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mardi, septembre 08, 2015

« La vie des chrétiens à Bagdad est pourrie. »

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Mise à jour le lundi 7 septembre 2015 à 15 h 12 HAE

Loin de la conférence internationale qui doit se tenir mardi sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient, l'église Saint Odisho de Bagdad pourrait passer inaperçue dans la capitale irakienne, même un jour de grand-messe.
Un texte de Marie-Eve Bédard, envoyée spéciale en Irak TwitterCourriel
Une quinzaine de femmes voilées d'un léger tissu de dentelle d'un côté; les hommes, encore moins nombreux de l'autre. Ils ne sont plus qu'une poignée de fidèles.

Pour voir les photos sur votre appareil mobile, cliquez ici.
Beaucoup de ces chrétiens assyriens ont perdu la foi...en leur pays. Pourtant, la présence des chrétiens ici remonte à 50 ans après Jésus-Christ.
« Nous avons perdu 80 % des gens dans cette seule paroisse en douze ans. Imaginez pour Bagdad ou tout le pays. C'est très dur de voir mes amis, ma famille quitter le pays. »— Père Martin David, prêtre à l'église Saint Odicho

Même son de cloche du côté de l'église anglicane St-George de Bagdad. Devant des fortifications de béton anti explosion et des fils barbelés, David Natak, un policier chrétien, monte la garde armé de sa kalachnikov.
« Regardez, on dirait une prison, pas une église. Il n'y a presque plus personne, les gens ont peur venir prier. C'est comme ça depuis 2003, depuis les Américains. »— David Natak, policier
Trois fois moins de chrétiens
Sous l'occupation américaine, pendant une guerre civile où s'entretuaient les musulmans chiites et sunnites, les chrétiens n'ont pas été épargnés.
Selon le gouvernement, 70 % de ceux qui ont fui temporairement leurs maisons pour échapper à la persécution ne les ont jamais récupérées. Elles ont été saisies illégalement par des familles bien pistonnées dans une bureaucratie corrompue qui en possèdent aujourd'hui les titres officiels. La majorité n'est donc jamais revenue à Bagdad.
Avant la première guerre du Golfe en 1991, on estime que 1,5 million de chrétiens vivaient en Irak. Au fil des guerres et des conflits, l'inexorable hémorragie s'est poursuivie. Aujourd'hui, il ne seraient plus que 500 000.
David le policier envie ceux qui sont maintenant en Europe, aux États-Unis ou au Canada. Au cours des trois dernières années, l'église anglicane a été la cible d'attentats de trois attentats à la bombe. Armé ou pas, David a peur lui aussi.



Chercher refuge ou bien rester?
C'est pourtant à Bagdad que quelque 130 familles chrétiennes de Mossoul se sont réfugiées. Depuis quelques mois, elles vivent dans un camp ouvert par les autorités irakiennes et administré par des groupes religieux.
Le camp est relativement confortable. Eau courante, génératrice, télévision; les petites roulottes préfabriquées offrent un semblant de normalité aux déplacés de Mossoul. Pour la première fois en plus d'un an, ils pourront même envoyer leurs enfants à l'école du quartier dans quelques semaines.
Mais beaucoup de ces familles sont aux prises avec un dilemme impossible à résoudre : partir ou rester.
Assis sur le petit lit qu'il partage avec sa femme, Saïd Elia raconte qu'après l'arrivée du groupe État islamique, il n'avait que deux choix pour rester chez lui, à Bartela : payer une taxe de protection aux nouveaux maîtres des lieux ou se convertir à l'Islam. Il a choisi l'exil.
« Il n'y a pas d'espoir de pouvoir retourner dans nos villes, dans nos maisons. Tout le monde est parti. Ceux qui ont de l'argent quittent l'Irak illégalement. La situation est terrible. »— Saïd Elia, déplacé

Lui aussi voudrait partir, mais sa femme Souhaila n'est pas prête à quitter la terre de ses ancêtres. L'enfant qu'elle attend sera chrétien et Irakien. Du moins l'espère-t-elle.
« On ne pensait jamais que l'EI viendrait prendre notre ville si facilement. Vous ne les connaissez pas, ils peuvent entrer à Bagdad à tout moment. »— Souheila Youssef, déplacée

L'Église veut maintenir des fidèles dans son berceau
Les différentes autorités des églises chrétiennes d'Orient s'opposent officiellement à la politique de certains pays, dont la France et le Canada, qui semblent favoriser la migration des chrétiens considérés comme une minorité religieuse persécutée. Il en va de la survie de la religion dans le berceau qui l'a vu naître.
Le père Martin David, de l'église Saint Odicho, veut encourager ses ouailles à endurer leurs difficultés. Il aimerait voir plus d'appui du gouvernement irakien et des pays étrangers pour défendre les droits des chrétiens chez eux. Mais il admet qu'il est moralement de plus en plus difficile de défendre la position de l'Église.
« La position de l'Église est que cette migration, les gens qui quittent le pays, c'est une maladie. Et que nous essayons de combattre cette maladie, explique-t-il. Mais quand on voit toute cette violence, avec l'EI maintenant en Irak et au Moyen-Orient, c'est une position de plus en plus difficile. »
Quant au remède, puisque les hommes continuent de faillir, il s'en remet à Dieu.

La Hongrie veut accélérer la construction de sa clôture anti-migrants

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Associated Press
Un migrant franchit la clôture hongroise, lundi, devant une voiture de la police nationale.
Un migrant franchit la clôture hongroise, devant une voiture de la police nationale.  Photo :  PC/MTI via AP/Edvard Molnar

Le premier ministre de la Hongrie a prévenu mardi qu'il veut accélérer la construction d'une clôture le long de la frontière de son pays avec la Serbie, dans le but de stopper le flot de migrants qui affluent vers l'Europe.
Le projet a pris du retard et a déjà raté deux échéanciers.
Victor Orban a déclaré au quotidien Hungarian Times qu'une visite surprise du chantier avec son chef de cabinet Janos Lazar lui a démontré que le projet souffre d'une main d'oeuvre insuffisante.
La Hongrie avait tout d'abord annoncé que la clôture haute de quatre mètres et longue de 175 kilomètres allait être complétée à la fin du mois de novembre.
M. Orban a toutefois exigé, en novembre, qu'elle soit terminée d'ici le 31 août.

Un communiqué diffusé par le gouvernement laissait entendre que le ministre de la Défense Csaba Hende a démissionné lundi en raison de la progression insatisfaisante des travaux, qui sont gérés par l'armée.
En Grèce, la Garde côtière a annoncé mardi que ses navires ont secouru près de 500 migrants lors de 11 opérations au cours des 24 dernières heures, dans l'est de la mer Égée.

«On a tout à gagner», le slogan du Bloc québécois pour les élections fédérales 2015

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 Devenir fan

Publication: Mis à jour: 

Le slogan qui collera au Bloc québécois pour le reste de la campagne électorale sera « On a tout à gagner », a appris Le Huffington Post Québec quelques minutes avant le dévoilement officiel.
« Ça nous positionne comme étant proactifs et c’est exactement ce que le slogan incarne, a dit Kedina Fleury-Samson, candidate dans Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia. On est gagnants sur tous les points et c’est ce qu’on va démontrer le reste de la campagne. »
Même son de cloche de sa collègue Claude de Bellefeuille, candidate dans Salaberry-Suroît. « Je trouve que c’est un formidable slogan. C’est ça que je dis aux gens: ils ont tout à gagner à voter pour le Bloc. »
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a martelé le slogan à plusieurs reprises pendant son discours, vantant la convergence des forces indépendantistes. « Comme indépendantistes, on a tout à gagner à appuyer le Bloc québécois. Il faut qu’on recommence à gagner », a-t-il dit devant les militants.
Les pancartes électorales bloquistes, qui sont installées dès lundi après-midi, montrent chaque candidat sur un fond bleu pâle. Son nom est inscrit en haut, à droite. Le logo du Bloc québécois apparaît quant à lui sur une bannière bleue plus foncée sous la photo de chaque candidat, à côté du nom de la circonscription.

pancarte bloc quebecois

Quelques slogans « non officiels » avaient fait leur apparition dans les dernières semaines. Peu après le retour de Gilles Duceppe, le Bloc québécois a commencé sa tournée de sensibilisation « Ce qui se passe ici, passe par nous » sur l’oléoduc Énergie-Est et les pipelines en général.
Par la suite, le Bloc a misé sur l’indépendance du Québec. À la fin août, 1500 pancartes « Qui prend pays prend parti » ont été affichées un peu partout dans la province avec le visage de leur chef.
Mais dans les derniers jours, les bloquistes avaient martelé leurs « gains pour le Québec ». Le slogan « On a tout à gagner » s'inscrit donc dans la continuité de ce message, a fait savoir l'équipe de communications du parti.
La stratégie électorale du Bloc québécois, ainsi que ses pancartes officielles, ont été dévoilées au conseil général électoral qui s'est tenu lundi, dans une école primaire dans Laurier-Sainte-Marie.
En 2011, le slogan du Bloc était « Parlons Qc ».