageant les valeurs de Québec solidaire pour rassembler les forces du changement et sortir de l'impasse libérale».
Concernant les OUI Québec, Québec solidaire y poursuivra les discussions sur les modalités d'accession à l'indépendance avec notamment le Parti québécois et Option nationale, et compte y faire la promotion de son assemblée constituante formée de citoyens appelés à élaborer une constitution et à préparer un référendum sur l'avenir du Québec.
Les activités du OUI Québec étaient interrompues depuis la course à la direction du Parti québécois, et Québec solidaire désirait consulter ces membres sur la poursuite des activités dans la foulée de la position du chef Jean-François Lisée d'exclure la tenue d'un référendum d'ici 2022.
«Du point de vue de Québec solidaire, il est clair que lorsqu'un gouvernement souverainiste est élu, il met en oeuvre tout ce qu'il faut pour faire élire une assemblée constituante. Évidemment M. Lisée, lui, reporte ça après 2022, et ce n'est pas notre point de vue, on va aller en discuter», a affirmé Mme David.
Le Parti québécois s'est réjoui de ces décisions de Québec solidaire qui permettent «de franchir un pas supplémentaire vers la convergence des forces progressistes et souverainistes».
«Chaque geste de rapprochement est un geste significatif vers la convergence, du plus modeste au plus ambitieux. En soi, il est représentatif d'une volonté réelle d'engagement, tout en apprenant à travailler ensemble», a déclaré la députée de Joliette et chargée de mission pour les relations avec la société civile, la participation citoyenne et la convergence, Véronique Hivon, par voie de communiqué.
Le PQ a aussi manifesté «sa volonté de travailler à la réforme du mode de scrutin et celle de discuter des enjeux qui apparaissent prioritaires à Québec solidaire».
L'ancienne présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, qui préside les OUI Québec depuis septembre 2015, a salué la poursuite des activités par Québec solidaire.
«On s'était entendu sur une série de chercheurs, et on leur avait demandé de nous faire un document de réflexion et des mises à jour des mécanismes d'accession à l'indépendance partout à travers le monde. (...) Et ce matériel a continué à se préparer durant la course à la chefferie, et j'envisage donc dans les prochains jours que l'on puisse se mettre au travail», a dit Mme Carbonneau.
Les travaux porteront «exclusivement» sur la recherche d'un mode commun d'accession à l'indépendance, et ce, jusqu'aux congrès respectifs de Québec solidaire, du Parti québécois et d'Option nationale en 2017, où les membres pourront se prononcer sur la proposition élaborée sur les modalités d'accession, a-t-on indiqué.
«Peu importe la date à laquelle se ferait une consultation populaire, il faut tout de même réfléchir au plan de match, aux manières d'arriver à un résultat satisfaisant là-dedans, et comment s'assurer de mettre l'ensemble de la population québécoise dans le coup», a poursuivi Mme Carbonneau.
Le chef du parti Option nationale, Sol Zanetti, a dit voir une «bonne nouvelle» dans la poursuite des discussions au sein des OUI Québec. Il a toutefois ajouté du même souffle qu'il ne fallait pas se leurrer pour 2018 et croire qu'un gouvernement véritablement progressiste au Québec, «sans les moyens politiques de l'indépendance», pourrait parvenir à accomplir ses objectifs.
«Je pense qu'avec la fin de la construction de l'oléoduc Énergie Est qui est prévue pour 2021 selon l'échéancier actuel, si on attend à 2022 pour envisager de faire l'indépendance, il sera trop tard pour bloquer Énergie Est, et ça c'est très problématique», a dit M. Zanetti, faisant notamment valoir que le transport interprovincial des hydrocarbures est un dossier qui relève du gouvernement canadien et que l'entreprise TransCanada ne reconnaît pas l'autorité du Québec dans l'évaluation environnementale.

La moitié des bambins victimes de violence

http://www.lapresse.ca/actualites/

EXCLUSIF
Publié le 21 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Un portrait inédit des conditions de vie des... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)
Un portrait inédit des conditions de vie des bambins québécois sera dévoilé aujourd'hui
 par l'Observatoire des tout-petits.
PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
La moitié des enfants de moins de 6 ans ont déjà été victimes de violence physique à la maison, et presque autant y subissent des agressions psychologiques répétées, révèle un portrait inédit des conditions de vie des bambins québécois qui sera dévoilé aujourd'hui par l'Observatoire des tout-petits et que La Presse a obtenu. Malgré ces sombres statistiques, l'environnement dans lequel grandissent les tout-petits s'est tout de même amélioré depuis 10 ans, démontre le document.
COMMENT VONT NOS ENFANTS ?
« On a l'indice du Dow Jones, on peut mesurer la performance de toutes les grandes compagnies, mais personne n'est capable de répondre à la question : comment vont les tout-petits québécois ? C'est fou, parce que c'est quand même l'avenir du Québec », note Fannie Dagenais, directrice de l'Observatoire. 
Et comment vont-ils ? « Il y a une amélioration. On a des bonnes nouvelles, mais on a aussi des données qui sont plus préoccupantes. » La violence, l'accès à un logement adéquat et l'insécurité alimentaire en font partie.
48 %
Près de la moitié des enfants âgés de 6 mois à 5 ans ont été victimes d'au moins un geste de violence mineure perpétré par un adulte de la maison en l'espace d'un an, révèle l'enquête, une première en son genre, publiée dans le cadre de la première Grande semaine des tout-petits, qui s'amorce aujourd'hui. On parle ici de secouer ou de brasser un enfant (de plus de 2 ans), de lui taper les fesses à mains nues, de lui donner une tape sur la main, le bras ou la jambe, ou de le pincer. « Il y a une baisse par rapport à 2004 [56 %], mais disons qu'il y a encore place à amélioration. Ce qui m'a frappée, c'est que c'est encore un enfant sur deux. C'est préoccupant », estime Fannie Dagenais.
Les enfants victimes de violence physique grave sont beaucoup moins nombreux (4,3 %). On parle ici de taper un enfant avec un objet dur (ceinture ou bâton, par exemple), de lui donner un coup de poing ou un coup de pied, de lui serrer la gorge, de lui donner une raclée, de le jeter par terre ou encore de le frapper au visage, sur la tête ou sur les oreilles.
INSULTES, MENACES ET HUMILIATION
Parmi les enfants de 6 mois à 5 ans, 44 % ont déjà fait l'objet, au cours de la même année, d'au moins trois épisodes d'agression psychologique par un adulte à la maison. Comme le montre le graphique, les cas sont beaucoup moins nombreux pour les enfants de 2 ans et moins que pour ceux de 3 à 5 ans.
Une agression psychologique, c'est quoi ? On parle de « crier ou hurler après un enfant, de jurer après lui, de menacer de le placer en famille d'accueil ou de le mettre à la porte, de menacer de le frapper [sans le faire] ou encore de l'humilier en le traitant par exemple de stupide, de paresseux ou de tout autre nom de même nature », précise le rapport.
1 sur 5
Proportion des enfants de moins de 6 ans qui vivent dans un logement jugé non abordable pour leur famille (dont le prix équivaut à plus de 30 % du revenu). Cela représente 73 000 familles.
« On comprend tout de suite la pression économique que ça met sur ces familles-là, dit Fannie Dagenais. Parce que l'argent qui va là, il ne va pas sur d'autres choses. »
En lien direct avec ce phénomène : 8 % des familles ayant des enfants âgés de moins de 6 ans sont en situation d'insécurité alimentaire. La proportion est la même depuis 2005.
MÈRES PLUS SCOLARISÉES, FAMILLES PLUS À L'AISE
PLUS RICHES > La proportion de bambins de 5 ans et moins vivant dans une famille à faible revenu a diminué au cours des dernières années, passant de 18,5 % en 2004 à 12,9 % en 2013.
PLUS SCOLARISÉES > La proportion d'enfants nés d'une mère n'ayant pas terminé ses études secondaires est passée de 7,9 % en 2008 à 5,9 % en 2014.
PLUS D'EMPLOIS > Le pourcentage de mères ayant un emploi est passé de 73,7 % à 77,4 % entre 2004 et 2015 chez les mères avec conjoint. Du côté des mères seules, 61,3 % étaient sur le marché du travail en 2015.
POURQUOI EST-CE IMPORTANT ? > « Des recherches ont établi que les enfants de 0 à 5 ans vivant en situation de pauvreté présentent plus de difficultés de langage et sont plus à risque de rencontrer des difficultés scolaires à leur entrée à l'école. Ils sont aussi plus susceptibles de développer des problèmes de comportement ou de santé », explique Mme Dagenais.
OUBLIÉS, LES ENFANTS ?
Il y a 535 490 enfants de 5 ans et moins au Québec, contre 1,5 million de personnes âgées de 65 ans ou plus. Les plus jeunes membres de notre société sont-ils négligés ? Il y a un risque, répond Jean-Pierre Hotte, ancien directeur général des centres jeunesse, président d'Avenir d'enfant et porte-parole de la Grande semaine des tout-petits. « Quand on voit le vieillissement de la population, avec des baby-boomers qui ont mille et une façons de mettre de l'avant leurs priorités, il y a un risque pour les tout-petits d'être oubliés. C'est souvent vu comme strictement l'affaire des parents », dit-il. 
« Les gens, surtout de ma génération, ne sont pas portés à porter les enfants parmi leurs priorités. Ils pensent à la santé, au régime de retraite... On veut s'assurer que les enfants ont l'espace qu'ils devraient occuper. »
Le portrait se base sur des chiffres de plusieurs organes, dont l'Institut de la statistique du Québec, Statistique Canada, le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) et la Direction des statistiques sociodémographiques. L'Observatoire a utilisé les données les plus récentes, qui varient entre 2012 et 2016, selon les thèmes.