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mardi, août 18, 2015

Un Montréalais veut financer la libération d'otages de l'État islamique

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le lundi 17 août 2015 à 22 h 16 HAE

Un homme d'affaires montréalais sollicite des fonds pour faire libérer des otages capturés par le groupe armé État islamique (EI) en Irak. L'initiative est cependant controversée, puisqu'elle alimente l'industrie de la rançon et finance une organisation terroriste.
Steve Maman, un juif séfarade originaire du Maroc, souhaite venir en aide aux membres des minorités religieuses yézidie et chrétienne à partir d'ententes avec des personnes qui se trouvent en Irak.
« Nous avons des courtiers qui se trouvent sur place, à l'intérieur du califat. Ce sont des gens qui sont évidemment de la religion de l'islam, mais qui ne sont pas nécessairement d'accord avec les pratiques envers les chrétiens et les yézidis qui sont retenus », a-t-il expliqué lundi, en entrevue à24|60 sur les ondes d'ICI RDI.
M. Maman n'a « pas du tout » l'impression de verser une rançon pour faire libérer les esclaves. « On a des frais de logistique qui sont très clairs. Le danger est présent, donc [les courtiers] ont besoin d'être équipés, ils ont besoin de sécurité autour d'eux », a-t-il expliqué.
« Il y a un travail pour pouvoir acheminer ces enfants de l'autre côté. Il y a un frais qui est actualisé », a-t-il ajouté.
Quant à savoir ce qui se passe entre les courtiers et les propriétaires des esclaves, « on n'est pas informé, on ne veut pas le savoir », a-t-il soutenu.
Jusqu'à maintenant, Steve Maman dit avoir fait libérer 128 enfants et jeunes femmes.
Pour financer cette initiative, il a créé l'organisme sans but lucratif Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq, et sollicite des dons afin de « négocier » la libération d'otages. Il espère ainsi récolter près de 10 millions de dollars. Lundi soir, l'organisme avait amassé plus de 420 000 $, selon son site Internet.
Steve Madan, qui affirme être « en admiration devant notre premier ministre Stephen Harper », estime que « le Canada a été incroyable » en donnant 140 millions de dollars en aide humanitaire aux déplacés. « C'est incroyable. C'est héroïque », a-t-il soutenu à 24|60.
Une initiative controversée
« Je ne suis pas là pour questionner la bonne volonté des individus qui se lancent dans des initiatives comme celle-là, par contre, on peut questionner au nom de qui, au nom de quoi on fait ça. Est-ce que c'est parce qu'on a de l'argent qu'on peut faire ça? », s'interroge François Audet, directeur de l'Observatoire canadien sur les crises et l'aide humanitaire, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
« Je suis toujours un peu sceptique quand quelqu'un arrive tout d'un coup avec l'idée que personne d'autre n'a eue, et on parle de milliers de personnes qui travaillent là-dedans quotidiennement », ajoute-t-il.
« Plusieurs régimes occidentaux se demandent si c'est la chose à faire puisque quand on commence, ça ne finit plus. Et même pour des kidnappings d'otages en nombre de quelques dizaines, on est déjà contre. Qu'est-ce que ça va être quand on est avec des milliers? », s'interroge Frédéric Castel, religiologue et géographe à l'UQAM, qui ajoute que « d'un autre côté, d'un point de vue humain, je pense qu'on peut se réjouir de ce genre d'initiative ».
De son côté, Amnistie internationale Canada a demandé des instructions à son secrétariat international à Londres avant de commenter l'initiative.
Avec les informations de René Saint-Louis

Un homme a tenté de s'immoler sur les marches menant à la Cour d'appel

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 17 août 2015 à 14h04. Modifié par 98,5 Sports à 17h12.
Un homme a tenté de s'immoler sur les marches menant à la Cour d'appel
Un homme a tenté de s'immoler sur le parvis de la Cour d'appel/Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Les policiers montréalais ont été appelés à intervenir rapidement vers midi lundi, afin d'empêcher un homme de s'immoler.
Le reportage de Philippe Bonneville
 
 
 
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Ils ont d'abord reçu un message sur le compte Twitter du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) faisant état d'un homme se trouvant sur le parvis de la Cour d'appel dans le Vieux-Montréal avec un bidon d'essence et faisant part de ses récriminations à l'endroit des avocats.

Les administrateurs du compte Twitter ont immédiatement avisé le 9-1-1 et une auto-patrouille a aussitôt été dépêchée sur place.

À l'arrivée des policiers, l'homme s'est imbibé d'essence et a sorti un briquet, menaçant de s'enflammer.

Fort heureusement, un policier avait réussi à l'approcher par derrière et a été en mesure de contrôler l'homme avant qu'il ne mette sa menace à exécution.

Il a par la suite été transporté dans un centre hospitalier où il est sous observation.

Le SPVM rappelle que toute urgence doit être signalée directement au 9-1-1 et non pas sur son compte Twitter, où elle doit alors être relayée, surtout dans les situations d'urgence comme celle-ci où chaque seconde compte.

Mike Duffy a-t-il été forcé de participer au stratagème du PCC?

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/

Dernière mise à jour: 17-08-2015 | 19h35
OTTAWA --L'avocat du sénateur suspendu Mike Duffy a insisté pour présenter son client en cour lundi comme une victime manipulée par des membres du cabinet du premier ministre Stephen Harper.
En cette troisième journée du contre-interrogatoire de l'ancien chef de cabinet Nigel Wright, l'avocat de la défense, Donald Bayne, a tenté de faire dire au témoin vedette que Mike Duffy avait été forcé en 2013 à admettre des dépenses inacceptables, alors qu'en réalité, il ne croyait pas être dans le tort. Se basant sur son analyse des innombrables courriels échangés entre M. Wright et ses collègues de l'époque, Me Bayne a renchéri que son client a été contraint de prendre le chèque personnel de 90 000 $ de M. Wright et de se taire.

STRATAGÈME CONSERVATEUR

Au contraire, a dit M. Wright. Sans nier qu'il y a eu effectivement une tentative au sein du cabinet pour étouffer l'affaire, M. Wright a affirmé que Mike Duffy avait accepté le plan des conservateurs, qu'il avait participé de façon libre et éclairée au stratagème qui visait à admettre ses dépenses, à accepter l'argent et à garder le silence.
L'avocat a aussi questionné M. Wright sur sa décision de dire au premier ministre, le 22 février 2013, que le sénateur Duffy allait rembourser ses allocations de dépenses.
Pourquoi avait-il menti au premier ministre? a demandé Me Bayne, a rapporté Global News.
«Je ne crois pas avoir menti au premier ministre, a affirmé M. Wright. Je n'ai pas mentionné la source de l'argent. Je n'ai pas pensé que ça faisait une différence.»
En février 2013, le plan était que le Parti conservateur allait fournir l'argent à M. Duffy pour le remboursement, selon Global News. Mais lorsque la somme due s'est finalement avérée être trois fois plus élevée, le parti a changé d'idée et Nigel Wright a remis un chèque personnel au sénateur.

RAY NOVAK FÉLICITÉ

Dans un courriel écrit à la suite du mea culpa public de Mike Duffy, Nigel Wright a personnellement félicité Ray Novak, qui est aujourd'hui le bras droit de Stephen Harper.
«J'apprécie le travail de l'équipe dans ce dossier», a-t-il écrit.
«Un de réglé, deux à venir et un hors d'état de nuire», a-t-il ajouté, faisant allusion aux autres éléments trouble au Sénat: Pamela Wallin, Dennis Patterson et Patrick Brazeau.
Duffy s'impose dans la campagne
Le procès du Mike Duffy a continué de monopoliser l'attention des chefs des partis qui font campagne en vue des élections fédérales, au grand dam du premier ministre sortant, Stephen Harper.
«Des gens [du cabinet] étaient au courant du "cover up", a dit le chef libéral Justin Trudeau. Ces gens manquent de respect pour le poste qu'ils occupaient et pour les Canadiens.»
«M. Harper a toujours nié que des gens de son cabinet savaient, a dit le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair. Maintenant nous savons que tout ça a été concocté dans son bureau par ses plus proches collaborateurs.»
Pour sa part, Stephen Harper a continué de marteler que seulement deux personnes doivent être tenues responsables dans ce scandale: Mike Duffy et Nigel Wright.
Mike Duffy fait face à 31 chefs d'accusation de fraude, d'abus de confiance et de corruption, en lien avec des indemnités de dépenses réclamées au Sénat depuis sa nomination en 2009 par
Stephen Harper, notamment des dépenses liées à son logement. Le procès a commencé en juin.
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