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dimanche, octobre 09, 2016

La victoire de Lisée est une «bonne nouvelle», estime Landry

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Publié le 08 octobre 2016 à 15h54 | Mis à jour le 08 octobre 2016 à 15h54
L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
L'ancien premier ministre du Québec Bernard LandryPHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry se réjouit de l'élection de Jean-François Lisée à la tête du Parti québécois, et surtout, du ralliement immédiat des militants du parti «sans querelles et dysfonctions ». L'ex-chef péquiste dénonce toutefois les «propos méprisants» tenus par Philippe Couillard samedi matin à l'égard du nouveau chef souverainiste.
Même s'il avait donné son appui à Alexandre Cloutier pendant la campagne, Bernard Landry perçoit comme une «bonne nouvelle» la victoire de Jean-François Lisée. «La campagne a remis de l'avant les grands thèmes qui agitent l'âme du PQ. Tout le monde en a parlé d'une façon civilisée, Jean-François, mais les autres candidats également. La campagne est positive pour le PQ. Le résultat est positif aussi, d'abord à cause de l'élection de Jean-François, qui est un homme remarquable. Il l'a démontré durant la campagne et avec son discours», affirme Bernard Landry, en entrevue avec La Presse.
L'ex-premier ministre salue le «sentiment de convergence» des militants péquistes dès l'annonce de la victoire de Jean-François Lisée vendredi soir. « Tout le monde se rallie. On ne sort pas de là avec des querelles et des dysfonctions pour l'avenir. Globalement, tout est positif», se réjouit-il. Il souligne également qu'Alexandre Cloutier, qui a terminé deuxième, «peut encore jouer un grand rôle dans le destin de notre patrie» en tenant notamment un «rôle ministériel fondamental».
La promesse de Jean-François Lisée de ne pas tenir de référendum sur la souveraineté avant un second mandat, en 2022, est «réaliste», estime Bernard Landry. «Tout le monde est pas mal d'accord avec ça. Personne ne veut perdre un autre référendum. Pas plus que Lisée, que moi je ne voulais en perdre, que quiconque. Et il faut prendre toutes les mesures pour qu'on ait le temps de s'assurer du résultat et de préparer la victoire du Oui», explique-t-il.
Bernard Landry déplore les propos de Philippe Couillard, qui a associé le Parti québécois sous la gouverne de Jean-François Lisée aux «partis populistes d'Europe» préconisant un «nationalisme de peureux, de fermeture et d'exclusion». «Il s'est déshonoré encore une fois. C'est parfaitement ridicule !», lance-t-il, en prononçant chaque syllabe.
«Pourquoi notre premier ministre est-il aussi méprisant vis-à-vis un idéal tout à fait respectable et respecté dans le monde entier ? C'est vraiment incroyable ! Ce n'est pas la première fois que le premier ministre démontre son espèce de mépris et d'incompréhension pour le destin de son peuple», dénonce-t-il.

Plusieurs péquistes déçus se joignent à ON, selon son chef

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Publié le 09 octobre 2016 à 07h06 | Mis à jour à 07h06
Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, a précisé... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, a précisé qu'il s'agissait en grande majorité de militants péquistes qui appuyaient la candidature de Martine Ouellet.


La Presse Canadienne
QUÉBEC
Depuis vendredi soir, dès l'élection de Jean-François Lisée comme chef du Parti québécois, des centaines de militants péquistes ont quitté cette formation pour se joindre à Option nationale.
C'est ce qu'affirme le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, en entrevue à La Presse canadienne.
M. Zanetti précise qu'il s'agit en grande majorité de militants qui appuyaient la candidature de Martine Ouellet. Selon lui, ceux-ci avaient décidé de « donner une dernière chance » au Parti québécois en soutenant l'approche « courageuse et inspirante » de Mme Ouellet. Mais, ajoute Sol Zanetti, le PQ a plutôt choisi une vision contraire, celle de « mettre le couvercle sur la marmite » et de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat.
Le chef d'Option nationale estime que plusieurs sympathisants du PQ ne se retrouvent plus dans cette formation politique, et qu'ils préfèrent « l'option claire » de son parti.
M. Zanetti souligne qu'une campagne web d'adhésion a été lancée, en raison de cette « vague d'appui » envers son parti.
Questionné à savoir s'il souhaite que Martine Ouellet se joigne également à Option nationale, Sol Zanetti dit qu'elle est « la bienvenue ». Il comprend toutefois qu'il faut « laisser la poussière retomber », que Mme Ouellet a sûrement besoin d'un repos après une aussi longue campagne à la direction.

Trump a déjà perdu l'élection, selon un expert

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Publié le 09 octobre 2016 à 07h18 | Mis à jour à 07h18
Donald Trump a participé à une assemblée à... (PHOTO EVAN VUCCI, ARCHIVES AP)
Donald Trump a participé à une assemblée à Sandown,
 au New Hampshire, le 6 octobre.
PHOTO EVAN VUCCI, ARCHIVES AP
VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
Donald Trump a beau se présenter au débat présidentiel dimanche soir, son sort est déjà scellé : il a perdu l'élection, selon un expert de la politique américaine.
L'enregistrement audio diffusé vendredi par le Washington Postdans lequel le candidat tient des propos misogynes et vulgaires a sonné le glas de son élection, selon Rafael Jacob, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM.
M. Jacob était l'un des rares experts à signaler il y a un an qu'il ne fallait pas sous-estimer le milliardaire devenu politicien dans la course à la Maison-Blanche. Mais cette énième controverse aura eu raison de M. Trump, a-t-il prédit.
Donald Trump s'est excusé deux fois pour ses commentaires. Sa femme, Melania, et son colistier, Mike Pence, ont également critiqué ses propos. Or, selon M. Jacob, il est déjà trop tard puisque déjà plusieurs éminents républicains ont retiré leur appui et plusieurs d'entre eux demandent à M. Trump de tirer sa révérence.
Des républicains de toutes les allégeances et de tous les États ont annoncé qu'ils ne voteraient pas pour leur candidat et que ce dernier devrait partir pour le bien du parti.
M.Trump a déjà laissé savoir qu'il ne quitterait pas son poste et qu'il serait au rendez-vous dimanche soir. Comme un candidat ne peut se faire retirer sa nomination par le parti, M. Trump risque d'être présent au débat et de se présenter comme prévu en novembre - mais cela ne sera pas sans conséquence.
Rafael Jacob prévoit que la démocrate Hillary Clinton remportera l'élection, mais il envisage aussi plusieurs victoires pour son parti au Congrès. « Ce qui est en train de devenir potentiellement gigantesque comme problème, c'est tous les candidats républicains qui tentent de se faire réélire et qui ont maintenant peur pour leur peau », a-t-il expliqué.
D'ailleurs, le silence radio de la campagne Clinton depuis le début de la controverse n'est pas insignifiant, selon le chercheur. « Ils jouent très bien leur carte. C'est la bonne chose à faire [...] Elle n'a pas besoin d'en parler pour que tout le monde soit au courant de ce qui se passe. C'est tellement gros comme histoire », a-t-il soutenu.
À quoi peut-on s'attendre au débat de dimanche soir? Selon M. Jacob, Donald Trump ne peut rien faire pour améliorer sa situation considérablement. Il peut, à tout le moins, s'excuser sincèrement et essayer de prévenir les autres controverses qui pourraient surgir prochainement.
« Mais le meilleur chemin pour lui, ce serait de se retirer tout de suite », a-t-il ajouté.
Quant à Hillary Clinton, elle doit se poser au-dessus de la mêlée et se présenter comme la meilleure candidate par rapport à son adversaire. « J'essaierais de tendre la perche aux électeurs républicains et républicaines qui pourraient l'appuyer elle et le candidat de son parti », a indiqué M. Jacob.