Mise à jour le mercredi 27 mai 2015 à 19 h 17 HAERadio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Peine de mort (archives) Photo : IS/iStock
Le Nebraska a aboli mercredi la peine de mort par un vote qui a renversé le veto du gouverneur républicain. Il est ainsi le 19e État américain à abandonner officiellement ce châtiment et à choisir la prison à vie comme peine suprême.
Les sénateurs de la seule chambre du Nebraska ont été 30 à voter pour son abolition contre 19, ce qui a permis d'outrepasser le veto du gouverneur Peter Ricketts, qui appuie la peine de mort.
Certains sénateurs affirment qu'ils sont moralement pour la peine de mort, mais qu'ils sont convaincus que le Nebraska n'y fera plus appel, en raison des obstacles légaux.
Le Nebraska devient le premier État traditionnellement conservateur à supprimer cette punition depuis que le Dakota du Nord l'a fait en 1973.
La chambre du Nebraska confirme ainsi ses deux votes du 17 avril et du 20 mai, qui visaient l'adoption d'une loi abolissant la peine de mort avec des effets rétroactifs et la remplaçant par l'emprisonnement à perpétuité.
Au Nebraska, la dernière exécution remonte à 1997. Depuis décembre 2013, le Nebraska ne peut plus procéder à des exécutions puisque l'un des trois produits mortels imposés par la loi est venu à expiration.
Ainsi, 10 prisonniers qui étaient condamnés à mort seront finalement emprisonnés à vie. Un onzième est mort d'un cancer après 30 ans de prison.
En omettant le district de Colombia (Washington) et le gouvernement fédéral, 29 États américains n'utilisent plus le châtiment suprême. Une loi ou un moratoire les en empêche ou bien ces États ne peuvent y recourir en raison d'une pénurie de produits d'injection létale.
En 2014, 80 % des exécutions aux États-Unis ont eu lieu au Texas, au Missouri et en Floride.
Un sondage mené pour le compte de chercheurs de l'École polytechnique de Montréal et du CIRANO fournit des renseignements étonnants sur l'état des connaissances de la population québécoise au sujet des enjeux énergétiques et des changements climatiques. L'enquête a été effectuée en ligne auprès de 1010 Québécois.
Un texte de Philippe-Antoine Saulnier
Bien que les projets de pipelines, d'éoliennes, d'exploration pétrolière et gazière soient des sujets qui reviennent régulièrement dans l'actualité, les Québécois admettent que leurs connaissances sont limitées.
Trente pour cent disent avoir un niveau de connaissance faible ou négligeable sur la situation énergétique du Québec. Le manque de maîtrise de ces enjeux se reflète sur la perception que les Québécois ont des différentes sources d'énergie. Ainsi, 9 répondants sur 10 savent que l'énergie éolienne est une ressource renouvelable, mais 27 % croient qu'il en est de même pour le gaz naturel, 13 % pour le charbon, et 17 % affirment que le pétrole est une source d'énergie renouvelable.
Parmi les ressources énergétiques suivantes, lesquelles sont renouvelables?
En pourcentage des répondants au sondage
Oui
Non
Ne sait pas
Gaz de schiste
50%
Ne sait pas
100%
Gaz naturel
Nucléaire
Pétrole
Charbon
Gaz de schiste
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La lutte contre les changements climatiques ne fait pas consensus
Ceux que l'on appelle les climatosceptiques sont plus nombreux qu'on pourrait le croire. Contrairement aux conclusions du Groupe d'experts internationaux sur l'évolution du climat (GIEC), 6 % des répondants au sondage soutiennent que le réchauffement climatique n'est pas prouvé scientifiquement. 19 % admettent que le réchauffement climatique planétaire a été scientifiquement prouvé, mais sont d'avis que les activités humaines n'en sont pas la cause.
En tout, 25 % des Québécois seraient donc climatosceptiques. Cette proportion grimpe à 44 % dans la grande région de Québec, alors qu'elle n'est que de 21 % dans la grande région de Montréal.
L'étude dresse un portrait détaillé des climatosceptiques. Ils sont le plus souvent des hommes, et ils sont surreprésentés chez les personnes ayant une formation primaire, secondaire ou collégiale, comparativement aux diplômés universitaires. Les répondants dont le revenu annuel est inférieur à 40 000 $ sont les plus nombreux à faire partie de ce groupe.
Malgré la mauvaise presse dont fait parfois l'objet l'industrie pétrolière, les Québécois préféreraient l'extraction du pétrole d'ici, plutôt que l'importation. 42 % seraient pour l'exploitation du pétrole québécois; 19 % privilégieraient l'importation de pétrole de l'ouest du pays; 14 %, de l'est; et 7 %, l'importation étrangère.
Quelle est la meilleure option permettant au Québec de se procurer du pétrole?
En pourcentage de répondants
Ne sait pas
42 %
Exploiter le sous-sol québécois
14 %
Importer de l'Est du Canada
19 %
Importer de l'Ouest du Canada
7 %
Importer de pays étrangers
18 %
Ne sait pas
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Les interprétations diffèrent
L'environnementaliste Steven Guilbault refuse toutefois d'y voir un appui à la filière pétrolière. « Cette question-là, c'est un peu : "Est-ce que vous aimez la tarte aux pommes?" », dit-il.
« De façon générale, les gens vont toujours préférer acheter local, encourager l'économie locale plutôt qu'encourager l'économie ailleurs. Si on avait mis en perspective par exemple les risques environnementaux, les risques économiques de se lancer dans l'aventure du pétrole au Québec, moi je soupçonne que les résultats auraient été différents », poursuit-il.
Les Québécois jugent somme toute qu'ils ont peu d'emprise sur les enjeux énergétiques. Six sur 10 croient que leurs propres comportements ont peu ou pas d'influence sur la consommation totale d'énergie au Québec.
Selon Nathalie de Marcellis-Warin, professeure à l'École polytechnique et coauteure de l'étude, les gens « ont l'impression que c'est dans les mains du gouvernement, qu'ils ne sont pas des acteurs de changement. C'est ça qu'il va falloir modifier, la perception des gens sur cet aspect-là. Ils peuvent être un aspect important, par leur consommation, par leurs choix énergétiques, par leur propension à payer. »
Pour Nathalie de Marcellis-Warin, ce coup de sonde jette un éclairage précieux sur l'état d'esprit des Québécois, au moment où des évaluations environnementales stratégiques sont en cours au sujet des hydrocarbures et où le gouvernement Couillard mène des consultations sur l'acceptabilité sociale des grands projets énergétiques et la future politique québécoise de l'énergie.
Publié par La Presse Canadienne le mercredi 27 mai 2015 à 13h19. Modifié par Danielle Arsenault à 16h58.
Graham Hughes / La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Saulie Zajdel, qui a été conseiller municipal de Montréal pendant 23 ans et candidat conservateur défait dans Mont-Royal, a plaidé coupable, mardi, à des accusations de corruption et d'abus de confiance.
D'abord accusé de cinq chefs, M. Zajdel évite la prison grâce à ses deux plaidoyers de culpabilité relativement à des transactions immobilières dans son arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG). Il a aussitôt été condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis, période durant laquelle il devra effectuer 240 heures de travaux communautaires. Il devra aussi verser 10 000 $ à divers organismes.
Conseiller municipal pendant près d'un quart de siècle dans CDN-NDG, M. Zajdel a été tour à tour des administrations de Jean Doré, de Pierre Bourque et de Gérald Tremblay, de 1986 à 2009.
Il avait été arrêté par l'Unité permanente anticorruption il y a deux ans, en même temps que le maire intérimaire de Montréal, Michael Applebaum — ancien maire de CDN-NDG —, et l'ex-directeur de cet arrondissement, Jean-Yves Bisson. L'ex-conseiller municipal avait ensuite été formellement accusé de cinq chefs d'abus de confiance, de fraudes envers le gouvernement et de corruption.
Saulie Zajdel a aussi touché à la politique fédérale, en devenant en 2011 candidat conservateur dans le château-fort libéral montréalais de Mont-Royal, contre Irwin Cotler, qui représente cette ancienne circonscription de Pierre Trudeau depuis 1999. Défait aux élections de 2011, M. Zajdel a alors été recruté par le ministre du Patrimoine de l'époque, James Moore, pour devenir son «agent de liaison interculturelle». M. Cotler, alors dans l'opposition, estimait plutôt que M. Zajdel agissait comme un «député fantôme», travaillant dans l'ombre pour le gouvernement conservateur dans le comté. Il a finalement quitté ce poste en 2012.
L'ex-directeur de l'arrondissement de CDN-NDG Jean-Yves Bisson faisait face à quatre chefs d'accusation relativement à de présumés pots-de-vin, mais il a reconnu sa culpabilité pour un de ces chefs, et il a lui aussi échappé à la prison. Il a écopé d'une peine d'emprisonnement avec sursis de neuf mois et de 241 heures de travaux communautaires; il devra aussi verser un don de 13 000 $ à la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.
Quant à l'ex-maire Applebaum, son enquête préliminaire s'ouvrira lundi prochain.