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jeudi, août 25, 2016

Plus d'argent pour les soins à domicile

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/

Régys Caron

Après avoir annoncé 52 millions $ en juillet, Québec injecte 22,2 millions $ supplémentaires dans l'amélioration des soins à domicile.
Cinq ministres du gouvernement Couillard se sont déplacés à Lévis mercredi pour procéder à cette annonce. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dépensera 8,1 millions $ pour améliorer l'accès au Programme d'exonération financière pour les services d'aide domestique (PEFSAD).
L'argent permettra d'ajouter 5400 personnes aux 91 000 qui reçoivent des services domestiques à domicile. De même, le MSSS estime que 600 000 heures seront ajoutées pour des services tels que l'entretien ménager, la préparation des repas, les courses et la lessive.
Une personne qui reçoit deux heures de services par semaine pourra recevoir une heure de service supplémentaire, a mentionné le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Une somme additionnelle de 14,1 millions $ provient des ministères de l'Économie et du Travail. L'argent sera versé à la Fédération des coopératives d'aide à domicile et permettra de former quelque 4500 préposés d'aide à domicile.

HAUSSE DES BESOINS

La population québécoise vieillit et les besoins en soins à domicile n'ont pas fini d'augmenter, a signifié Gaétan Barrette.
«Aujourd'hui, 18 % de la population est âgée de plus de 65 ans; en 2031, 25 % de la population aura plus de 65 ans (...) C'est clair que le nombre de personnes qui auront besoin de ces services ira en augmentant», a analysé le ministre.
La facture aussi promet de progresser et Québec aura besoin d'aide. «Il manque un joueur dans le financement des soins à domicile et c'est le gouvernement fédéral qui a promis d'investir 3 milliards $ sur une période de quatre ans en maintien à domicile».
Le gouvernement Trudeau est en poste depuis près d'un an «et pas un sou n'a été investi. Le maintien à domicile ne peut pas être financé complètement par les provinces. J'invite le gouvernement fédéral à décaisser des sommes d'argent dans son budget 2017-2018 en maintien à domicile», a déclaré le ministre de la Santé.
Les libéraux avaient promis de dépenser 150 millions $ par année en soins à domicile, pendant la campagne électorale de 2014. Le budget Leitao, déposé en mars, prévoit une dépense de 60 millions $ à ce chapitre cette année.
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Pas question d'autoriser les policières à porter le voile islamique, dit la CAQ

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 23 août 2016 à 14h26 | Mis à jour le 23 août 2016 à 20h45
La députée caquiste Nathalie Roy... (Photo Archives La Presse Canadienne)
La députée caquiste Nathalie RoyPHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Québec
Il devrait être interdit aux policières québécoises de porter le hijab, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).
Le voile islamique porté par les femmes musulmanes devrait de ce fait être banni de l'uniforme policier, a soutenu mardi la députée caquiste Nathalie Roy.
Elle réagissait au fait que désormais la Gendarmerie royale du Canada (GRC) accepte que des policières de confession musulmane puissent porter le hijab sous leur képi.
«Je ne suis pas d'accord» avec le port du hijab par les policières, a dit la députée de Montarville, lors d'une mêlée de presse servant à nuancer sa position sur le burkini, un outil d'asservissement des femmes selon elle.
Un gouvernement caquiste prônerait que ceux qui représentent l'autorité de l'État, au premier chef les policiers, devraient s'abstenir de porter tout signe religieux, a-t-elle fait valoir, rappelant la position traditionnelle du parti sur la neutralité religieuse de l'État, calquée sur les recommandations de la commission Bouchard-Taylor.

Le rejet du hijab pour les policières «va de soi», selon elle. Le hijad recouvre la tête sans cacher l'ovale du visage.
«Les signes religieux, lorsqu'on représente l'État, et en plus on a un uniforme, il ne devrait pas y en avoir. C'est ce qu'on préconise», a-t-elle rappelé.
Sur la question du burkini, la députée a cependant quelque peu adouci sa position, constatant que l'interdiction légale qu'elle réclamait pour ce maillot de bain islamique serait difficilement applicable, et contraire à nos chartes des droits.
La semaine dernière, Mme Roy avait fait une sortie virulente pour dénoncer le burkini, un maillot associé aux femmes musulmanes, qui couvre tout le corps et la tête, sauf le visage, les mains et les pieds. Elle parlait du «courage politique» nécessaire pour interdire ce maillot controversé, se disant prête à invoquer la clause dérogatoire de la constitution afin de bannir le burkini des plages du Québec.
Elle a réaffirmé mardi qu'il s'agissait là, selon elle, d'un des «accessoires» de l'islam radical, comme le tchador, le niqab et la burqa, «qui sont là pour asservir la femme et pour soumettre la femme, et nous on dit: il faut faire quelque chose».
«On ne veut pas en voir! On ne veut pas en voir! Comment le faire? Je ne vais pas déposer une loi demain matin. Chose certaine, il faut se poser la question», a-t-elle commenté, appelant «les plus grands juristes» à tenter d'y répondre.
«Je comprends très, très bien que c'est extrêmement difficile compte tenu de nos chartes», a-t-elle convenu.
Dans sa croisade, elle dit avoir l'appui de la population, à travers «des dizaines et des dizaines de lettres et des téléphones» reçus à son bureau.

Verdict de Richard Bain: Gaétan Barrette sème la controverse

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Publié le 24 août 2016 à 13h39 | Mis à jour le 24 août 2016 à 15h06
Le ministre de la Santé et des Services... (Archives La Presse)
ARCHIVES LA PRESSE
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a soulevé un tollé en commentant le verdict de culpabilité pour meurtre non prémédité contre Richard Henry Bain.

(Québec) Un attentat comme celui survenu à la soirée électorale du Parti québécois en 2012, c'est ce qui peut arriver quand des politiciens font «trop bouger les choses», a soutenu Gaétan Barrette mercredi. Il a dû présenter ses excuses quelques heures plus tard.
Le ministre de la Santé et des Services sociaux a soulevé un tollé en commentant, en anglais, le verdict de culpabilité pour meurtre non prémédité contre Richard Henry Bain. Ce dernier était passé à l'acte au moment où Pauline Marois, qui venait d'être élue première ministre, prononçait son discours au Métropolis. Il a tué un technicien de scène, Denis Blanchette, et en a blessé un autre, Dave Courage.
«Comme politicien, on ne veut pas voir ce genre de choses se produire. J'aurais souhaité que ça ne se produise pas. Mais c'est la société: quand vous faites trop bouger les choses (when you stir things up too much), parfois, ce genre de choses peuvent se produire», a-t-il soutenu à l'entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, mercredi.
Selon lui, les politiciens doivent mesurer leurs propos pour éviter ce genre de drame.
«C'est malheureux, nous ne voulons pas que ça arrive encore. Mais nous devons prévenir ça, de plusieurs façons. Nous devons nous assurer que les arguments que nous tenons et les discours que nous donnons sont mesurés», a-t-il dit. Mais malgré toutes les précautions, «tout peut arriver».

Les déclarations du ministre ont provoqué un tollé. Le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, a demandé au premier ministre Philippe Couillard de «rappeler à l'ordre sans délai» Gaétan Barrette pour ses «propos inacceptables».
Gaétan Barrette a tenté de corriger le tir sur Twitter. «En aucun temps n'ai-je fait un lien entre ce regrettable incident et quelque parti politique que ce soit. Vous m'en voyez sincèrement désolé», a-t-il gazouillé.
Lors d'une annonce à Lévis en début d'après-midi, il a présenté ses excuses.  Ses propos «visaient tout le monde», lui-même et «toute la classe politique dans son ensemble». « Si mes propos ont pu avoir offensé quelqu'un, je tiens à leur présenter sincèrement mes excuses», a-t-il affirmé. «Et je tiens sincèrement à présenter mes excuses à tous les gens qui de près ou de loin ont pu être touchés par ces événements. Je pense à la famille des deux techniciens qui ont été touchés par ça, et à Mme Marois évidemment.»
Sylvain Gaudreault trouve inconcevable que M. Barrette ait fait «un lien entre une position politique, tout à fait légitime et démocratique, et l'attentat du Métropolis». «Et, comme si ce n'était pas assez, le ministre demande aux députés de "mesurer" leur discours. De quel discours parle-t-il? Du discours souverainiste? Doit-on comprendre du ministre qu'il veut ainsi limiter la liberté d'expression des députés souverainistes? Le ministre de la Santé, qui, déjà, revient sur la portée de ses propos, comme il le fait trop souvent, devrait appliquer ses conseils à lui-même et tout simplement réfléchir avant de parler», a déclaré le chef intérimaire par voie de communiqué.
Pour la candidate à la direction du PQ, Martine Ouellet, des excuses ne suffisent pas. Gaétan Barrette doit démissionner, ou le premier ministre doit le démettre de ses fonctions, parce qu'il a «dépassé les bornes», «cautionné la haine politique» et «instrumentalisé» l'attentat au Métropolis.

Pauline Marois soulagée

De son côté, l'ex-chef Pauline Marois «a senti un soulagement, une certaine sérénité» à l'annonce du verdict de culpabilité pour meurtre au second degré prononcé hier contre Richard Bain, a relayé son successeur Sylvain Gaudreault.
Le chef intérimaire du Parti québécois (PQ) a dit avoir eu «une bonne conversation avec elle». «Elle est très très attentive pour la suite, pour la sentence», a-t-il dit lors d'un point de presse à Saint-Jérôme, auquel La Presse n'a pas assisté.
«La première chose qu'elle m'a dit, c'est qu'elle pensait à la famille de M. Blanchette et à M. Courage lui-même», a dit M. Gaudreault. «On a une relation d'amitié et de complicité et je voulais échanger avec elle sur cet enjeu.»
Mme Marois a refusé toutes les demandes d'entrevue depuis l'annonce du verdict. «Faut respecter ça», a dit son successeur.
Le chef péquiste a indiqué qu'il était satisfait de la décision du jury. «Je prends acte de ce verdict qui représente un bon soulagement pour tout le monde, pour la famille, a-t-il dit. Pour la suite des choses, il reste encore des étapes. On va écouter avec attention les plaidoiries sur la sentence.»
Sylvain Gaudreault était à Saint-Jérôme pour appuyer le candidat péquiste local, le conseiller municipal Marc Bourcier.
- Avec Philippe Teisceira-Lessard