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dimanche, mars 20, 2016

Visite historique: Barack Obama se rend à Cuba

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le dimanche 20 mars 2016 à 04h23. Modifié par Christine Roger à 07h20.
Visite historique: Barack Obama se rend à Cuba
LA HAVANE - Une page de l'histoire sera tournée dimanche alors que le président américain Barack Obama se rendra à Cuba, mettant fin à plus de cinq décennies de guerre froide.

Barack Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles doivent arriver à l'aéroport de La Havane en fin d'après-midi, à bord d'Air Force One.
Cette visite de trois jours marquera une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. Aucun président des États-Unis n'a effectué de visite officielle sur l'île depuis 1928.

Durant son séjour, le président Obama rencontrera son homologue cubain Raul Castro. Il prononcera une allocution à la télévision cubaine, au cours de laquelle il devrait aborder les dossiers des droits humains et de la démocratie. Il devrait aussi s'entretenir avec des dissidents politiques cubains.

Barack Obama assistera par ailleurs à un match de baseball qui opposera l'équipe nationale cubaine aux Rays de Tampa Bay.

Depuis quelques jours déjà, le drapeau américain côtoie le drapeau cubain sur plusieurs édifices de la capitale cubaine, et dans les rues.

Samedi prochain, ce sera au tour des Rolling Stones de se rendre à Cuba pour un grand concert gratuit.

samedi, mars 19, 2016

Couillard doit s'expliquer sur le financement de son parti, dit Péladeau

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 18 mars 2016 à 16h57 | Mis à jour le 18 mars 2016 à 16h57
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau... (Photo d'archives PC)
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl PéladeauPHOTO D'ARCHIVES PC

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne
Après la frappe de l'UPAC de jeudi, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, estime que le premier ministre libéral Philippe Couillard doit s'expliquer sur les méthodes de financement de son parti.
Jeudi, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes, dont l'ancienne vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau et son chef de cabinet Bruno Lortie, ainsi que Marc-Yvan Côté, un ancien ministre libéral. Ils ont été accusés notamment de corruption, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance dans le cadre d'un stratagème de financement politique illégal et d'octroi de contrats publics.
M. Péladeau n'avait pas commenté jeudi l'opération de l'UPAC.
Il a déclaré vendredi, alors qu'il se trouvait à Bécancour, qu'une association s'est faite au cours des années entre les firmes de génie et le monde politique et qu'un bon ménage est nécessaire.
« On ne peut pas faire autrement que saluer ce qui s'est produit hier (jeudi) parce que c'est la première étape d'un jalon important », a-t-il dit.
Mais il veut plus.
« C'est la responsabilité du premier ministre de s'expliquer sur les méthodes de financement du parti politique auquel il appartient depuis 2003, et même peut-être davantage », a-t-il lancé.
Le PQ aussi éclaboussé par l'UPAQ
Se faisant mettre sous le nez que le Parti québécois a aussi été éclaboussé par l'UPAC, qui a notamment arrêté Ernest Murray, l'ex-attaché politique au bureau de circonscription de Charlevoix de Pauline Marois, M. Péladeau a rétorqué que cela n'avait aucune commune mesure avec les personnes influentes du Parti libéral qui ont supposément été impliquées dans le système illégal de financement politique avec la firme de génie-conseil Roche.
« Est-ce que vous vous souvenez dans l'histoire d'un vice-premier ministre ou d'une vice-première ministre (du Parti québécois) qui a été accusé pour complot pour fraude, pour abus de confiance avec son chef de cabinet? », a-t-il demandé.
Quant à savoir si d'autres arrestations sont possibles, le chef péquiste a été prudent, disant préférer attendre de voir le résultat des procédures judiciaires amorcées.
Mais il a dit craindre que toute la lumière ne puisse être faite sur la corruption si le gouvernement libéral continue à faire des compressions comme celles effectuées dans le budget provincial déposé jeudi, citant notamment la réduction du financement accordé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Jeudi, des députés du Parti québécois avaient demandé au premier ministre de prendre la responsabilité pour les gestes commis par des représentants du Parti libéral du Québec dont il est chef.
M. Couillard avait alors déclaré que ces arrestations de l'UPAC témoignent d'une « autre époque » et que le parti qu'il dirige actuellement a une pratique exemplaire en matière de financement politique.

Compressions au DPCP : l'opposition s'inquiète

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

PUBLIÉ LE VENDREDI 18 MARS 2016 À 17 H 50

Les partis d'opposition dénoncent de façon unanime la réduction du budget alloué au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui emploie les procureurs de la Couronne du Québec. Des compressions annoncées dans le budget provincial déposé hier, qui a coïncidé avec l'arrestation de l'ex-ministre Nathalie Normandeau.
Un texte d'Olivier BachandTwitterCourriel
Les procureurs de la Couronne sont chargés de représenter l'État dans des causes civiles et criminelles. Ce sont eux, par exemple, qui héritent des dossiers montés par l'Unité permanente anticorruption.
Mais voilà que le budget du DPCP est amputé. Les dépenses du DPCP s'élèveront à 127 millions de dollars cette année, alors que le budget alloué pour 2016-17 est de 122 millions de dollars, une réduction de 5 millions de dollars.
Selon un porte-parole du ministère de la Justice, la différence de financement s'explique en partie parce que le DPCP a reçu des sommes additionnelles en 2015-16 pour mener à bien des enquêtes sur des crimes économiques.
Questionné sur les compressions, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le DPCP a tous les outils nécessaires pour remplir sa mission.
Il a également rappelé que des changements structurels ont été effectués au cours des derniers mois.
« Il y a une réorganisation qui a été faite à la Direction des poursuites criminelles et pénales qui ne diminue pas du tout la quantité de procureurs assignés à différentes causes », soutient-il.
Cette réorganisation a entraîné la fusion de trois divisions : le Bureau de lutte au crime organisé, le Bureau de lutte aux produits de la criminalité et le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation.
La nouvelle équipe unifiée compte 60 procureurs, alors qu'ils étaient 110 à traiter tous ces dossiers auparavant. Les autres ont été réaffectés dans différents palais de justice.
L'opposition inquiète
Pour les partis d'opposition à l'Assemblée nationale, cette baisse de financement du DPCP envoie un bien mauvais message, dans la foulée de l'arrestation de l'ex-vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau.
Selon le chef péquiste Pierre-Karl Péladeau, elle remet en cause la transparence promise par Philippe Couillard.
« C'est contradictoire, c'est antinomique avec le discours qu'il tient. Alors je ne pense pas que ça va confondre les Québécois, parce que les Québécois sont plus intelligents que ça », affirme-t-il.
Pour sa part, Québec solidaire (QS) se demande si les coupes vont se traduire par une prolongation des délais judiciaires.
« L'UPAC vient de procéder à des arrestations. Ça va prendre combien de temps pour que les gens aient accès à un procès? Donc c'est à n'y rien comprendre. Il va falloir que le gouvernement ait des méchants arguments pour nous convaincre que ça a du bon sens », lance la co-porte-parole de QS, Françoise David.
Elle espère que le DPCP conservera sa capacité d'analyser les preuves recueillies par les services policiers et de faire un travail rigoureux.
Même son de cloche du côté de la Coalition avenir Québec. Le porte-parole en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, espère que les procureurs de la Couronne auront accès aux ressources nécessaires pour accomplir leur travail.
« C'est vraiment important que les procureurs de la Couronne puissent avoir les recherchistes, les techniciens juridiques, les secrétaires juridiques pour mener à bien leur travail », estime-t-il.
L'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales se dit inquiète des compressions annoncées dans le budget, même si elle en ignore les impacts. Elle craint entre autres une réduction de ressources et de personnel.