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mardi, octobre 25, 2016

Les Canadiens croient aux bienfaits de l'immigration

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Publié le 25 octobre 2016 à 06h00 | Mis à jour à 06h00
Une cérémonie de citoyenneté à Vancouver, le 1er... (ARCHIVES PC)
Une cérémonie de citoyenneté à Vancouver, le 1er juillet 2009.ARCHIVES PC
(Ottawa) Alors que la crise des migrants syriens a conduit certains pays européens à fermer leurs frontières aux réfugiés, une majorité de Canadiens persistent à croire que l'immigration contribue de manière positive à l'économie et à la diversité du pays.
Ce faisant, la réceptivité des Canadiens à l'égard de l'immigration se démarque du discours tenu par le candidat à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et ses partisans républicains. Durant la campagne menant à l'élection du 8 novembre, Donald Trump a promis d'interdire l'entrée aux immigrants provenant de pays jugés problématiques comme l'Irak et la Syrie et de construire un mur entre le Mexique et les États-Unis pour contrer l'immigration illégale.
Selon un sondage réalisé par la firme Environics pour le compte de la Fondation canadienne des relations raciales, 80% des Canadiens sont d'avis que l'immigration a des retombées positives sur l'économie du pays, alors que cette proportion atteignait à peine 56% en 1993. Seulement 16% des personnes interrogées estiment au contraire que l'arrivée d'immigrants nuit à l'économie. En 1993, la proportion de ceux qui étaient de cet avis frisait les 39%.
Quand on interroge les Canadiens pour savoir si le nombre d'immigrants qui s'installent au pays est trop élevé, seulement 37% d'entre eux disent partager cet avis, tandis que 58% ne croient pas que c'est le cas. Selon Environics, la perception de la population canadienne a beaucoup évolué au cours des 40 dernières années. En 1977, par exemple, 61% des personnes interrogées affirmaient que les niveaux d'immigration étaient trop élevés, alors que 35% seulement soutenaient le contraire.
Ce sondage téléphonique, qui a été mené auprès de 2000 personnes du 3 au 16 octobre, démontre aussi que les Canadiens font confiance aux autorités canadiennes pour bien choisir les immigrants qui s'installent au pays. En effet, 65% des répondants au sondage affirment que le gouvernement fait le travail qui s'impose pour empêcher les immigrants ayant un passé criminel ou soupçonnés d'avoir commis un crime d'être admis au pays. Seulement 26% des personnes interrogées estiment que le gouvernement fédéral n'en fait pas assez à cet égard.

Quant aux 31 000 réfugiés syriens que le gouvernement Trudeau a acceptés jusqu'ici, 48% des Canadiens estiment que le Canada a apporté sa juste contribution tandis que 10% des répondants soutiennent qu'on pourrait en accueillir davantage. Mais 36% des Canadiens croient au contraire que l'on a accueilli trop de réfugiés syriens.
Seule ombre au tableau, bon nombre de Canadiens croient que les immigrants qui s'installent au pays n'adoptent pas les valeurs canadiennes. Pas moins de 54% sont de cet avis, tandis que 40% soutiennent au contraire que les nouveaux arrivants s'intègrent bien et partagent les valeurs canadiennes.
La publication de ce sondage survient alors que le Conseil consultatif en matière de croissance économique propose au gouvernement Trudeau d'augmenter de 50% d'ici cinq ans le nombre d'immigrants qui sont acceptés au pays afin de contrer les effets négatifs du vieillissement de la population canadienne. Dans un rapport remis au ministre des Finances la semaine dernière, le Conseil consultatif propose de faire passer de 300 000 à 450 000 le nombre d'immigrants admis par année d'ici 2021.
- La marge d'erreur du sondage est de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20.

lundi, octobre 24, 2016

Paul St-Pierre Plamondon nommé conseiller spécial pour renouveler le PQ

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Publié le 23 octobre 2016 à 15h09 | Mis à jour le 23 octobre 2016 à 16h26
Paul St-Pierre Plamondon... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)
Paul St-Pierre PlamondonPHOTO ARCHIVES LA PRESSE
ÉMILIE BERGERON
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Paul St-Pierre Plamondon est devenu conseiller spécial du chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. Sa mission sera de mener des consultations auprès de la population dans le but de renouveler cette formation politique.
Ce rôle est le «prolongement» de la décision prise par Paul St-Pierre Plamondon en quittant Le mouvement des orphelins politiques pour se joindre au Parti québécois, l'été dernier, a souligné Jean-François Lisée en annonçant la nomination de l'avocat de 39 ans, dimanche à Montréal.
L'ancien aspirant-chef du Parti québécois est vite devenu «une coqueluche» pendant la course à la direction de la formation politique, lui attirant 5000 nouveaux membres, a poursuivi M. Lisée. M. St-Pierre Plamondon a terminé au dernier rang lors du premier tour de scrutin, récoltant près de 7 pour cent des suffrages.
«On a fait le tour du Québec, on était souvent ensemble ou avec les autres candidats et des militants et des militantes me disaient, après l'avoir entendu une première fois: »M. Lisée, il faut absolument qu'il soit dans votre équipe!«», a dit le chef du Parti québécois.
Paul St-Pierre Plamondon ciblera dans ses consultations plus précisément des gens d'affaires, des professionnels, des membres des communautés culturelles et des citoyens de moins de 40 ans «pour voir avec eux comment ils perçoivent le parti, comment le parti peut changer et peut mieux s'adapter à leur réalité», a précisé M. Lisée.
L'avocat s'est réjoui de cette «marque de confiance» qui lui est accordée et qui est cohérente avec le «message d'ouverture et de rassemblement» prononcé par M. Lisée le soir où il a été couronné chef du Parti québécois.
«On est en mode solutions, donc on s'attend à des solutions, à des dialogues constructifs qui réactualisent le Parti québécois et qui le reconnectent avec des groupes qui ont été ou qui pourraient devenir péquistes dans le cadre d'un gouvernement honnête et compétent dont on va se doter dès 2018», a dit M. St-Pierre Plamondon.
Questionné à savoir s'il était bien placé pour représenter les moins de 40 ans, M. St-Pierre Plamondon a reconnu qu'il n'était «plus si jeune», mais qu'il avait pu, durant sa campagne, récolter l'appui de nombreux Québécois correspondant à cette tranche d'âge.
Au terme de consultations qui se tiendront un peu partout au Québec, M. St-Pierre Plamondon soumettra ses recommandations dans un rapport sur la relance du Parti québécois, en avril 2017.
Peu de détails ont été donnés sur la façon dont M. St-Pierre Plamondon recueillera ses informations. Le volet numérique sera mis de l'avant, a-t-il néanmoins relevé, ajoutant qu'il privilégierait aussi les rencontres en personne, formelles ou informelles. Le nouveau conseiller spécial entend notamment lancer une discussion sur la plateforme numérique Reddit, comme il l'avait fait quand il briguait la direction du Parti québécois.
«Pour moi c'est une étape importante sur le chemin des victoires, qui passe par une meilleure connexion du Parti québécois avec la réalité québécoise d'aujourd'hui, a souligné M. Lisée. Il y a une partie de perceptions qui fait écran. Il y a une partie de réalités, aussi, qu'il faut modifier.»
Les consultations débuteront le 1er novembre pour se conclure le 31 mars 2017.

L'ex-policier Guy Ouellette a été rémunéré à l'aide du fonds secret de la SQ

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/

Publié le 24 octobre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h24
Guy Ouellette est député de Chomedey depuis 2007. Il... (ARCHIVES LE SOLEIL)
ARCHIVES LE SOLEIL
Guy Ouellette est député de Chomedey depuis 2007. Il a pris sa retraite de la SQ en juin 2001, après 32 ans de service pendant lesquels il a acquis une expertise pointue en matière de gangs de motards criminels.

Après avoir pris sa retraite de la Sûreté du Québec, et avant d'être élu député libéral, il est arrivé que Guy Ouellette soit rémunéré à l'aide du fonds secret de la SQ, pour témoigner en matière de motards criminels.
«Il trouvait injuste d'être rémunéré un jour ou deux, alors qu'il mettait des heures à préparer des dossiers», a raconté l'ex-directeur général de la SQ Mario Laprise, alors qu'il témoignait au procès de Jean Audette, en mai dernier.
M. Audette, ex-directeur adjoint aux enquêtes criminelles de la SQ, est accusé de fraude et d'abus de confiance, relativement à l'utilisation des «dépenses spéciales d'opération». Il s'agit d'un fonds d'environ 25 millions par année, qui permet de payer des informateurs et d'engager des dépenses de manière confidentielle, afin de mener des enquêtes délicates.
On reproche à M. Audette d'avoir signé les formulaires permettant à un policier retraité de la SQ devenu consultant (Denis Despelteau) d'être rémunéré à même ce fonds secret de la SQ. Cette méthode aurait été utilisée pour contourner un nouveau règlement interdisant à quelqu'un qui devait de l'argent au fisc d'obtenir un contrat du gouvernement. M. Despelteau, ex-officier aux ressources humaines réembauché depuis 1998 comme consultant négociateur au Comité paritaire, avait un problème de jeu, et il devait beaucoup d'argent au fisc.
Le procès de M. Audette se déroule de façon discontinue depuis l'hiver dernier. Lors de la dernière audience, en mai, alors que M. Laprise témoignait, une ordonnance de non-publication nous empêchait de révéler le nom de M. Ouellette. Cette ordonnance a été levée en juin, alors que le procès faisait relâche. Le procès de M. Audette reprend aujourd'hui, devant le juge Thierry Nadon.
Informé par un lanceur d'alerte
On sait que c'est sous le règne de Mario Laprise, qui a été directeur de la SQ d'octobre 2012 à août 2014, que l'affaire du fonds secret a été mise au jour et que quatre officiers supérieurs, dont M. Audette, ont été accusés. Dès son arrivée en poste, M. Laprise avait été informé par un lanceur d'alerte de dépenses douteuses faites au moyen du fonds secret. M. Laprise avait trouvé cela «aberrant», et il avait demandé une enquête à ce sujet au ministre de la Sécurité publique.
Ironiquement, le cabinet de juricomptables pressenti pour participer à l'enquête avait déjà été payé par le fonds secret dans le passé. M. Laprise craignait une «apparence de conflit d'intérêts», a-t-il fait valoir lors de son témoignage, en mai dernier. Il a dit ignorer si le cabinet en question avait finalement décroché le contrat.
Lors de son témoignage, M. Laprise a aussi été interrogé sur des dépenses du fonds secret qui avaient été autorisées du temps où lui-même chapeautait les enquêtes, à la SQ, soit avant 2005. Le fait que le policier retraité Guy Ouellette y apparaissait comme fournisseur a fait tiquer la défense. N'était-ce pas là la démonstration qu'un large éventail de dépenses pouvait transiter par ce canal?
M. Laprise s'est bien défendu d'avoir fait une entorse au règlement et a soutenu que c'était justifié. Il a expliqué qu'il avait demandé un avis juridique auparavant et que cet avis avait été «positif».
Et il faut «se remettre dans le contexte», a-t-il expliqué, en faisant allusion aux suites de l'opération Printemps 2001 qui visait les motards. «Il fallait protéger M. Ouellette, qui n'était plus policier, et les dossiers de la Couronne.»
«Mais il témoignait publiquement, M. Ouellette! Ce n'était pas caché! Il avait une [citation] à la Cour», a réagi MPierre Dupras.
Les explications de Guy Ouellette
La Presse a questionné le député Ouellette à ce sujet, il y a quelques jours. M. Ouellette a indiqué qu'il ne savait pas quels fonds servaient à le payer. «Au début, c'était la SQ qui me payait, mais je ne sais pas avec quel budget. Je n'ai pas de connaissance personnelle de ça. L'entente, c'est que pour le temps que j'investissais dans une cause, je détaillais mes heures. À un moment donné, ça a été transféré au ministère de la Justice, et c'est eux qui défrayaient mes témoignages d'expert», a-t-il dit.
M. Ouellette précise qu'il témoignait en qualité d'expert. «Les témoignages d'experts, c'est reconnu par les tribunaux. Je pense même que j'étais en dessous du taux horaire de base. Un témoignage d'expert, ce n'est pas comme un témoignage factuel de cause. La préparation est beaucoup plus longue», a-t-il dit.
M. Ouellette a pris sa retraite de la SQ en juin 2001, après 32 ans de service. Il avait acquis une expertise pointue en matière de gangs de motards criminels. Il dit avoir témoigné 92 fois à travers le Canada, particulièrement après l'opération Printemps 2001.
«La Sûreté avait un besoin. Il y a eu une entente, et après on m'a demandé de faire de la facturation, un état détaillé de ce que je rendais comme témoignage. À l'époque, j'étais tout seul comme expert, et j'ai l'impression que c'est encore pas mal comme ça» a-t-il dit.
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Qui sont-ils?
Guy Ouellette > M. Ouellette a été élu député de Chomedey en 2007, et il l'est encore aujourd'hui. Il n'exclut pas la possibilité de témoigner à nouveau comme expert, si jamais il lui arrivait de faire autre chose que de la politique.
Denis Despelteau > Denis Despelteau, directeur adjoint aux ressources humaines, a pris sa retraite en 1998 de la SQ et est devenu consultant. Il était négociateur pour le Comité paritaire. Il a reçu 233 000 $ du fonds secret pour le travail qu'il a effectué en 2011 et 2012. De son propre aveu, son salaire a été haussé de 50 % (150 $ l'heure au lieu de 100 $), quand il a été rémunéré par le fonds secret. Lui-même accusé, dans la foulée de cette affaire, il a plaidé coupable à des accusations de fabrication de faux et abus de confiance et a écopé d'une peine de 15 mois à purger dans la collectivité.