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mercredi, février 01, 2017

Attentat de Québec: Bernard Gauthier ne veut rien savoir de payer pour les victimes

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: Mis à jour: 

Il éprouve une «énorme tristesse pour les victimes du drame», mais trouve qu’il y a des «osties de limites» à dépenser des fonds publics pour les dédommager. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Bernard Gauthier ne fait pas dans la nuance avec sa dernière publication Facebook en réaction à l’attentat de Québec.
Celui qui a récemment fait le saut en politique provinciale réagit ainsi à un article du quotidien Le Soleil où François Blais, ministre responsable de la Capitale-Nationale, évoque une aide financière gouvernementale pour venir en aide aux victimes et à leurs familles.
«Ça n’a plus aucun sens», lance Bernard Gauthier, après avoir affirmé que les familles victimes du chantier de La Romaine n’ont pas été dédommagées.
Bernard Gauthier
il y a 7 heures
La ca marche pas calice!!! J'éprouve une énorme tristesse pour les innocentes victimes du drame de QUEBEC!!! Ces gens ne méritait certainement pas ce triste sort!!! Mais la que l'on parle de ce servir des fonds publiques pour un éventuel dédommagement, y'a toujours Ben des osties de limite!!! Est-ce que les familles des victimes du chantier la romaine ont été dédommagés suites au négligence de la société d'état!? NON!!! Je suis plus qu'écoeurer de regardé ce gouvernement d'marde agir d'la sorte!!! Ca n'a plus aucun sens!!!😤🙄😤. http://www.lapresse.ca/…/01-5064864-le-gouvernement-songe-a….
Après la mobilisation d'urgence, les autorités publiques se mettent en phase «support».
LAPRESSE.CA
Au moment d’écrire ces lignes, la sortie de M. Gauthier avait entraîné plus de 200 commentaires. Une bonne partie de ceux-ci abondent dans le même sens que le politicien et n’hésitent pas à blâmer le gouvernement, tandis que d’autres soulignent que les victimes de La Romaine ont aussi pu être dédommagées, ou que les personnes tombées sous les balles dimanches sont québécoises au même titre que les travailleurs.
Deux drames comparables?
La veille, une autre réaction de M. Gauthier avait mis le feu aux poudres. Ce dernier avait alors rappelé le drame survenu en janvier 2016 au Burkina Faso, alors qu’une famille de Lac-Beauport avait été décimée dans des attentats survenus à Ouagadougou. Plus précisément, il se questionnait à savoir si une vigile avait été organisée pour eux.
Une question qui a soulevé beaucoup de critiques, plusieurs soulignant qu’il s’agissait d’une récupération d’un drame à des fins politiques, en plus de souligner qu’un hommage avait effectivement été rendu aux victimes à Québec et que trois jours de deuil national avaient alors été décrétés au Burkina Faso.
La question est toujours visible sur la page de Bernard Gauthier :
Bernard Gauthier
mardi
La paniquez pas, mais j'aimerais savoir si une vigile a été organisé pour ces quebecois qui ne dérangeait personne eux non plus!
Une famille originaire de Lac-Beauport, dans la région de Québec, a été décimée dans les attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso.
ICI.RADIO-CANADA.CA

Deux athlètes belges interdits d'entrée aux États-Unis

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 01 février 2017 à 14h00 | Mis à jour à 14h00
Mourad Laachraoui (photo) est le frère de Najim Laachraoui,... (PHOTO AFP)
Mourad Laachraoui (photo) est le frère de Najim Laachraoui, l'un des deux kamikazes qui s'est fait exploser dans le hall de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Bruxelles
Deux athlètes belges de taekwondo, dont le frère d'un des auteurs des attentats de Bruxelles du 22 mars dernier, se sont vu refuser fin janvier l'embarquement sur un vol vers les États-Unis, deux jours avant la signature du décret controversé sur l'immigration par Donald Trump.
Ces athlètes, Si Mohamed Ketbi et Mourad Laachraoui, accompagnés de leur coach Abdelkhalak Mkadmi, devaient participer à l'US Open, première compétition internationale majeure de la saison en taekwondo.
Mercredi 25 janvier, ils se sont présentés très tôt à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem munis de leur «ESTA», l'autorisation d'entrée sur le territoire américain requise pour les ressortissants de certains pays dont la Belgique, a expliqué mercredi dans un communiqué l'Association francophone belge de taekwondo (AFBT).
Les trois hommes enregistrent alors leurs bagages puis passent le contrôle des passeports sans encombre, afin de prendre le vol de 07h25 pour Las Vegas.
Mais, «au moment de l'embarquement, l'hôtesse leur a signalé qu'il était désormais impossible pour eux de monter à bord (...) sans un visa réglementaire, bien que ce document ne soit pas nécessaire pour les citoyens belges voyageant vers les USA», selon la fédération.
Les autorités américaines avaient informé les sportifs belges, mais trop tard pour qu'ils rebroussent chemin.
«À 04h56, le secrétariat de la fédération a reçu un mail ayant pour objet une mise à jour des ESTA des personnes susmentionnées. Cette mise à jour stipulait que leurs demandes d'autorisation de voyage vers les USA (ESTA) étaient à présent refusées, sans motifs particuliers», a expliqué l'AFBT.
Sollicitée par l'AFP pour connaître les raisons de ce refus, l'ambassade des États-Unis en Belgique n'a pas souhaité faire de commentaires. 
«Consterné» 
Légalement, ce refus ne saurait être la conséquence du décret migratoire qui a provoqué une levée de boucliers à travers le monde, puisque le nouveau président américain ne l'a signé que deux jours plus tard.
En outre, l'un des taekwondoïstes, Mourad Laachraoui, - le frère de Najim Laachraoui, l'un des deux kamikazes qui s'est fait exploser dans le hall de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016 - n'a que la nationalité belge, selon un membre de l'administration de Schaerbeek, la commune bruxelloise où il est né, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
D'origine marocaine, il n'a donc pas de lien avec le décret qui interdit l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).
La fédération belge de taekwondo n'était pas joignable pour préciser si ses deux compagnons de voyage disposent d'une double nationalité.
«Cette affaire est assez dommageable. Les principes olympiques en prennent un coup. C'est regrettable, notamment dans le cadre de la candidature de Los Angeles pour les JO 2024», a réagi le porte-parole du Comité olympique belge (COIB), Luc Rampaer, interrogé par l'AFP.
Le ministre chargé des Sports dans la partie francophone de la Belgique, Rachid Madrane, s'est pour sa part dit «consterné» par cette interdiction de voyage.
Deux jours après les attaques de Bruxelles, qui ont fait 32 morts au total, Mourad Laachraoui, qui a ensuite défendu les couleurs belges aux JO de Rio, avait fermement condamné les agissements de son frère aîné, que les enquêteurs soupçonnent également d'être l'artificier des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
«On ne choisit pas sa famille», avait-il déclaré à la presse, demandant alors de ne faire «aucun amalgame».

Israël évacue une colonie emblématique, annonce de nouveaux logements

http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/

Publié le 01 février 2017 à 08h20 | Mis à jour à 14h52
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines... (PHOTO AFP)
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines de jeunes manifestants évacués et 13 personnes arrêtées, a dit la police.
PHOTO AFP
JOSEPH DYKE, LAURENT LOZANO
Agence France-Presse
Amona et Jérusalem
Les policiers israéliens se sont empoignés mercredi avec des centaines de jeunes colons résistant à l'évacuation de la colonie d'Amona et indifférents à l'annonce d'une nouvelle phase de colonisation en territoire palestinien occupé, la quatrième du genre depuis l'investiture de Donald Trump.
Les policiers, mobilisés par centaines pour appliquer une décision de la justice israélienne et faire partir les quelque 200 à 300 habitants de cette colonie de Cisjordanie occupée, ont fait face à la résistance de centaines de jeunes hommes. Beaucoup d'adolescents étaient venus des colonies voisines avec de fortes convictions religieuses et la certitude que ces terres sont israéliennes.
Les jeunes ont brûlé ce qui leur tombait sous la main, dressé des barricades de fortune et fait barrage de leurs corps pour empêcher la progression des policiers. Plusieurs ont lutté corps à corps avec les hommes en uniforme.
Ces derniers, faisant preuve d'une retenue pas toujours coutumière selon les connaisseurs, ont fini par plaquer au sol et interpeller plusieurs contestataires, parfois transportés par les bras et les jambes.
«Comment tu te sentiras demain après avoir chassé un juif de sa maison», demandait à un policier un jeune dans un groupe défiant les forces de l'ordre.
«Aujourd'hui, c'est mon tour. Demain, ce sera le tien», scandaient ses camarades, faisant référence au fait que certains policiers habitaient probablement eux-mêmes dans des colonies, ces implantations israéliennes en territoire occupé, illégales au regard du droit international.
Israël pour sa part fait une distinction entre les colonies qu'il a validées et les autres, dites sauvages. Parmi les colonies «sauvages», Amona occupe une place à part dans la conscience israélienne.
Enjeu d'une bataille de plusieurs années, Amona est vouée à la démolition sur décision de la Cour suprême israélienne, qui l'a jugée illégale parce que construite sur des terres privées palestiniennes.
Les habitants, qui vivaient là depuis des années, ont toujours refusé de partir de leur plein gré. Selon eux, toute la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, appartient à la terre biblique d'Israël. Ils se sentent trahis par leur gouvernement.
En fin d'après-midi, la police avait péniblement réussi à évacuer une vingtaine de foyers. Les habitants attendaient l'arrivée des bulldozers jeudi.
L'appel d'air Trump
Vingt policiers ont été blessés légèrement, des centaines de jeunes manifestants évacués et 13 personnes arrêtées, a dit la police.
Malgré le psychodrame, le gouvernement de droite, qui fait la part belle aux défenseurs des colons, est parvenu à éviter un déchaînement de violence potentiellement dévastateur d'un point de vue politique. Il avait signifié que la justice ne lui laissait pas d'autre choix que d'évacuer la colonie. Mais il a dans le même temps promis de poursuivre l'entreprise de colonisation.
«Oui, Amona va être détruite mais nous allons construire 3000 logements», disait à Amona le député Moti Yogev, membre du Foyer juif, partenaire de la coalition gouvernementale de Benyamin Nétanyahou, l'une des plus à droite de l'histoire.
Dans la nuit, le gouvernement a annoncé la construction de 3000 logements supplémentaires en Cisjordanie, apparente contrepartie à l'évacuation d'Amona, mais aussi nouvelle manifestation de la dynamique impulsée après le 20 janvier.
Le Premier ministre a également annoncé mercredi soir dans un communiqué la construction prochaine d'une nouvelle colonie pour accueillir les familles évacuées d'Amona. Une équipe de travail comprenant des représentants des colons a reçu comme consigne de se mettre au travail «immédiatement» pour choisir le site.
Le gouvernement s'est engouffré dans l'espace ouvert par l'avènement de M. Trump, jetant aux orties la relative retenue observée dans les activités de colonisation au cours des dernières semaines de la présidence de Barack Obama.
Depuis la prestation de serment du nouveau président américain, Israël a annoncé la construction de plus de 6000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, occupée et annexée.
La communauté internationale et les Palestiniens s'alarment de cette rafale d'annonces.
Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne, a dénoncé une «campagne féroce de colonisation». Il en a appelé à la nouvelle administration américaine pour qu'elle freine cette politique visant à «détruire le processus de paix».
Tandis que l'administration Obama avait critiqué et tenté de freiner jusqu'au bout la colonisation, l'administration Trump s'est signalée par son silence.
Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, s'est dit «inquiet» des récentes décisions israéliennes, susceptibles selon lui de faire obstacle à la création d'un État palestinien indépendant qui coexisterait avec Israël.
Environ 400 000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie.