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dimanche, mai 08, 2016

Cloutier continue d'alimenter le suspense

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

Publié le 07 mai 2016 à 21h08 | Mis à jour le 07 mai 2016 à 21h08
Alexandre Cloutier a répété samedi sur les réseaux... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)
Alexandre Cloutier a répété samedi sur les réseaux sociaux que sa «décision est prise»
et qu'il en ferait part au public accompagné de toute sa famille.
LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT

(Québec) Alexandre Cloutier continue d'alimenter le suspense entourant sa candidature au poste de chef du Parti québécois (PQ). Après l'avoir affirmé vendredi, il a répété sur les réseaux sociaux, samedi, que sa «décision est prise» et qu'il en ferait part au public accompagné de toute sa famille.
«Nous avons consulté nos proches, nos amis, des collègues, des gens du parti, afin de prendre la meilleure décision pour tout le monde et, par-dessus tout, dans l'intérêt du Québec. Je peux vous dire que notre décision, elle est prise», a écrit le député de Lac-Saint-Jean sur sa page Facebook officielle - et non personnelle. «C'est une décision qui a été sagement réfléchie et nous l'annoncerons donc en famille, en bonne et due forme, prochainement.» Le court texte est accompagné d'une photo carte postale de la famille Cloutier. 
Alexandre Cloutier avait donné des indications similaires la veille devant les journalistes, en marge de la nomination de Sylvain Gaudreault comme chef intérimaire du PQ. Tous avaient alors compris qu'il se lancerait. Il a lui-même évoqué un scénario «un peu shakespearien» d'une course contre son amie Véronique Hivon, qui l'a appuyé en 2015.
Signes positifs 
Le Soleil a contacté samedi différentes sources membres de l'équipe de M. Cloutier lors de la dernière course à la chefferie du PQ, remportée par Pierre Karl Péladeau. Toutes se sont gardées de confirmer ou d'infirmer si l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales allait briguer la direction du parti, mais ont laissé entendre que les signes étaient positifs.
M. Cloutier avait obtenu 29,21 % des voix à sa première tentative, terminant bon deuxième. Un sondage Léger publié dans le Journal de Québec, mené auprès de militants du PQ, le place en tête avec 27 % des intentions de vote. Le coup de sonde accordait cependant des voix au fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui a fait savoir qu'il ne se lancerait pas et qu'il appuierait Mme Hivon. Des points ont aussi été donnés à Bernard Drainville, qui s'est lui aussi désisté.

Fort McMurray: le combat contre l'incendie pourrait durer des mois

http://www.lapresse.ca/actualites/national/

Publié le 08 mai 2016 à 00h00 | Mis à jour à 07h34
Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ... (La Presse Canadienne)
LA PRESSE CANADIENNE
Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ 10 centimètres de pluie, la lutte contre l'incendie dans le vaste secteur forestier pourrait prendre des mois, a déclaré le porte-parole Chad Morrison.

JOHN CUTTER
La Presse Canadienne
Fort McMurray
Les responsables des services contre les incendies en Alberta s'attendent à mener un très, très long combat contre l'immense brasier qui a forcé l'évacuation de la ville de Fort McMurray et qui a ravagé plus de 2000 kilomètres carrés de la forêt boréale de la province.
Sans un «épisode» de précipitations «importantes» totalisant environ 10 centimètres de pluie, la lutte contre l'incendie dans le vaste secteur forestier pourrait prendre des mois, a déclaré le porte-parole Chad Morrison.
M. Morrison a précisé qu'une telle échéance n'était pas rare pour des incendies de cette ampleur.
Pour ce qui est de Fort McMurray, les autorités s'attendent à maîtriser la situation «dans le prochain mois ou dans deux mois», a affirmé M. Morrison.
On ne sait pas encore quand les 80 000 citoyens de la municipalité pourront réintégrer leurs résidences, mais le gouvernement albertain a déjà entamé la planification préliminaire de ce retour, bien que la priorité reste de s'occuper de l'incendie.
La première ministre de la province, Rachel Notley, a indiqué que les autorités s'attendaient à ce que l'imposant incendie de forêt qui menace la ville double en superficie, samedi, et atteigne la frontière de la Saskatchewan, à l'est.
«L'incendie n'est aucunement maîtrisé», a-t-elle déclaré en conférence de presse.
Mme Notley a toutefois souligné que l'incendie brûlait en ce moment hors des communautés habitées. Les pompiers continuaient de protéger le centre-ville et les résidences de Fort McMurray, tenant les flammes à distance pour le deuxième jour consécutif, a précisé la première ministre.
Elle a ajouté que le réseau de distribution de gaz de la municipalité avait été fermé et que le réseau électrique avait été endommagé.
L'eau dans la ville n'est plus potable et des matières dangereuses devront être retirées avant que les résidants puissent rentrer chez eux.
«Le retour ne sera pas dans les prochains jours. Une fois que les dégâts immédiats causés par l'incendie seront terminés, il y aura un travail énorme à faire pour que la ville soit sécuritaire et habitable», a indiqué la première ministre.
Selon l'inspecteur de la Gendarmerie royale du Canada, Kevin Kuntezki, qui a parcouru les maisons à Fort McMurray, plusieurs d'entre elles ont été endommagées par l'eau et la fumée.
Scott Long, de l'Agence de gestion des urgences de l'Alberta, a souligné que les dégâts d'eau étaient l'une des conséquences de l'intervention des pompiers, puisqu'ils ont utilisé de grands gicleurs industriels pour projeter «de grandes quantités d'eau, de façon continue, afin de protéger les maisons des braises et des étincelles».
De plus, il y a quelques jours, des bombardiers d'eau larguaient leurs réserves dans les quartiers plus à risque. «Des dégâts d'eau dans le sous-sol demeurent acceptables à ce point-ci», a soutenu M. Long.
Les employés non essentiels des installations pétrolières de Syncrude et Suncor ont quitté les lieux par mesure de précaution.
«Nous nous attendons à ce que l'incendie se dirige encore vers le bord de l'extrémité sud de l'établissement de Suncor (samedi)», a déclaré Chad Morrison, ajoutant que les services d'incendies hautement qualifiés de ces entreprises resteraient sur place.
«Ces sites sont très résilients aux incendies de forêt, surtout parce qu'ils n'abritent pas de végétation et d'arbres», a-t-il expliqué.
Plus tôt samedi, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait indiqué que des pompiers provenant d'autres provinces étaient dépêchés sur les lieux afin de prendre la relève de ceux qui luttent contre cette «bête de feu» depuis une semaine.
Lors d'une conférence de presse à Regina samedi matin, M. Goodale a affirmé que 80 pompiers de l'Ontario étaient déjà arrivés dans la province et que les autorités en attendaient 44 du Québec, ainsi que 22 du Nouveau-Brunswick. Les autres provinces fourniront également de l'équipement supplémentaire, dont des pompes à incendie et des tuyaux.
La Gendarmerie royale du Canada a par ailleurs attrapé le premier et seul pilleur à Fort McMurray, vendredi. Les policiers ont arrêté un homme après avoir reçu un signalement pour une entrée par effraction. Un chien de l'escouade canine avait repéré l'homme.
«Le crime n'est pas répandu dans la communauté», a assuré l'inspecteur Kevin Kuntezki.
Les policiers ont trouvé d'autres personnes à Fort McMurray qui ne s'étaient pas conformées à l'avis obligatoire d'évacuation. Un vieillard avec son chien et une famille de cinq personnes qui se croyaient hors de danger ont quitté la ville avec les policiers. La plupart des gens qui n'avaient pas évacué leur résidence n'avaient pas les moyens de partir, selon M. Kuntezki.
Le gouvernement albertain a annoncé qu'il verserait 1250 $ par adulte et 500 $ par personne à charge aux évacués afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins immédiats.
La Croix-Rouge a rapporté vendredi que les dons pour les sinistrés de l'incendie de Fort McMurray avaient dépassé le seuil des 30 millions. Ottawa a promis d'égaler ces contributions.

Les vétérans ne devraient pas imiter Wali, enjoint Harjit Sajjan

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 08 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h00
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan enjoint... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan enjoint aux vétérans canadiens de ne pas se rendre au Moyen-Orient pour y combattre le groupe État islamique par leurs propres moyens.

Harjit Sajjan demande aux vétérans canadiens de ne pas se rendre au Moyen-Orient pour y combattre le groupe État islamique par leurs propres moyens.
Le ministre de la Défense Harjit Sajjan demande aux vétérans canadiens de ne pas suivre les traces de leurs anciens frères d'armes qui, comme le tireur d'élite québécois Wali, on rejoint diverses organisations au Moyen-Orient pour combattre le groupe État islamique. Malgré leurs bonnes intentions, ils risquent d'empirer la situation sur le terrain, croit-il.
« Je suis complètement en désaccord avec le fait d'encourager des Canadiens à faire ça », a martelé le ministre lors d'une rencontre avec La Presse hier en marge d'un colloque à l'École nationale d'administration publique.
Ces dernières années, plusieurs anciens soldats canadiens ont rejoint par eux-mêmes des groupes armés kurdes par désir d'aider à la lutte contre les djihadistes. C'est le cas de Wali, un ancien membre du Royal 22e Régiment qui garde son vrai nom secret par mesure de sécurité. La Presse l'avait suivi en Irak l'été dernier dans ses démarches pour rejoindre le front. Il a ensuite participé à des combats dans la région de Kirkouk et tourné des images qu'il veut utiliser pour un documentaire sur la guerre. Il a aussi fait un passage remarqué à Tout le monde en parle.
« Comme soldat, ma contribution a été minime. C'est une goutte d'eau dans l'océan. Je pense que mon documentaire peut avoir encore plus d'impact. Mais je considère que j'ai tout de même contribué [au front] en étant à l'avant-plan pendant les opérations », avait raconté Wali à La Presse à son retour.
D'autres vétérans canadiens ont même rejoint des unités complètes formées de volontaires occidentaux.
« Je comprends complètement le désir de le faire et la volonté d'apporter sa contribution. C'est quelque chose que les Canadiens ont toujours voulu. Mais ils n'ont pas accès à tous les détails de la situation. Ils pourraient se retrouver dans un groupe qui cause davantage de problèmes. », explique M. Sajjan.
Il insiste sur le fait que la situation sur le terrain est extrêmement complexe : il existe des tensions entre diverses factions et il n'est pas toujours facile de bien connaître le bilan de chacune d'elles en matière de respect des droits.
« Quand les Forces canadiennes travaillent avec des groupes, ils sont vérifiés et sont loyaux au gouvernement central irakien, ils ont l'équipement approprié. Mais encore plus important, quiconque travaille avec nous, nous le formons sur le droit international et les droits de l'homme », affirme le ministre.
«Un environnement très complexe»
« La dernière chose que je voudrais, c'est qu'un Canadien, par bonté de coeur, tente de faire le bien, mais se retrouve avec des gens qui font du tort. Je ne dis pas qu'ils le font, mais je n'encourage pas ça, car c'est un environnement très complexe. Les Forces canadiennes sont bien placées pour faire ça. Si des gens veulent s'impliquer, je les encourage à rester au sein des Forces canadiennes », insiste M. Sajjan.
Le ministre affirme par ailleurs que l'état d'esprit des forces spéciales canadiennes déployées en Irak pour entraîner les combattants kurdes et les guider dans leur combat contre l'EI est excellent. « Être fatigué ne fait pas partie de leur vocabulaire. Vous seriez surpris de voir les heures de travail et la complexité de leurs tâches », affirme M. Sajjan.