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vendredi, septembre 30, 2016

Pierre Karl Péladeau participe au lancement de l'IRAI

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 29 septembre 2016 à 19h58 | Mis à jour le 30 septembre 2016 à 07h32
Pierre Karl Péladeau... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)
Pierre Karl PéladeauPHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE
L'ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a été chaudement applaudi par plus de 200 militants souverainistes de tout horizon réuni jeudi soir au lancement de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI).
«C'est une très belle initiative», a lâché Pierre Karl Péladeau, qui affichait une barbe poivre et sel de quelques jours. L'ex-chef péquiste est l'idéateur et principal donateur de cet institut de recherche non partisan. «Je suis très heureux d'être ici avec des amis, avec des hommes et des femmes qui ont l'intention de travailler avec assiduité et beaucoup de conviction pour faire en sorte qu'on fasse avancer les travaux sur l'indépendance», a-t-il commenté en mêlée de presse avant de se défiler. Il n'a pas fait d'autres commentaires aux journalistes et n'a pas pris la parole lors du lancement.
Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau, Jean-François Lisée, a salué le rôle joué par l'ex-chef péquiste. «Pierre Karl a été un homme d'affaires remarquables. Il a des sous, il les met au service d'une grande cause. Je le salue et je le félicite», a-t-il affirmé en mêlée de presse. S'il est élu chef du Parti québécois, le député de Rosemont n'a pas l'intention de financer l'IRAI à même les coffres du parti. «Ils n'en ont pas vraiment pas besoin. Les coffres de Pierre Karl sont mieux garnis que ceux du Parti québécois!», a-t-il lancé. 
Jean-François Lisée s'est également réjoui de l'avènement d'un institut de recherche sur la souveraineté. «Je pense que c'était le temps, il y a tellement de think-tank fédéralistes, c'est le temps qu'on est une boîte à idées, une boîte de recherche indépendantiste.»
La candidate à la direction du PQ Martine Ouellet estime que l'IRAI jouera un rôle «essentiel» pour faire valoir les bienfaits de l'indépendance. «Tout ce qui va contribuer à documenter l'indépendance, ça va enlever les peurs. En ajoutant de l'information, on va sortir de la peur, et avec la fierté, je sais qu'on a tout ce qu'il faut pour être indépendant dans un premier mandat», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse, avant de se rendre au plateau de tournage de l'émission Tout le monde en parle.
Le professeur de droit constitutionnel et président du C.A. de l'IRAI Daniel Turp a annoncé que l'IRAI étudiera pour ses débuts le rapport des jeunes adultes Québécois à l'indépendance du Québec, en comparaison avec des jeunes d'Écosse et de la Catalogne. Deux chercheurs mèneront cette première étude : Marie-Michèle Sauvageau et Alexis Hieu Truong de l'Université d'Ottawa.
M. Turp a rappelé que l'Institut ne sera «pas partisan et ne fera pas de militantisme politique». Il a également vanté les mérites du principal donateur de l'IRAI, Pierre Karl Péladeau, aussi membre du C.A. de l'Institut. «Je suis toujours fier de dire que c'est Pierre Karl qui est l'idéateur de l'Institut, celui qui a cru en cette idée de donner au mouvement indépendantiste un institut de recherche», a déclaré Daniel Turp.
D'autres ténors du mouvement souverainiste étaient présents à l'évènement comme l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, le chef d'Option nationale Sol Zanetti, le député péquiste Maka Kotto, le candidat à la direction du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon et Claudette Carbonneau, présidente de l'organisation OUI Québec.

Les régions du Québec n'ont plus de voix à Ottawa, dit Lebel

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 30 septembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel... (PHOTO Rocket Lavoie, Le Quotidien)
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis LebelPHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN
(OTTAWA) En confiant à un ministre élu en l'Ontario la responsabilité du développement régional au Québec, le gouvernement Trudeau a carrément tourné le dos aux régions de la Belle Province, estime le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel.
Au lieu de faire appel à l'un des 40 députés libéraux du Québec pour s'occuper de l'Agence du développement économique du Canada pour les régions du Québec, le premier ministre Justin Trudeau a décidé de confier cette tâche au ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, qui est député de Mississauga-Malton et qui a aussi la responsabilité des autres agences de développement économique régional (provinces atlantiques, sud et nord de l'Ontario, diversification de l'économie de l'Ouest, et le Grand Nord).
Cette décision avait fait sourciller plusieurs élus au Québec à l'époque. Mais près d'un an après l'arrivée au pouvoir des libéraux, il appert que les régions du Québec ont perdu leur voix auprès du cabinet, estime Denis Lebel.
M. Lebel, qui a lui-même été ministre responsable de l'Agence de développement économique du Québec dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper de 2008 à 2011, propose de remédier à cette lacune en créant « une équipe d'intervention » formée de cinq anciens maires de villes du Québec qui ont maintenant une voix à Ottawa : les députés conservateurs Alain Rayes, Luc Berthold, Bernard Généreux et lui-même ainsi que le sénateur Claude Carignan.
M. Lebel confirmera la formation de ce groupe de travail, qui aura comme mandat de faire avancer les dossiers qui sont chers aux régions du Québec à Ottawa, durant un discours qu'il prononcera ce matin devant les membres de la Fédération québécoise des municipalités, qui sont réunis en congrès à Québec.
Avant de faire le saut en politique fédérale, M. Lebel a été maire de Roberval. Quant à Alain Rayes, Luc Berthold et Bernard Généreux, ils ont été premiers magistrats de Victoriaville, Thetford Mines et La Pocatière respectivement. Pour sa part, Claude Carignan était maire de Saint-Eustache avant d'être nommé au Sénat en 2009.
« Quand j'étais ministre du Développement régional, j'ai visité toutes les régions du Québec à plusieurs reprises. J'ai fait des annonces dans de petits villages, et pas juste dans les grandes villes qui donnent plus de votes. On a pris des décisions pour s'occuper du développement économique des régions du Québec. Ce n'est pas juste une question de petite politique. C'est une question de reconnaître la spécificité des besoins des régions », a affirmé hier Denis Lebel dans une entrevue à La Presse.
À titre d'exemple, M. Lebel a rappelé qu'il avait pris la décision, lorsqu'il était ministre du Développement régional, d'investir « massivement » dans l'industrie de la motoneige. « Cela a aidé les régions du Québec qui vivent l'hiver et survivent l'hiver grâce notamment à des touristes de l'Europe ou d'ailleurs qui viennent faire de la motoneige ici, par exemple. Quelqu'un qui ne connaît pas bien le terroir québécois ne peut pas prendre de telles décisions, comme celle d'aider les municipalités de 2000 personnes et moins à rénover leur centre communautaire », a-t-il soutenu.

jeudi, septembre 29, 2016

Rapport : l’équilibre budgétaire s’est fait au prix d’une réduction des services

http://www.ledevoir.com/societe/sante/

29 septembre 2016 12h39 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Québec | Santé
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
La preuve est faite que l’équilibre budgétaire a été atteint au prix d’une réduction des services publics rendus à la population, conclut le Protecteur du citoyen dans son rapport annuel 2015-2016 déposé jeudi à l’Assemblée nationale.
 
Les délais d’attente avant de recevoir le service public demandé se sont allongés au cours de la dernière année, au point de constituer désormais plus du tiers des plaintes fondées formulées au Protecteur du citoyen.
 
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant d’apprendre que le nombre de plaintes déposées à l’organisme a grimpé de 12 % au cours de la dernière année. 
La protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, exhorte le gouvernement Couillard à réduire impérativement les trop longs délais dans la livraison des services publics, une situation pouvant entraîner dans certains cas des conséquences néfastes sur la vie de citoyens parmi les plus vulnérables.
 
Des personnes sont ainsi privées de services auxquels elles ont droit et dont elles ont cruellement besoin, en raison d’un manque de ressources ou de tracasseries administratives, explique Mme Saint-Germain, estimant que le gouvernement Couillard avait sous-estimé l’impact réel du cumul de compressions budgétaires imposées à l’appareil de l’État au cours des deux dernières années en vue d’atteindre l’équilibre budgétaire.
 
Pour réduire ces délais déraisonnables, Québec doit faire deux choses, selon elle : réduire la bureaucratie et privilégier la qualité du service offert à la population plutôt que la performance de gestion. En clair, cela signifierait notamment ajuster les règles administratives à la situation réelle des personnes, souvent très vulnérables, qui ne correspond pas nécessairement aux normes établies.
 
La protectrice du citoyen note par exemple que l’écart se creuse entre les besoins de services de soutien à domicile et le nombre d’heures offertes par le gouvernement, qui tend à diminuer considérablement au lieu d’augmenter.
 
Par exemple, des enfants et des adultes handicapés peuvent devoir attendre des années avant d’obtenir enfin les services dont ils ont souvent un urgent besoin, comme des services de réadaptation, déplore-t-elle par ailleurs. Elle cite le cas d’une femme qui cherchait à inscrire son enfant autiste au centre de réadaptation de sa région. Après un an d’attente, elle s’est fait dire qu’elle devrait attendre encore deux années supplémentaires.