lundi, octobre 12, 2015

Élections Canada 2015 « On n'a pas besoin de coalition », dit Trudeau à TLMEP

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

   La Presse Canadienne
Justin Trudeau à « Tout le monde en parle »
Justin Trudeau à « Tout le monde en parle »

« On n'a pas besoin de coalition » a tranché le chef libéral Justin Trudeau sur le plateau de Tout le monde en parle, tandis que son rival bloquiste Gilles Duceppe rappelait que son parti est ouvert à appuyer une alliance.
« On en a eu des gouvernements minoritaires dans le passé sans avoir à faire des manigances dans les coulisses », a plaidé M. Trudeau, alors que le pays semble se diriger tout droit vers un tel gouvernement.
Le chef du Parti libéral du Canada a fait valoir que « les gens savent qu'on peut tasser Stephen Harper » - et que la formation qu'il dirige est bien placée pour le faire.
« Je suis pas mal certain que Stephen Harper ne demeurera pas premier ministre après le 19 [octobre] », et « oui, je vais gagner », a soutenu Justin Trudeau à l'émission animée par Guy A. Lepage.
Le leader libéral faisait son apparition sur le plateau de l'émission diffusée à Radio-Canada alors que sa formation politique connaît une embellie dans les sondages à quelques jours du scrutin.
Comme son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair avait été invité à le faire lors de son apparition, la semaine dernière, le chef libéral a dû se prononcer sur l'enjeu du port du niqab.
« C'est un débat intéressant à faire, mais pas en campagne électorale », a-t-il plaidé, accusant le premier ministre sortant Stephen Harper d'avoir trouvé là un enjeu « commode » pour « faire du chemin » et détourner l'attention de son bilan des dix dernières années.
Justin Trudeau a par ailleurs balayé du revers de la main les critiques qui lui ont été adressées par des chroniqueurs sur sa maîtrise de la langue française après le premier débat des chefs dans la langue de Molière, le 24 septembre dernier.
« Moi, toute ma vie, les gens ont voulu me critiquer pour ceci et pour cela. Même avant que je sois politicien, les gens disaient n'importe quoi sur moi », a-t-il fait valoir, disant que son usage du français varie en fonction du contexte. Il a dit parler « tout le temps en français » à la maison.
Sur un ton plus léger, le chef libéral a été invité à revenir sur son lapsus du dernier débat des chefs en français, celui présenté à TVA le 2 octobre, alors qu'il avait appelé le leader bloquiste Gilles Duceppe « mon amour ».
Lorsque Guy A. Lepage lui a demandé quel qualificatif il emploierait dans le cas de son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair, le leader libéral a répondu « mon collègue » après un soupir et une hésitation de quelques secondes.
Et pour le chef conservateur Stephen Harper? « Pour encore une dizaine de jours, mon premier ministre », a rétorqué le chef du PLC, qui a souhaité la meilleure des chances à son adversaire du Bloc, Gilles Duceppe, avant de quitter le plateau pour ne pas croiser ce dernier.