mercredi, septembre 07, 2016

Normandeau déchire sa carte du PLQ en direct à la radio

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L’ex-politicienne continue d’affirmer qu’elle n’a rien fait de criminel et se dit prête pour une longue bataille


MISE à JOUR 
  Accusant l’Unité permanente anticorruption de lui avoir «déclaré la guerre», Nathalie Normandeau a répondu par la bouche de ses canons mardi lors de la première de sa nouvelle émission sur les ondes du BLVD 102,1.

L’ex-vice-première ministre n’a pas perdu de temps avant de fourbir ses armes en vue du procès qui l’attend cet automne. «L’UPAC m’a déclaré la guerre, mais je suis prête pour le combat», promet Nathalie Normandeau, qui a préféré aborder le sujet dès son entrée en ondes à 15 h.

L’ex-politicienne devenue animatrice a tenu à faire preuve de «transparence envers ses auditeurs» en discutant ouvertement des événements qui ont suivi son arrestation. «Le 17 mars au matin à 6 h, lorsque les enquêteurs de l’UPAC ont cogné à ma porte, ma vie s’est arrêtée. Mon monde s’est complètement écroulé», a confié Nathalie Normandeau sur un ton de confidence.

Clamer son innocence

Dans un monologue d’une dizaine de minutes, Mme Normandeau a refait le fil des événements entre le jour de son arrestation et celui de son retour en ondes. «Je ne comprends toujours pas. [...] Je n’ai pas commis d’acte criminel. Je n’ai pas fait ce que la poursuite me reproche», a-t-elle insisté, assurant qu’elle se battrait «pour faire triompher la vérité».

Elle a toutefois avoué que ce ne serait pas une mince affaire dans une entrevue exclusive accordée à TVA et dont la deuxième partie sera diffusée ce soir. «C'est comme s'il y avait une sorte de tribunal populaire. Est-ce que le Québec est revenu au Moyen-Âge?» demande l’ex-ministre.

Fini le Parti libéral

Cinq ans jour pour jour après avoir quitté la vie politique, l’ex-député de Bonaventure a aussi profité de cette première émission pour régler ses comptes avec le Parti libéral. Admettant s’être remise en question sur ses convictions, Mme Normandeau s’est qualifiée de «moins rouge» que par le passé.

Dérangée par le boycottage de son émission imposé aux députés libéraux et déçue de l’imbroglio sur son membership libéral, l’ex-vice-première ministre a déchiré en direct sa carte de membre du parti.

«Je ne pensais jamais faire ça. Je vais leur faciliter la tâche. C’est ma façon de dire à Philippe Couillard qu’il minimise l’importance de ses fonctions», a précisé Mme Normandeau, ciseaux à la main, avant de couper la carte qui la liait toujours au PLQ.
Elle a du même coup annoncé son propre boycottage, qui visera toutes les formations politiques provinciales. «À 100% Normandeau, jamais vous n’entendrez une entrevue avec un député ou un ministre du Québec.»