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samedi, novembre 04, 2017

Plusieurs modèles étudiés pour encadrer l'UPAC


PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 14 H 02
Martin Coiteux et Guy Ouellette discutent à l'Assemblée nationale.
Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et l'ancien président de la Commission des institutions, Guy Ouellette, en mai 2017, à l'Assemblée nationale. Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot
Le gouvernement du Québec pourrait s'inspirer de plusieurs modèles pour élaborer le système de surveillance accrue de l'Unité permanente anticorruption évoqué cette semaine.
Un texte de Mathieu Gohier, des Coulisses du pouvoir
Dans la foulée de l'arrestation du député Guy Ouellette et des allégations faites à l'endroit de l'UPAC, le gouvernement libéral a annoncé qu'il était favorable à un comité de supervision et d'encadrement de l'unité.
En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux indique qu'il souhaite qu'un tel organisme soit mis sur pied dans les meilleurs délais. « Il y a des exemples ici au Canada, on en connaît un qui concerne le SCRS (Service canadien du renseignement de sécurité) au niveau canadien et il y a d'autres exemples à travers le monde. Il va falloir nous laisser le temps de faire des analyses correctes, minutieuses, pour donner des propositions qui vont faire du Québec un modèle en la matière », explique-t-il.
L'entrevue complète avec Martin Coiteux sera diffusée dimanche à 11 h (HE) à l'émission Les coulisses du pouvoir.
Ces mécanismes de reddition de comptes seraient ajoutés au projet de loi 107 qui doit faire de l'UPAC un corps policier indépendant. Le gouvernement libéral a suspendu les travaux du projet de loi, à la suite de l'arrestation de Guy Ouellette et des allégations de collusion impliquant l'UPAC et l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Plus tôt cette semaine, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, pressait le gouvernement d'établir un comité de surveillance semblable à celui qui encadre le travail de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Le Parti québécois (PQ) veut inclure dans le projet de loi 107 un changement du mode de sélection du commissaire de l'UPAC pour que celui-ci soit nommé par l'Assemblée nationale.
Martin Coiteux rejette catégoriquement cette idée. « C'est mettre la politique à travers les institutions judiciaires, ce qu'on ne veut pas faire. Ce que la juge Charbonneau ne recommande pas non plus », affirme-t-il.

Le privilège parlementaire menacé?

L'arrestation d'un député n'a absolument rien de banal, souligne le ministre de la Sécurité publique. Martin Coiteux estime que l'arrestation de Guy Ouellette soulève bien des questions, notamment sur le privilège parlementaire dont jouissent les élus. « C'est des questions qui ont été soulevées avec force dans un discours du président de l'Assemblée nationale, des questions lui ont été adressées directement par le leader de l'opposition officielle (...) Donc, il y a vraiment des questions sur les prérogatives, les droits et privilèges des parlementaires », dit-il.
M. Coiteux rappelle toutefois que l'arrestation du député de Chomedey ne l'a pas empêché de s'exprimer par la suite à l'Assemblée nationale.
« Mais en même temps, on a eu droit aussi à une déclaration de notre collègue Guy Ouellette dans l'enceinte du Salon bleu qui nous a expliqué de son point de vue ce qui se passait. »

vendredi, novembre 03, 2017

Tempête médiatique Lise Payette ferme sa page Facebook

Stéphane Plante | Agence QMI
 SIMON CLARK/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Sur sa page Facebook, Lise Payette a annoncé vendredi après-midi qu’il était temps pour elle de «quitter cet espace».
«Vous comprendrez que je désire quitter maintenant que la tempête a tout gâché» a-t-elle commenté en faisant référence à la tempête médiatique entourant la plainte déposée par Léa Clermont-Dion contre le journaliste Michel Venne pour des allégations d’agression sexuelle.
Après ces longs jours de réflexion, j’en arrive à la conclusion que le moment est venu pour moi de quitter cet espace où j’ai eu tant de bonheur à partager, sur une base régulière avec vous, mes idées, mes réflexions et mes opinions. Votre fidélité à nos rendez-vous était des moments de joie. Vous comprendrez que je désire quitter maintenant que la tempête a tout gâché. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre mais je sais que je n’ai pas envie de vivre dans la haine et la méchanceté dont certains m’affligent maintenant. Je tiens à remercier du fond du coeur toutes ces personnes qui m’ont accordé leur confiance et qui m’ont fait l’honneur de me lire. Quant aux autres, la vie se chargera de leur apprendre ce qu’ils n’ont pas compris. Je ne leur souhaite pas de mal. Je leur souhaite de la lumière. Ils en ont besoin.
LP

Selon Clermont-Dion, Lise Payette avait tenté de la dissuader de porter plainte contre le journaliste sous prétexte de vouloir éviter de briser la famille de Venne.

Cette initiative de l’ancienne Ministre de la Condition féminine lui a attiré un lot de critique sur les médias sociaux.
«Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre mais je sais que je n’ai pas envie de vivre dans la haine et la méchanceté dont certains m’affligent maintenant», a-t-elle affirmé dans son message.
Elle conclut avec une allusion à ses détracteurs: «la vie se chargera de leur apprendre ce qu’ils n’ont pas compris. Je ne leur souhaite pas de mal. Je leur souhaite de la lumière. Ils en ont besoin.»

Enquête sur l'AMF: la vérificatrice générale embêtée

Guylaine Leclerc a demandé une rencontre d’urgence au sujet de «l’affaire Ouellette»
PHOTO D’ARCHIVES, SIMON CLARK
Lundi, le gouvernement a confié un mandat de vérification à Guylaine Leclerc (photo) à la suite des allégations de l’analyste Annie Trudel et du député Guy Ouellette, dont l’arrestation la semaine dernière par l’UPAC a ébranlé la classe politique.

MISE à JOUR 
Doutant de sa capacité à faire un nouveau mandat, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc a réclamé une rencontre d’urgence avec des députés, jeudi, a appris le Bureau d’enquête.
Mme Leclerc craint que son passé dans le secteur privé la place dans une situation de conflit d’intérêts lors de l’examen des activités de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ont indiqué des sources parlementaires.
En après-midi jeudi, Mme Leclerc a rencontré discrètement des députés membres de la commission de l’administration publique, avec qui elle collabore pour le suivi de ses mandats.
Mme Leclerc a également échangé avec le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, et des représentants du Conseil du trésor.
Mandat de vérification
Lundi, le gouvernement a confié un mandat de vérification à Mme Leclerc à la suite des allégations de l’analyste Annie Trudel et du député Guy Ouellette, dont l’arrestation la semaine dernière par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a ébranlé la classe politique.
Selon M. Ouellette, les policiers ont voulu l’empêcher de révéler un stratagème par lequel l’UPAC et l’AMF favoriseraient un cabinet de consultants dans le processus d’accréditation des entreprises qui veulent participer aux marchés publics.
Or, avant d’être nommée vérificatrice générale en 2015, Mme Leclerc a été, pendant près de 20 ans, à l’embauche de cabinets de consultants en juricomptabilité.
Quelle firme ?
Selon des sources, Mme Leclerc est incapable d’amorcer son mandat à l’AMF tant qu’elle n’en saura pas plus sur les allégations de M. Ouellette.
« Son problème, c’est qu’elle n’arrive pas à savoir quelle est la firme qui est sous-entendue par Guy Ouellette et Annie Trudel. Donc, ne sachant pas quelle est la firme, elle ne sait pas si, par le passé, elle a eu à interagir avec cette firme-là. »
Mme Leclerc a élaboré des scénarios qui lui permettront de gérer la situation une fois qu’elle saura de quelle firme il est question.
Responsable du dépôt du rapport
Le mandat pourrait être confié à un de ses adjoints ou même à un cabinet indépendant, a-t-on indiqué, en ajoutant que Mme Leclerc demeurerait toutefois responsable du dépôt du rapport.
Le cabinet de Mme Leclerc n’a pas été en mesure de donner suite aux demandes de précisions du Journal.

LE CV DE GUYLAINE LECLERC

  • 2009-2015 : Juricomptable autonome
  • 2009-2015 : Conseillère spéciale Navigant Consulting
  • 2007-2009 : Associée principale Navigant Consulting
  • 2000-2007 : Fondatrice et associée principale Leclerc Juricomptables
  • 1998-2000 : Associée Lemieux Nolet, comptables agréés
  • 1997-1998 : Juricomptable autonome Lemieux Nolet, comptables agréés
  • 1991-1997 : Professionnelle juricomptable Sûreté du Québec et Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale
  • 1988-1991 : A travaillé pour le Vérificateur général du Québec