Annonce

lundi, novembre 21, 2016

Melania Trump pourrait ne pas déménager à la Maison-Blanche

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 20 novembre 2016 à 11h44 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 15h47
Donald et Melania Trump avec leur fils Barron,... (Archives AFP, Saul Loeb)
Donald et Melania Trump avec leur fils Barron, 10 ans.
ARCHIVES AFP, SAUL LOEB
Agence France-Presse
WASHINGTON
Un porte-parole de Donald Trump a indiqué dimanche que Donald et Melania Trump étaient inquiets à l'idée de changer d'école leur jeune fils Barron, semblant confirmer que la prochaine Première dame resterait vivre à New York au lieu de suivre son mari à Washington.
«Il est évidemment compliqué de faire changer d'école leur fils de dix ans au milieu de l'année scolaire», a déclaré Jason Miller, directeur de la communication de l'équipe de transition présidentielle de Donald Trump, lors d'une conférence téléphonique avec la presse. «Une déclaration plus formelle sera diffusée ultérieurement», a-t-il ajouté.
Le porte-parole réagissait à un article du tabloïde New York Post affirmant que Melania Trump, 46 ans, et Barron, dix ans, resteraient vivre à la Trump Tower de Manhattan, de façon à ce que l'enfant continue à se rendre à son école privée de l'Upper West Side au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Interrogé lui-même dimanche sur la date d'emménagement à la Maison-Blanche de Melania et Barron Trump, le président élu a donné une réponse brève et ambiguë: «Très bientôt. Quand il aura fini l'école», sans préciser s'il s'agissait de la fin de l'année scolaire ou d'une autre échéance.
Le couple Trump vit aujourd'hui à New York, dans un triplex au sommet de la tour éponyme de la Cinquième avenue à Manhattan. Donald Trump n'a pas dévoilé comment il entendait organiser sa vie entre New York et Washington à partir du 20 janvier, quand il assumera la fonction présidentielle.
Les présidents américains vivent et travaillent depuis 1800 à la Maison-Blanche, mais ils ont l'habitude de passer des vacances ou des week-ends ailleurs. Le président George W. Bush se rendait régulièrement dans son ranch de Crawford au Texas, par exemple.

Primaire de la droite en France: Fillon et Juppé passent, Sarkozy battu

http://www.lapresse.ca/international/europe/

Publié le 20 novembre 2016 à 08h19 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 17h58
Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il voterait pour son... (Photo Reuters)
Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il voterait pour son ancien premier ministre,
 François Fillon, au second tour du scrutin, dimanche prochain.
PHOTO REUTERS

SOPHIE PONS

Agence France-Presse
PARIS
L'ex-président français Nicolas Sarkozy a été battu sans appel au premier tour dimanche de la primaire de la droite, largement remportée par son ancien premier ministre François Fillon, désormais le mieux placé dans la course à la présidentielle de 2017.
François Fillon, 62 ans, a été le premier ministre... (Photo Thibault Camus, AP) - image 1.0
François Fillon, 62 ans, a été le premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant tout son mandat.
PHOTO THIBAULT CAMUS, AP
«J'ai défendu mes convictions, avec ardeur, avec passion (....)  je ne suis pas parvenu à convaincre», a dit l'ancien chef d'État (2007-2012), prenant acte «sans amertume» de sa défaite et annonçant son retrait de la vie publique.
Contre toute attente, Nicolas Sarkozy, 61 ans, a été pulvérisé au premier tour de la primaire, avec seulement 21% des voix selon des résultats quasi définitifs, très loin derrière celui qui fut son discret collaborateur pendant cinq ans: François Fillon a créé la surprise en recueillant 44,1% des suffrages.
L'ex-président est également arrivé derrière son rival historique à droite, le maire de Bordeaux (sud-ouest) et ancien premier ministre de Jacques Chirac, Alain Juppé, qui avec 28,1% des suffrages aura du mal à remonter la pente au second tour dimanche prochain.
La première primaire de la droite a été marquée par une forte mobilisation des électeurs, avec 3,9 à 4,3 millions de participants, selon une projection faite à la fermeture des bureaux de vote.
Cette participation s'explique par l'enjeu crucial du scrutin: son vainqueur a de bonnes chances, selon les sondages, d'être élu président dans cinq mois, lors d'un deuxième tour face à la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen.
Compte tenu de son impopularité et de ses divisions, la gauche au pouvoir risque en effet d'être éliminée dès le premier tour en avril 2017.
François Fillon, qui a longtemps joué les seconds rôles, se voyait déjà dimanche en haut de l'affiche: «Une vague», «une dynamique puissante est enclenchée». «Ma campagne va encore s'accélérer, s'amplifier», a-t-il déclaré M. Fillon, avec «une pensée particulière» pour Nicolas Sarkozy qui lui a immédiatement apporté son soutien.
Longtemps marginalisé par le duel annoncé Juppé-Sarkozy, cet homme discret de 62 ans, à l'image austère, a déjoué les pronostics, au terme d'une fulgurante progression dans les sondages ces derniers jours.
«Une autre surprise»
Ce catholique, père de cinq enfants, porte un projet très libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions de société. Il propose une réduction drastique des dépenses publiques -avec notamment la suppression d'un demi-million de postes de fonctionnaires et le resserrement des aides sociales.
Le nouvel homme fort de la droite veut aussi instaurer la déchéance de nationalité pour les Français partis faire le jihad, fixer des quotas annuels d'immigrés et amender la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels.
Face à lui Alain Juppé, 71 ans, a promis un «combat projet contre projet». Longtemps donné favori par les sondeurs, il a mené bataille sur une ligne pondérée, refusant de «courir» derrière le Front national de Marine Le Pen ou de «dresser le peuple contre les élites».
À l'inverse, l'ancien président Sarkozy avait mis un sérieux coup de barre à droite pour reconquérir le pouvoir, centrant son discours sur l'autorité, la sécurité, l'identité, l'islam, l'immigration.
Ce positionnement a renforcé son image clivante, réactivant le front «tous sauf Sarko» qui l'avait déjà privé de victoire en 2012 face au socialiste François Hollande.
En reconnaissant sa défaite, il a demandé à ses électeurs, ciblant le Front National, «de ne jamais emprunter la voie des extrêmes».
La voix ferme mais le regard sans éclat, il a annoncé son retrait de la vie publique -répétant une promesse qu'il avait faite après sa défaite de 2012. «Il est temps pour moi de susciter plus de passion privée que de passion publique», a-t-il dit.
«Ce premier tour constitue une surprise, dimanche prochain sera si vous le voulez, si je le veux, une autre surprise», a pour sa part lancé M. Juppé. Pugnace, il a appelé au rassemblement «pour tourner la page d'un quinquennat désastreux qui a ruiné notre pays et pour faire barrage au FN qui nous entrainerait dans la pire aventure».
Les socialistes doivent à leur tour organiser leur primaire en janvier. Le président François Hollande, qui touche des tréfonds d'impopularité, devrait prendre sa décision début décembre selon son entourage.

Retrait de la vie politique pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche son retrait de la vie politique après avoir reconnu sa défaite.
«Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique», a-t-il déclaré dans une brève allocution, prenant acte de «la volonté des électeurs «de choisir pour l'avenir d'autres responsables politiques».
L'ancien chef de l'État (2007-2012) a indiqué qu'il voterait pour son ancien premier ministre, François Fillon, au second tour du scrutin dimanche prochain face au maire de Bordeaux (sud-ouest) Alain Juppé.
«J'ai beaucoup d'estime pour Alain Juppé mais les choix politiques de François Fillon me sont plus proches», a-t-il expliqué en référence au programme libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions sociales de son ancien chef de gouvernement.
Nicolas Sarkozy, 61 ans, qui a mené une campagne très à droite, se posant en candidat «de la majorité silencieuse» contre les élites, a appelé ses partisans à «ne jamais emprunter la voie des extrêmes» en allusion au parti d'extrême droite Front national (FN).
«Bonne chance à la France, bonne chance à vous mes chers compatriotes, soyez certains que Français je suis, Français je reste et que tout ce qui de près ou de loin touche à la France, me touchera toujours personnellement», a déclaré Nicolas Sarkozy, manifestement ému.
«Je suis comme ça, on ne change pas, je n'ai aucune amertume, aucune tristesse, et je souhaite le meilleur pour mon pays pour vous mes chers compatriotes, et pour celui qui aura à conduire ce pays que j'aime tant, la droite a donné une bonne image, j'ai été heureux de participer à ce combat, au revoir à tous.»
Personnalité très clivante, Nicolas Sarkozy suscite l'adoration des uns, mais un fort rejet chez de nombreux autres. Son positionnement à droite toute et son style combattif, jugé fébrile par ses détracteurs, a suscité un front «tous sauf Sarko» dès la campagne présidentielle de 2012, qu'il avait perdue face au socialiste François Hollande.
Cinq ans plus tard, il voulait prendre sa revanche, mais l'effet «blast» qu'il avait annoncé n'a pas eu lieu.

Au moins 27 morts dans un attentat à Kaboul

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/

Publié le 21 novembre 2016 à 06h19 | Mis à jour à 06h19
«Un kamikaze s'est fait exploser au milieu des... (REUTERS)
REUTERS
«Un kamikaze s'est fait exploser au milieu des pèlerins dans la mosquée, tuant 27 personnes et en blessant 35,» a déclaré à l'AFP Fridon Obaidi, chef des enquêtes criminelles au ministère de l'Intérieur.

EMAL HAIDARY
Agence France-Presse
KABOUL
La communauté chiite de Kaboul a été une nouvelle fois visée lundi par un attentat qui a fait au moins 27 morts dans une mosquée, en pleine célébration d'une importante fête religieuse marquant le 40e jour suivant l'Achoura.
«J'étais dans la mosquée, les gens étaient en train de prier quand j'ai entendu un énorme «bang» et les vitres exploser. Je n'avais aucune idée de ce que qui se passait, je me suis enfui en criant,» a rapporté un témoin, Ali Jan, joint par l'AFP.
Cet attentat suicide perpétré par un kamikaze qui a déclenché sa charge au milieu des fidèles, n'a pas été revendiqué. Mais il porte la marque du groupe Etat islamique qui a assumé la responsabilité des précédents attentats ciblant cette minorité religieuse en Afghanistan.
«Un kamikaze s'est fait exploser au milieu des pèlerins dans la mosquée, tuant 27 personnes et en blessant 35,» a déclaré à l'AFP Fridon Obaidi, chef des enquêtes criminelles au ministère de l'Intérieur.
«Il s'agit bien d'une attaque suicide qui s'est produite vers 12h30 (3h00 à Montréal) à l'intérieur de la mosquée Baqirul Olum», dans l'ouest de la capitale afghane, a précisé Sediq Sediqqi, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Les premières images de l'intérieur de l'édifice montrent des locaux dévastés et des débris baignant dans des mares de sang, témoins de la violence du souffle.
«J'étais en train de prier, j'ai entendu une explosion et la poussière a entièrement recouvert la mosquée. Quand elle s'est dissipée, je n'ai vu que du sang et des corps...», a rapporté un autre témoin, Nadir Ali, depuis son lit d'hôpital. «J'ai été blessé au poignet mais j'ai réussi à ramper hors de la mosquée».
De nombreuses ambulances ont afflué vers la zone, qui a été complètement bouclée, a ajouté un porte-parole du ministère de la Santé, Mohammad Ismail.
Selon lui, les victimes ont été acheminées vers deux hôpitaux de Kaboul, Istiqlal et Emergency.
Polémique
La communauté chiite célèbre lundi l'Arbaïn - littéralement «quarante» en arabe - qui marque la fin des 40 jours de deuil consécutifs à l'Achoura, en souvenir de la mort de l'imam Hussein.
Lors de l'Achoura le 13 octobre dernier, une série d'attentats revendiqués par l'EI contre les chiites afghans avait fait plus de 30 morts et près de 100 blessés, à Kaboul et Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord.
C'est la troisième fois que les chiites sont visés dans Kaboul depuis l'attentat du 23 juillet contre une manifestation de la minorité hazara qui avait fait 85 morts et plus de 130 blessés. Ce double attentat suicide au coeur d'une foule pacifique avait aussi été revendiqué par l'EI.
Dans un communiqué, le président Ashraf Ghani a rapidement condamné l'attaque «barbare» de lundi et dénoncé des «tentatives de division» de la population afghane.
Mais chaque fois la même polémique éclate: la foule reproche aux autorités d'être «incapables» d'assurer la protection des pèlerins chiites.
«Les forces de sécurité ont encore été incapables de protéger les mosquées, les pèlerins et leurs rassemblements,» s'est ainsi écrié peu après l'explosion un habitant se présentant comme M. Rahmat. «Ils savent pourtant que Daech (acronyme arabe de l'EI) qui arrive à perpétrer des attaques en Europe peut facile