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mercredi, juillet 15, 2015

Accord avec la Grèce : Tsipras a signé "pour éviter le désastre"

http://www.lepoint.fr/monde/

En acceptant l'accord proposé par les créanciers à son pays, Alexis Tsipras a évité une sortie de la Grèce de la zone euro, avec des conséquences politiques.



Publié le  | Le Point.fr

Alexis Tsipras, photo d'illustration.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a reconnu mardi soir que l'accord avec les créanciers pour un 3e plan d'aide financière était un texte auquel "il ne croit pas", mais qu'il "a signé pour éviter le désastre au pays"."J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays", a déclaré Alexis Tsipras lors d'une interview à la télévision publique grecque Ert, à la veille du vote crucial au Parlement sur cet accord annoncé lundi à Bruxelles et est très mal accueilli par une partie de son parti de gauche radicale Syriza.

"Garantir l'unité du parti"

"Cet accord est une humiliation totale pour le peuple grec et maintient le pays dans une situation d'asservissement, sous tutelle d'une Europe dominée par l'Allemagne", peut-on lire sur le site Iskra, le forum où s'expriment les opinions de la Plate-forme de gauche, ce mouvement dissident, situé à l'aile gauche de Syriza et dirigé par le ministre du redressement productif, Panayotis Lafazanis. Face à son parti qui se déchire, Alexis Tsipras a assuré : "je veux faire tout ce que je peux pour garantir l'unité du parti".

mardi, juillet 14, 2015

1738 études sur l'indépendance du Québec

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Miguel Tremblay Headshot

Publication: 

Je me suis récemment intéressé à la question de la création de l'armée d'un Québec indépendant et, lors de mes recherches pour rédiger la série de trois articles sur ce sujet, j'ai découvert un corpus important d'études sur l'indépendance publiées dans les années 1990 dans le cadre de la Commission d'étude des questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté.
Malgré mes efforts et ceux de mon frère bibliothécaire, il m'a été impossible de trouver ces études en ligne. J'ai donc été contraint de passer quelques après-midis à la BAnQ pour photocopier ces études (à 15¢ la page).
Outre la richesse du contenu de ces documents, j'ai été marqué par le caractère concret des témoignages rapportés dans le Journal des débats de la Commission.
À l'époque où cette commission a siégé, en 1991 et 1992, ce que l'on nommait alors la souveraineté du Québec était un projet concret auquel des ressources gouvernementales étaient dédiées (par un gouvernement libéral!), et non un hochet électoral se référant à un projet aux contours flous et à l'échéance improbable. À la lecture de ces débats, le contraste avec l'époque ayant suivi le référendum de 1995 est manifeste.
Réalisant que ces documents étaient incontournables pour travailler sur des aspects concrets de l'accession du Québec à l'indépendance, il m'a semblé nécessaire de les rendre accessibles gratuitement en ligne. Mathieu Thomas, bibliothécaire militant que j'ai connu à Option nationale, m'a aidé dans cette tâche de libération de documents.
Fort surpris que ces documents ne soient pas déjà disponibles en ligne, Mathieu a contacté la Bibliothèque de l'Assemblée nationale afin de s'enquérir de la disponibilité des documents et des conditions d'accès. Il s'avéra que ces documents étaient en fait déjà accessibles en ligne, sur le site de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, mais qu'on ne pouvait y accéder qu'après une recherche (plutôt poussée) dans le catalogue. Autrement dit, ils se retrouvaient dans ce qu'on appelle le «Web caché» (aussi connu comme «Web invisible», «Web profond» ou, en anglais, «Deep Web»), cette partie du web qui n'est pas référencée dans les moteurs de recherche traditionnels tels Google.
Pour que ces documents puissent être repérées par une simple recherche Google, une solution était de créer une page web dédiée à ce seul sujet. Chaque document, débat, etc., associé à la Commission y seraient détaillé. Un hyperlien serait intégré à chacune des entrées, permettant un accès direct et facile à l'information enfouie dans le Web caché des collections numériques de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale. Le summum serait d'ajouter un lien vers les résultats de la recherche menant à tous les documents publiés dans le cadre de cette commission: ils seraient ainsi tous indexés!
Ce travail complété, il serait donc plus aisé d'à la fois repérer et télécharger ces documents sur le web.
Mais où publier cette page sur le web? Nous avons choisi de publier cette liste de liens sur Wikipédia, dans un article consacré à cette Commission. Opter pour Wikipédia représentait la solution la plus simple: il s'agit d'un site dont la pérennité est assurée, autant que faire se peut. Aussi, je possède déjà depuis 2003 un compte sur cette encyclopédie en ligne et y ai développé une certaine expertise. Enfin, les articles de Wikipédia figurent bien souvent très haut dans les résultats de recherches Google, favorisant la visibilité et donc la diffusion de notre page.
Pour compléter l'article, Danic Parenteau a contribué à la rédaction de son introduction, clarifiant la différence entre cette commission et la commission Bélanger-Campeau.
Le résultat est maintenant en ligne! L'article sur Wikipédia est intitulé Commission d'étude des questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté et contient les liens vers toutes les études et les échanges leur correspondant dans le Journal des débats.
À ma grande satisfaction, une recherche sur le web avec les mêmes mots-clés que j'avais utilisés à l'époque ("La défense d'un Québec souverain : ses pièges et ses possibilités") donne dans les premiers résultats un lien vers le texte de l'étude. Quiconque effectuant une recherche sur une étude publiée à la Commission trouvera donc dorénavant aisément le document en question en format PDF.
Grâce au lien vers les résultats de recherche de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, les titres des 1738 études déposées à cette Commission sont maintenant disponibles dans les moteurs de recherche!
Les militants indépendantistes investissent beaucoup de temps et d'énergie pour préparer l'accession du Québec au statut de pays. Dans ce contexte, il nous faut mettre des outils en place afin de permettre la recherche et la collaboration sur les sujets qui devront être étudiés en profondeur. Ceci devra être fait de manière non partisane, afin que toute la connaissance soit accessible et que le peuple québécois ait l'heure juste sur les projets et capacités du Québec-pays.
Cela dit, on aurait pu s'attendre à ce que les divers partis politiques indépendantistes consacrent un minimum d'efforts à des tâches de ce type. N'est-il pas inconcevable que, pendant toutes ces années, ni le Parti québécois, ni le Bloc Québécois n'aient fait le nécessaire pour rendre ces documents plus facilement accessibles en ligne, alors qu'ils avaient les ressources pour le faire?
Les partis politiques indépendantistes doivent s'extraire de ce «stratégisme du pouvoir» qui ne vise qu'à se faire élire, et consacrer davantage d'énergie à la diffusion des idées indépendantistes au sein de la population. Faire sortir des études et documents pertinents du Web caché (et il en reste encore beaucoup!) représente un exemple d'initiative qui aide le peuple à prendre le relais. Espérons que notre modeste contribution pourra inspirer d'autres actions du même type, qu'elles soient le fait d'individus ou de groupes.

Nucléaire iranien L'accord est conclu, mettant fin à 12 ans de crise

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/

Première publication 14 juillet 2015 à 04h57 
Mise à jour : 14 juillet 2015 à 05h15

Agence France-Presse
À lire également:
L'Iran et les grandes puissances sont parvenus à finaliser mardi à Vienne un accord historique sur le nucléaire iranien, un dossier qui empoisonne les relations internationales depuis douze ans.
«Grâce à Dieu les négociations nucléaires se sont achevées avec succès», a déclaré Hamid Baeidinejad, l'un des principaux négociateurs iraniens, après 21 mois de pourparlers et un round final de plus de 17 jours de négociations acharnées pour solder le dossier.
«L'accord est conclu», a également indiqué à l'AFP une source diplomatique.
L'objectif du texte est de garantir que le programme nucléaire iranien ne peut avoir de débouchés militaires, en échange d'unelevée des sanctions internationales qui étouffent l'économie du pays.
L'accord, qui autorise l'Iran à poursuivre son programme nucléaire civil, ouvre la voie à une normalisation des relations économiques et diplomatiques de l'Iran avec la communauté internationale. Il a immédiatement été qualifié d'«erreur historique» par Israël et hérisse également les puissances régionales sunnites au Moyen-Orient.
L'Iran et le groupe P5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) étaient réunis en fin de matinée en «réunion plénière finale» au siège viennois de l'ONU, avant une déclaration finale des chefs de la diplomatie européenne et iranienne.
D'ores et déjà, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), appelée à jouer un rôle clé dans la mise en oeuvre de l'accord, a annoncé avoir signé avec l'Iran une «feuille de route» autorisant une enquête sur la possible dimension militaire passée du programme nucléaire iranien, une «avancée significative» selon le patron de cet organe de l'ONU, Yukiya Amano.
Les négociateurs, à commencer par l'Américain John Kerry et l'Iranien Mohammad Javad Zarif, principaux acteurs au dossier, ont bataillé jusqu'à la dernière minute pour résoudre de derniers «points de désaccord», selon les termes de Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama.
L'accord se sera fait attendre: il était initialement prévu pour le 30 juin, mais cette date a été repoussée à plusieurs reprises en raison de l'importance des enjeux.
L'Iran est soupçonné d'avoir mis en oeuvre, jusqu'en 2003 et peut-être au-delà, un programme nucléaire militaire sous couvert d'activités civiles ce qu'il a toujours nié.
Depuis une dizaine d'années, les États-Unis, l'Union européenne et l'ONU imposent des sanctions à la République islamique pour la forcer à négocier.
Les pourparlers n'ont vraiment commencé qu'en 2013 après l'élection du président Hassan Rohani sur la promesse d'une levée des sanctions.
En avril, à Lausanne, les négociateurs ont obtenu à l'arraché un accord-cadre qui a fixé les grands principes du texte final.
L'Iran a notamment accepté de réduire le nombre de ses centrifugeuses et son stock d'uranium enrichi, ce qui doit rendre quasi impossible la fabrication rapide d'une bombe atomique.
En prévision de l'accord, le ministre iranien de l'Intérieur a demandé aux autorités locales de se préparer à des scènes de liesse dans les rues, la population espérant que la levée des sanctions internationales permette une amélioration de ses conditions de vie en cas d'accord.
La séquence de pourparlers viennois représente l'un des plus longs cycles de négociations internationales, au niveau ministériel et en un seul lieu, depuis celui qui a abouti aux accords de Dayton (États-Unis) ayant mis fin en 1995 à la guerre en Bosnie-Herzégovine.
Les discussions se sont éternisées en raison de divergences sur la durée de l'accord, le rythme de la levée des sanctions ou l'accès aux sites militaires iraniens.
Les négociations ont également buté sur la levée de restrictions sur le programme balistique et le commerce des armes, réclamée par Téhéran avec le soutien de Moscou.
Les Occidentaux jugent cette demande délicate en raison de l'implication iranienne dans plusieurs conflits, en particulier en Syrie et en Irak.
L'accord, qui se présente comme un succès majeur pour le président démocrate américain Barack Obama et son homologue modéré iranien Hassan Rohani, doit désormais être examiné par le Congrès américain, contrôlé par des républicains très méfiants envers l'Iran.