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vendredi, octobre 09, 2015

Syrie : un général iranien tué à Alep

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le vendredi 9 octobre 2015 à 4 h 30 HAE
Le général Hossein Hamadani en 2011
Le général Hossein Hamadani en 2011  Photo :  Morteza Nikoubazl / Reuters

Un haut commandant des Gardiens de la révolution islamique (GRI) en Iran, le général Hossein Hamadani, a été tué dans la région d'Alep, dans le nord de la Syrie, où il conseillait les forces du président Bachar al-Assad, ont annoncé vendredi les GRI, confirmant une information de la chaîne libanaise Al Mayadine.
La mort de cet officier de la Force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution, remonte à mercredi soir, précise un communiqué des GRI.
Le général Hamadani avait orchestré, en tant que commandant de la force du Grand Téhéran, la répression des manifestations de l'opposition iranienne en 2009-2010. Il avait par la suite été envoyé en Syrie pour « conseiller l'armée syrienne dans la lutte contre le groupe armé État islamique », disent les GRI.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte de son côté que les combattants de l'EI ont conquis ces derniers jours plusieurs villages jusqu'alors contrôlés par des groupes rebelles rivaux dans la périphérie d'Alep, en dépit des frappes aériennes russes censées les viser.
La prise de ces villages, dont ceux de Tel Soussine et Tel Karah, constitue le gain territorial le plus important de l'organisation djihadiste depuis le mois d'août dans cette
région, note l'OSDH, qui précise que ses combattants sont désormais à moins de deux kilomètres de la zone industrielle du nord d'Alep tenue par les forces de Bachar al-Assad et leurs alliés.
Les bombardements russes entamés il y a dix jours se sont concentrés pour le moment sur les régions du nord-ouest et du centre de la Syrie où plusieurs groupes rebelles, dont le Front al Nosra lié à Al Qaïda et Ahrar al Cham, menaçaient directement le pays alaouite le long de la côte méditerranéenne, fief de la communauté de Bachar al Assad.
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, seules 10 % des frappes russes ont effectivement visé des positions de l'EI, pourtant leur cible officiellement désignée.

vendredi, juillet 03, 2015

L'armée syrienne bombarde des positions rebelles à Alep

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Reuters
Des résidents inspectent les dégâts des bombardements de jeudi attribués à l'armée syrienne dans la ville de Tafas à Daraa.
Des résidents inspectent les dégâts des bombardements de jeudi
 attribués à l'armée syrienne dans la ville de Tafas à Daraa.
  Photo :  Stringer Shanghai / Reuters

Les troupes gouvernementales syriennes ont fortement pilonné, vendredi, des positions rebelles dans Alep et aux alentours de cette grande ville du nord du pays, au coeur d'une offensive des insurgés pour s'emparer des secteurs contrôlés par le régime, a rapporté l'OSDH.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les combats entre insurgés et soldats gouvernementaux se sont poursuivis aux premières heures de vendredi, et des frappes de l'armée de l'air étaient menées continuellement contre les positions tenues par les rebelles.
De source militaire syrienne, on assurait que l'offensive des insurgés avait été repoussée et que de lourdes pertes avaient été infligées aux assaillants.
L'offensive des islamistes est la plus intense depuis que les insurgés se sont emparés d'une bonne partie des secteurs est d'Alep en 2012, laissant une ville scindée en deux parties. 
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman, les forces rebelles ont conquis des bâtiments à Djamiat al Zahra, dans la banlieue nord-ouest de la ville, mais leur progression ne revêt pas une importance stratégique.
Au moins 35 insurgés ont été tués dans ce secteur, dont une dizaine de Syriens et de nombreux autres originaires d'Asie centrale. La guerre civile syrienne attire des combattants étrangers venus de divers points du monde musulman, notamment des djihadistes d'Asie centrale.
La ville d'Azaz, dans les campagnes au nord d'Alep, est elle aussi la cible de raids aériens, a-t-il dit.
Située à une cinquantaine de kilomètres au sud de la frontière turque, Alep était la ville la plus peuplée de Syrie avant que le pays ne bascule dans la guerre civile.
Perdre Alep restreindrait un peu plus l'emprise du régime de Bachar al Assad sur les régions de l'ouest du pays, près de la frontière avec le Liban, où l'armée syrienne cherche à conserver ses positions avec l'appui des miliciens chiites du Hezbollah libanais.
Une alliance d'insurgés, qui englobe le Front al Nosra et les islamistes d'Ahrar al Cham, a annoncé avoir mis sur pied un commandement conjoint pour coordonner l'offensive visant à « libérer » Alep et à gouverner ensuite la ville sur la base de la charia (loi islamique).
De source proche des services de sécurité turcs, on déclare que les autorités turques ont déployé des renforts de troupes et de matériel le long de la frontière avec la Syrie.
Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a dit cependant qu'Ankara ne projetait pas, pour l'instant, d'incursion militaire en Syrie.